Bertrand Cantat cette énigme

Cette personne, me donne envie de lire Friedrich Nietzsche, pas le relire, non le lire, lire le livre que je n’ai pas lu de lui. Peut-être un live qu’il a écrit lorsqu’il avait mon âge. Car Bertrand Cantat est une énigme humaine attisée par la haine. Ce qui me fascine le plus dans cette question qu’il soulève c’est le fait de pouvoir se relever, comment se relever d’une carrière unanimement brisée ? Une énigme comme Nietzsche, le genre de gars dans lequel l’on préférait peut être ne pas tomber, celui que l’on n’aimerait pas lire, car l’on sait qu’il va nous obséder, nous questionner jusqu’à la mort.
Alors bien sûr il paye pour un nom acquis, une notoriété dans le sang. Noir Désir était célèbre, Bertrand Cantat n’était pas grand chose, toujours à l’ombre de son groupe. Puis le Minotaure est né. Son nom s’est fait sur une médiation morbide, il n’y peut rien, mais le sang l’a rendu célèbre voilà tout le problème mais passons. Non pas l’éponge. Passons en revue le questionnement. Toujours debout, toujours droit, toujours vivant ? Impressionnant. Preuve que la force première n’était pas humaine, pas complément.
Amor Fati est un bon disque. Et la chanson éponyme est géniale. Produite 20 ans trop tard, mais mieux vaut tard que jamais, mieux vaut vivant que mort, c’est ce que rappel la chanson chaque seconde.

Je veux profondément relire Nietzsche s’il le faut, ce monstre boursouflé était l’écho de la vie. Écrire. Lire. Peindre. Jouer. Écouter. Chaque fois que je trouve mon souffle. Un souffle refusé.

Mais comment trouver la distance nécessaire pour lire Nietzsche ? Comment trouver le calme, les grands espaces dans la tourmente ? Se faire croire.

Bah oui, le gars est fou, sûrement même, mais sacrément vivant, comme un diable, comme un homme, comme un dieu, comme un taureau. Essaye de faire face à l’animal tu t’y brûleras sûrement.

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