2 milliards du grand emprunt pour le nucléaire…

Non seulement nous allons payer pour rembourser ce grand emprunt, mais en plus nous allons etre pollués par des OGM et du nucléaire, c’est la stratègie win-win inversé. Nos dirigeant inventent le loose/loose !

« Energies décarbonées et nucléaire: 3,5 milliards
– Développer les technologies énergétiques décarbonées et l’économie du recyclage avec la création d’une Agence pour les énergies renouvelables (1,5 milliard)

– Créer des instituts de recherche technologique dans le secteur des énergies décarbonées (1 milliard)

Préparer les technologies nucléaires de demain (1 milliard) »

Au niveau des OGM et autre « Science du vivant », hop 2 milliards pour les OGM.

« Sciences du vivant: 2 milliards
– Soutenir l’innovation dans les agro-biotechnologies (1 milliard)

– Dynamiser la recherche partenariale dans le secteur de la santé et des sciences de la vie: création d’«instituts hospitalo-universitaires» (cinq au maximum pour 0,5 milliard) et fonds de financement dans les secteurs de l’alimentation et de la santé (0,5 milliard) »

Source :
http://www.liberation.fr

Le nucléaire Français à la ramasse

Un signe supplémentaire du fiasco du nucléaire pour la production électrique en France…

Pour la première fois depuis l’hiver 1982-1983, la France, traditionnellement exportatrice, a importé 458 gigawattheures (GWh) d’électricité auprès de ses voisins européens.

Lors d’une récente interview au Figaro, Dominique Maillard, président du directoire de RTE, l’entreprise qui gère les lignes à haute et très haute tensions en France, n’avait pas caché son inquiétude sur le fait que la France pouvait être menacée d’une grande panne d’électricité.

Traditionnellement exportatrice d’électricité, du fait de la taille de son parc nucléaire, la France a du modifier sa stratégie. Elle a en effet importé au mois d’octobre 458 gigawattheures (GWh) d’électricité auprès de ses voisins européens. C’est la première fois depuis l’hiver 1982-83 que le pays a été importateur net d’électricité durant un mois complet.

Cette situation s’explique par les nombreux arrêts de réacteurs nucléaires en octobre, pour accidents et opérations de maintenance. Les 58 réacteurs nucléaires français (qui fournissent 75% de l’électricité du pays) ont ainsi produit en octobre 8,9% d’électricité de moins qu’un an auparavant. La production des centrales hydrauliques a elle chuté de 19,7% en raison d’une plus faible pluviométrie.

Le 19 octobre, la France a dû importer 123 GWh d’électricité, un record historique.

EDF a annoncé la semaine dernière que la production nucléaire française allait chuter en 2009 à son plus bas niveau depuis 10 ans. Une partie de ce manque de production est imputable aux grèves qui ont désorganisé le planning de maintenance et de rechargement en uranium des réacteurs d’EDF au printemps.

Le parc nucléaire a aussi été victime de plusieurs accidents, notamment sur des générateurs de vapeur et des alternateurs.Début novembre, 18 des 58 réacteurs français étaient à l’arrêt, soit près d’un sur trois.

Source :
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/11/17/04016-20091117ARTFIG00532-la-france-obligee-d-importer-de-l-electricite-en-octobre-.php

Radiohead s’insurge contre le nucléaire

Ainsi, l’on peut lire un message de Thom sur leur site :

Nuclear power no thanks

under pressure from the CBI
and under the confused assumption that we can carry on consuming power as we do now into the future
and too afraid to think out of their own isolated political fuzzy cloud
the british government is commiting to build a new round of nuclear power stations
for which we dont have the money.
great.
just perfect.
well done fellas.
you’ve really thought about this haven’t you?

Thom

Source :
http://www.radiohead.com/deadairspace/index.php?c=513

Espagne : 50% d’électricité éolienne

Comme quoi l’éolien, ça marche ! Je pense que je vais aller un peu vivre en Espagne moi… Et longue vie à l’orgueil éolien !

Grâce à de forts vents, l’Espagne a enregistré ce dimanche un record de production d’électricité par éoliennes.

