Lepage : on essaie d’habituer les Français aux incidents

Etes-vous inquiète de la multiplication des incidents dans l’industrie nucléaire française ?

Corinne Lepage. Ce qui se passe est tout à fait anormal. A commencer par l’incident de la semaine dernière au Tricastin, qui a été classé de niveau 1, car sans impact sur l’environnement. Dans ce cas-là, pourquoi autant de communication, c’était du jamais-vu ! Je pense que cet événement aurait dû être classé de niveau 2. Et je m’interroge sur les raisons pour lesquelles cette médiatisation survient.

Qu’en déduisez-vous ?

Je me demande si nous ne sommes pas en face d’une opération concertée pour banaliser les incidents dans le nucléaire. Dans la grande privatisation qui se prépare dans cette industrie (NDLR : une fusion Areva-Alstom est évoquée depuis plusieurs mois), on essaie d’habituer les Français. On prépare le terrain en leur disant que ce ne sont que des incidents mineurs, et en leur déclarant à chaque fois : Vous voyez bien, on ne vous cache rien, on vous dit tout. Vous vous préoccupez aussi de l’état de nos réacteurs ?

Oui. J’ai été saisie par un collectif regroupant des Français, des Suisses et des Allemands à propos de la centrale de Fessenheim, qui est vieille et n’a pas bénéficié des investissements nécessaires pour des questions de rentabilité. Je m’apprête à déposer un recours gracieux auprès du préfet du Haut-Rhin et du gouvernement pour les alerter sur la situation.

 

Le Parisien 24/07/08 (Propos recueillis par Michel Valentin).

L’art nucléaire ?

Tout artiste normalement constitué peut produire un art nucléaire. Il doit cependant être spécialisé et bien informé ; et puis avoir ouvert bien grand les yeux, sans peur et sans effroi sur la triste réalité de notre monde nucléarisé.

Le nucléaire ne doit plus constituer pour lui une peur, mais bien plutôt un objet de  fascination. L’artiste se place naturellement au delà du conflit entre militant anti-nucléaire et l’idiot/ignorant pro-nucléaire.

Si le fait de militer et d’informer reste fondamental, l’artiste nucléaire se doit de voir plus loin. Il devient ce fantôme qui passe au travers des murs ; il s’entiche du pouvoir suprême de la radioactivité. En tant qu’homme il pèse plus lourd que 1000 scientifiques techniciens de l’atome, inventeurs de la cocotte minute radioactive.

L’art nucléaire est un art maudit en France, et c’est pour cette raison qu’il est incontournable. L’artiste nucléaire en rit et en jubile, il sait dans quel sens tournent les astres. Il se sent comme Lou Reed en 1967.

Réaction légitime de niveau 1

Par robi2 Sur Liberation :

« Toujours alerte niveau 1

– Fuite de quelques centaines de grammes à Romans dans la drôme : incident niveau 1
– Fuite d’au moins 75 Kg à Tricastin : incident niveau 1
– Pollution de la nappe phréatique au alentour de Tricastin : incident niveau 1
– Rejet journalier de l’usine de La Hague (autorisation pour des rejets journaliers 11000 fois supérieur à ce qui à fui à Tricastin) : incident niveau 1
– Pollution de la nappe phréatique sous le centre de stockage de la manche (18 000 Bq/l = 180 fois au dessus de la norme sanitaire européenne) : incident niveau 1
– Tchernobyl : incident niveau 1
– Prochaine explosion de centrale : incident niveau 1
– Notre beau pays inhabitable pour des centaines de milliers d’années : incident niveau 1 Je ris jaune mais je me demande vraiment à quoi peut bien servir cette échelle de référencement des incidents. De toute façon, contrairement aux autres industries, les incidents ne sont jamais grave. Le nucléaire sonne un peu comme cette musique du genre tictac qu’on entend parfois. Jusqu’ici tout va bien. »

Pour info, voici L’échelle INES :

ines nucléaire

 

Et une fuite radioactive de plus (Areva)

Le 18 Juillet 2008

Et une fuite radioactive de plus, chez Areva dans la Drôme mais pas d’inquiétudes braves gens puisque «La nappe phréatique est très éloignée et le sol est très étanche» selon l’exploitant. Ouf !!

Alors chez Areva que ce passe t’il ? Et le deuxième EPR ? Il faut pas faire mentir le petit Nicolas les amis, d’autant qu’il n’a pas besoin de vous pour ça !

 

En savoir plus :

http://www.lefigaro.fr

http://www.liberation.fr

Un an après Kashiwasaki toujours fermée

Un an après le tremblement de terre du 17 juillet 2007, la centrale nucléaire de Kashiwasaki au Japon (la plus grande centrale nucléaire du monde) est toujours fermée.

