EPR : Sarkozy hors la loi ?

En annonçant qu’il donnait son feu vert pour un nouveau réacteur nucléaire qui sera construit à Penly en Normandie, le Président de la République a oublié un léger détail : la construction d’une installation nucléaire, comme tout aménagement (autoroute, TGV, port, incinérateur, ligne à très haute tension, etc.), doit être précédée, d’après la loi de 1983, par une enquête publique qui permet, pendant un délai minimum d’un mois, éventuellement prolongée deux fois de quinze jours, à une Commission d’enquête, de recevoir les avis des adversaires et les partisans de la construction avant de donner son avis. Lequel est, notamment, soumis au ministère de l’Ecologie avant toute décision. Il est également en principe nécessaire, auparavant, d’après une loi de 1995 dite « Loi Barnier », de saisir la Commission Nationale du Débat Public. Laquelle doit organiser une ou plusieurs confrontations entre les porteurs du projet et ceux qui objectent à la construction. Ainsi est la législation, issue à la fois de la gauche et de la droite, que Nicolas Sarkozy a oublié, tout comme la plupart des élus régionaux, droite et gauche confondues, qui commentent déjà bruyamment tous les supposés avantages qu’ils pourraient retirer du projet. Autrement dit, une fois de plus, le Prince élyséen et les élus tiennent la population pour quantité négligeable, bafouant un processus à la fois légal et démocratique.

Claude-Marie Vadrot

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Google Earth dans le bleu

Après les changements climatiques, les océans sont à la loupe de Google Earth. Google a lancé la nouvelle fonctionnalité  »Océan » de Google Earth, qui permet aux internautes de découvrir le relief des profondeurs en 3D des océans et de se documenter sur les recherches menées par les spécialistes de la vie océanique.

Allez dans « Infos pratiques », puis Océan.

Pour télécharger (gratuitement) cette nouvelle version :

http://earth.google.fr/

Essais Nucléaires Français en Algérie

Il y a de cela 48 ans, la France a procédé aux premiers essais nucléaires dans le Sahara algérien. Plus précisément, le 13 février 1960, la Ve République a procédé, sous la présidence du général de Gaulle, aux premiers essais nucléaires en Algérie. Reggane, In Ekker, Tamanrasset, Hamoudia et Tan Afella sont les sites algériens qui ont été «irradiés» par les bombes atomiques de février 1960 au mois de février 1966. Dix-sept essais ont été effectués durant six années. Six années d’essais, mais des dizaines d’années de souffrances.

A la veille de la célébration du 49e anniversaire de cette date noire de la présence française en Algérie, les retombées sont toujours vivaces. Les retombées tant sur le plan humain que politique. Pour le premier point, des humains, des prisonniers pour la plupart, sont utilisés comme cobayes. Aujourd’hui, 49 ans après l’apocalypse, les irradiations continuent leurs ravages. Des milliers d’enfants sont condamnés à vivre avec des malformations congénitales, alors que d’autres seront stériles à jamais. Le nombre d’Algériens atteints de maladies diverses à cause de ces essais nucléaires n’a pas été établi. Une chose néanmoins est sûre: le nombre ne cesse d’augmenter, sous silence. Cela est dû, notamment, à l’absence de dépistage et d’archives sanitaires. Les effets néfastes de ces essais n’ont pas touché seulement les habitants des sites concernés, mais, également, la population limitrophe de cette zone. Toutefois, Mohammed Abdelhak Bendjebbar, président de l’Association des victimes des essais nucléaires, avait estimé, dans une de ses sorties médiatiques, le nombre des victimes algériennes de ces essais nucléaires à 30.000.

Pour en savoir plus, je vous recommande de regarder les films documentaires Vent de Sable de Larbi Benchiha et Gerboise Bleue de Djamel Ouahab.

Source :

http://www.lexpressiondz.com

Facebook dangereux pour les artistes

Le réseau social a modifié ses conditions d’utilisations, s’arrogeant tous les droits sur les contenus personnels.

Vous postez régulièrement des photos, articles, vidéos sur le site créé par Mark Zuckerberg ? Lisez donc attentivement le texte suivant : « vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable, transférable et mondiale (avec l’autorisation d’accorder une sous-licence) d’utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n’importe quel contenu déposé sur le site ».

Aussi surprenant que cela puisse paraître, cette phrase a toujours fait partie des conditions d’utilisations. Seulement voilà, jusqu’au 4 février dernier, elle était suivie par : « votre contenu d’utilisateur peut être effacé du site à n’importe quel moment. Si vous l’effacez, la droit accordé à Facebook évoqué précédemment expirera automatiquement, mais notez que l’enterprise peut en conserver des copies archivées ». Cette dernière phrase est désormais absente des conditions.

Quelle conclusion peut-on tirer de cette modification fondamentale ? Pour le site The Consumerist, qui l’a révélé, l’utilisateur du réseau social doit maintenant faire un choix : « faîtes bien attention à ne jamais mettre en ligne un contenu que vous ne voulez pas abandonner pour toujours, car il appartiendra désormais à Facebook ».