Le précédent «record» était de 44%. Dimanche, entre 03h20 et 08h40, plus de moitié de l’électricité produite en Espagne était d’origine éolienne, avec un pic à 53%. El Pais, qui rapporte l’information ce lundi, l’explique par de très forts vents soufflant sur une bonne partie de la péninsule.

Le président de REE, le gestionnaire du réseau de transport électrique espagnol, Luis Atienza, a déclaré au journal que ce record «est une borne qui nous remplit d’orgueil». Au total, 11.500 mégawatts ont été produits, l’équivalent de 11 réacteurs nucléaires.

L’Espagne, qui a résolument parié depuis plusieurs années sur les énergies renouvelables, bénéficie dans son ratio énergétique de 13% d’éolien, entre 9 et 10% d’hydraulique et 2,5% de solaire. La capacité installée en énergie éolienne peut atteindre 17.700 mégawatts, plus de dix fois celle de 1999, et l’objectif espagnol est d’atteindre une capacité de 40.000 mégawatts en 2040.

Le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero a décidé de sortir progressivement l’Espagne de l’énergie nucléaire, en exploitant les centrales jusqu’à leur fin de vie, au profit des renouvelables. Un des défis concernant l’énergie éolienne est de répartir la courbe de demande au cours de la journée, afin que toute l’énergie produite soit consommée.

Tchernobyl l’état doit-il payer pour son mensonge ?

Yoann Van Waeyenberghe et son avocat ont déposé une plainte devant le tribunal administratif de Châlons. Atteint d’un cancer de la thyroïde, le Rémois accuse la France d’avoir dissimulé des informations après le passage du nuage radioactif de Tchernobyl.

LE combat continue pour Yoann Van Waeyenberghe ! Le Rémois, atteint d’un cancer de la thyroïde a été le premier à déposer plainte pour dénoncer les mensonges de l’Etat après le passage du nuage radioactif de Tchernobyl au-dessus de la France. Hier, Yoann Van Waeyenberghe et son avocat, Me Ludot, se sont retrouvés devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, chargé de juger la plus grande part des litiges entre les particuliers et les administrations. « La faute de l’État est archi-caractérisée », réaffirmait l’avocat rémois, « Elle est basée sur la dissimulation d’informations ».
Yoann est âgé de 17 ans lorsque le nuage radioactif de Tchernobyl survole l’Est de la France, notamment les 1er, 2 et 5 mai 1986. Comme 2 300 000 autres enfants, Yoann, alors adolescent du quartier du Val-de-Murigny à Reims, a pu être contaminé à ce moment-là. En 1993, sept ans après la catastrophe ukrainienne, le diagnostic tombe et Yoann Van Waeyenberghe apprend qu’il est atteint d’un cancer de la thyroïde. Opération. Radiothérapie. Traitement lourd. Le jeune homme alterne les phases de fatigue et les phases de dépression. Difficile alors de mener de front une activité professionnelle. Sa première plainte devant la Cour de justice de la République a été rejetée en juin 2000. Certain que sa maladie et les fortes retombées de césium 137 sont intimement liées, le Rémois ne se décourage pas. « Mon client a été expertisé par le professeur Bonnet, un spécialiste qui exerce à la clinique des Capucins à Reims. Il a affirmé que la cause de ce cancer était exogène, ce qui signifie qu’il ne peut-être attribué qu’à des causes externes ». Me Ludot se base essentiellement sur cette expertise pour défendre la cause du Rémois devant le tribunal administratif. « C’est un combat difficile, je le sais. Je sens toujours le doigt d’Aréva sur la tempe ». Fatigué en permanence et soumis à de nombreux examens médicaux, Yoann Van Waeyenberghe doit quitter son emploi en 2006. « Cela devenait trop dur. J’ai des nausées chaque matin… », confie, la voix désormais affaiblie par la maladie, ce père de trois enfants. Depuis, il alterne les missions en intérim. Un préjudice moral et physique qui a un coût selon Emmanuel Ludot qui réclame une indemnisation à hauteur de 150 000 euros.