Selon sortir du nucléaire, le Japon est aujourd’hui lourdement pénalisé pour avoir investi massivement dans le nucléaire.

« (…) on enrage en pensant aux sommes astronomiques investies dans les sept réacteurs de cette centrale : ces sommes aurait pu être investies dans les plans d’économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables, ce qui ferait merveille aujourd’hui. »

Lien :

http://www.sortirdunucleaire.org

Tricastin & Uranium : les surprises II

Selon Libération :

 » A l’autre extrêmité du site en effet, les déchets radioactifs des usines militaires ont été littéralement enfouis dans le sol: 760 tonnes de barrières de diffusion – un des outils du processus d’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse -, des boues radioactives, des filtres de conditionnement (46 m3) et de fluorines ((14 000 m3). « C’est la palme du cynisme concernant ces déchets » raconte Corinne Castagnier. « De 1969 à 1975, ces déchets ont été entreposés sous une butte de terre. Deux ans après l’enfouissement, en 1977, les exploitants constatent déjà la pollution de la nappe située sous la butte alors qu’ils avaient prétendu avoir enfoui les déchets dans une barrière argileuse, donc étanche. En 1980, la contamination de la nappe est d’un facteur 1000 fois supérieur à la norme. Les exploitants décident alors de pomper la nappe à raison de 173 m3 par heure, et ce jusqu’en 1998…! Ils ont prélevé plus d’un million de m3 qu’ils ont ensuite rejeté dans le Rhône… Ce n’est peut-être pas le plus contaminé des sites que nous ayons étudiés, mais c’est de loin le plus cynique dans la façon dont la pollution a été gérée. »

En effet, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, la Direction départementale de l’action sanitaire et sociale et Areva ont récemment mis en évidence dans une étude sur la nappe phréatique du Tricastin des traces d’uranium dont la source n’a pas pu être identifiée. Sans réellement s’en inquiéter.

Sans compter qu’en 2002, la Criirad avait constaté des irradiations anormales en bordure du site. Le Tricastin vous souhaite un bel été radioactif. »

Lire la suite sur Libération : « Réactions en chaîne au Tricastin« 

Tricastin & Uranium : les surprises

Le 15 Juillet 2008

Selon Le Monde :  » (…) il reste plusieurs zones d’ombre. La plus préoccupante concerne la présence, encore inexpliquée, de teneurs en uranium plus élevées que la normale dans divers points de la nappe phréatique. Compte tenu de la vitesse de diffusion de l’uranium, ces concentrations n’auraient pas dû être relevées. Sur un point de prélèvement, nommé AEP4, situé à deux kilomètres au sud de la Socatri, la teneur est montée jusqu’à 64 µg/l le 8 juillet, et restait à 36,6 µg/l le 13 juillet.

Dans une ferme avoisinante, elle se situait autour de la limite fixée par l’OMS – soit presque dix fois au-dessus du « bruit de fond » enregistré habituellement dans la nappe. « Ces valeurs ne peuvent être expliquées par le rejet accidentel », estime l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Le point AEP4, situé chez un particulier, déconcerte les autorités : la teneur en uranium fluctue, l’eau prélevée au puits présentant des concentrations moins élevées que celles mesurées au robinet qu’il alimente.

Cette découverte renvoie à une étude récemment conduite par l’IRSN, la Direction départementale de l’action sanitaire et sociale et Areva sur la nappe phréatique du Tricastin. « Elle avait mis en évidence des marquages à l’uranium en certains points, entre 10 et 15 µg/l, sans que l’on puisse préciser leur source, indique Didier Champion, directeur de l’environnement à l’IRSN. On ne peut exclure qu’il y ait eu des rejets antérieurs, à l’origine d’une pollution à l’uranium. » Soucieuse d’éclaircir ce point, la préfecture du Vaucluse ne prévoit pas de modifier ses prescriptions sur l’usage de l’eau avant plusieurs jours. Le temps aussi de collecter les résultats des analyses de sédiment, de plantes et de poisson issus des cours et plans d’eau souillés. »

Lire la suite sur Le Monde, De l’uranium suspect décelé dans la nappe phréatique au Tricastin, Hervé Morin

Les Vélib’ en banlieue avant fin 2008

Bertrand Delanoë a annoncé que la ville engagerait « dès les prochains jours » le travail nécessaire à l’extension en banlieue du système de vélo en libre-service Vélib’, pour une installation avant la fin 2008, après la décision rendue par le Conseil d’Etat.

« Dès les prochains jours, la Ville engagera avec les communes concernées le travail nécessaire à la réalisation de cette extension qui portera sur l’implantation de 300 stations dont le déploiement sera achevé avant la fin de l’année ».

Source : AFP