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Deuxième EPR un choix économique catastrophique

Pour Corinne Lepage, la relance du nucléaire constitue un choix économique catastrophique :

Si le risque financier est immense, les avantages sont maigres. Le coût de revient du nucléaire est beaucoup plus élevé que le coût généralement avancé. Le Bureau de suivi du budget du Congrès américain a indiqué en 2008 que les coûts réels de construction de 75 des centrales du parc actuel avaient dépassé de plus de 300 pour cent les estimations qui avaient été faites par l’industrie nucléaire, soit une progression de 0,938 à 2,959 dollars par kW installé. Le coût d’une nouvelle centrale nucléaire est actuellement évalué par Moody’s à un montant de 5.000 et 6.000 dollars par kW installé, à 8.000 dollars par la société Florida Power & Light pour la construction de deux nouvelles unités nucléaires à Turkey Point dans le sud de la Floride. Et ces estimations n’incluent pas les frais de traitement et de stockage des déchets nucléaires. En août 2008, le Département de l’Energie a fourni une nouvelle estimation du coût d’aménagement et de gestion de Yucca Montain, le site centralisé de stockage actuellement en construction au Nevada. Les estimations ont bondi de 57,5 milliards en 2001 à 96,2 milliards aujourd’hui, ce dernier chiffre couvrant simplement les coûts jusqu’en 2013.

Même en France, après la réévaluation du coût de l’EPR de Flamanville estimé à 4 Mds d’euros (20% de plus que prévu mais c’est un minimum compte tenu du précédent finlandais et de l’estimation américaine ci-dessus qui conduirait à un coût de 6 à 8 Mds d’euros) EDF estime à 55 euros le prix du mégawatt heure soit un prix qui ne cesse de monter alors que celui de l’éolien et du solaire ne cesse de baisser. Et ce prix n’inclut pas le démantèlement (les Anglais évaluent à 103 Mds d’euros le coût alors que EDF n’aurait mis de côté que 30 Mds pour 3 fois plus de centrales et dans un fonds non dédié…)

Ainsi ce choix n’est pas le moins coûteux, mais en plus il va peser sur l’industrie française qui a vu les tarifs dérégulés augmenter de 48% entre 2006 et 2007… et qui sera mise dans l’obligation de faire l’impasse sur le développement de l’économie verte incompatible avec le nucléaire. La bronca contre l’éolien ou le débat sur l’efficacité énergétique dans les bâtiments chauffés électriquement n’est qu’un avant-goût de ce que nous allons vivre. Nous allons simplement, pour des considérations idéologiques et non économiques, nous priver de prendre le virage des industries du XXIe siècle. Les dégâts sur l’économie et la finance française seront à moyen terme les mêmes qu’au cours des années 80 : aggravation des déficits commerciaux, perte de savoir faire dans les secteurs porteurs de l’industrie de grande diffusion, retard de la modernisation du substrat économique. Mais ils seront aggravés par les difficultés financières et le changement de modèle économique auquel nous ne participerons pas. Et n’oublions jamais que le risque zéro n’existe pas et qu’il faut espérer que nous ne connaîtrons jamais d’incidents importants a fortiori d’accidents ce qui mettrait en péril des secteurs d’activités stratégiques pour notre pays comme l’industrie agroalimentaire ou l’industrie qui représentent les premiers pôles de notre économie et de notre balance commerciale.

 

Ainsi, sans même aborder la question de l’impact sur l’emploi (2.000 emplois espérés à Penly pendant le chantier, 300 après) contre plusieurs dizaines de milliers qui pourraient être créés avec les 4 milliards d’euros voués à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables ou encore la question sanitaire et écologique bien réelle, la relance du nucléaire constitue un choix économique catastrophique.

Corinne LEPAGE

Source :
http://www.actu-environnement.com/

Deux sous-marins nucléaires entrent en collision dans l’Atlantique

Les bâtiments français «Le Triomphant» et britannique «HMS-Vanguard» se seraient heurtés début février, selon The Sun. Un accident rarissime et dont les conséquences potentielles sont «inimaginables», selon le quotidien britannique.

Selon le «Sun», «Le Triomphant» est rentré à Brest avec des dommages importants subis par son dôme-sonar. Quant au «Vanguard», il a été remorqué dimanche soir jusqu’au port écossais de Faslane, avec des éraflures et des bosses visibles sur sa coque.

Citant de hauts responsables de la Royal Navy, le tabloïd précise que cet accident s’est produit «le 3 ou le 4 février» et ses «conséquences potentielles sont inimaginables», souligne l’un de ces hauts responsables britanniques. Tout en écartant une «très improbable explosion nucléaire», ce même responsable ajoute toutefois: «Mais il y avait un risque de fuite radioactive. Pire, nous aurions pu perdre l’équipage et les têtes nucléaires (…) cela aurait été un désastre national».

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