Lire la suite :
http://jacques.tourtaux.over-blog.com

Le nucléaire dans les Inrocks

Dans un article intitulé Le nucléaire défraie la chronique. Bon c’est bien les amis de parler de nucléaires dans vos colonnes, mais il faut aussi parler du Gandhi Vert 😉

Plutonium en trop à Cadarache, manifestations contre Fessenheim…le nuléaire défraie la chronique et laisse des traces sur le net.

La révélation mi-octobre de la découverte d’un stock anormal de plutonium dans un atelier du site nucléaire de Cadarache (LeMonde) a relancé le débat sur la sécurité de la filière nucléaire. Une semaine plus tard, toujours à Cadarache, on retrouvait de l’uranium enrichi en quantité supérieure à la limite autorisée (La Provence). Début octobre, c’était la plus vieille centrale de France en activité, Fessenheim, qui faisait parler d’elle. Mise à l’arrêt pour révision (L’Alsace), elle pourrait encore vivre quelques années malgré les incidents recensés par l’Association trinationale de protection nucléaire (TRAS–ATPN). Les antinucléaires, qui espèrent une fermeture rapide (stop-fessenheim.org), ont défilé les 3 et 4 octobre (fermons- fessenheim.org).

Lire la suite sur les inrocks (Anne-Claire Norot).

Le nucléaire c’est efficace ?

Selon L’AFP, 1/3 des réacteurs nucléaires Français sont actuellement à l’arrêt… Vive la pseudo autonomie énergétique !

Dix-huit des 58 réacteurs nucléaires français étaient à l’arrêt aujourd’hui, pour des opérations de maintenance, des accidents divers ou afin de les recharger en combustible nucléaire, selon les informations recueillies aujourd’hui auprès des centrales d’EDF.

La direction d’EDF refuse de communiquer sur le nombre de réacteurs nucléaires en fonctionnement, jugeant ce chiffre commercialement sensible.
Mais cette information est accessible en contactant chacune des 19 centrales d’EDF (qui regroupent au total 58 réacteurs). Selon les informations recueillies par l’AFP, 18 réacteurs étaient à l’arrêt lundi et 1 réacteur fonctionnait à seulement 60% de sa puissance.

Le parc nucléaire français assure plus de 76% de la production d’électricité du pays.
Du fait de ces nombreux arrêts de production, la France va devoir importer massivement de l’électricité à partir de mi-novembre, et ce pendant plus de deux mois, avait prévenu vendredi le Réseau de Transport d’Electricité (RTE).

Un mouvement de grève intervenu au printemps chez EDF a notamment retardé de plusieurs mois les opérations de maintenance et de rechargement en uranium des centrales nucléaires.

Source : AFP

Nucléaire & Inrock

Wouhouu!! Parler du nucléaire devient tendance, en témoigne ce bon petit papier dans les Inrocks (par Jean-Marie Durand) au sujet du film documentaire d’ Esther Hoffenberg diffusé hier soir (tard) sur France 2.
J’ai vraiment apprécié ce film, le regard porté sur la problématique du nucléaire est singulier et limpide.
Les films documentaires possèdent cette capacité inouïe à réveiller les consciences…

Le nucléaire pour horizon

La Hague, son réacteur EPR, son usine de retraitement et ses sites d’enfouissement des déchets… Périple dans la région la plus nucléarisée du monde avec Au pays du nucléaire un documentaire d’Esther Hoffenberg diffusé ce soir sur France 2.

Sauvage, préservée des constructions du monde moderne, la péninsule de La Hague, bordée par la Manche, a l’allure d’un sanctuaire paradisiaque. Bruyères, valons et vents lui donnent un air de “petite Irlande”. Sauf que la carte postale cache un vice : cette région est la plus nucléarisée de toute la planète !

Analysé dès 1989 par l’ethnologue Françoise Zonabend dans La Presqu’île au nucléaire, l’équilibre économique et social des communes dépend de l’activité d’Areva – notamment de celle de son usine de retraitement, la plus grande au monde. Les installations ont beau polluer et avoir, selon leurs détracteurs, des effets néfastes sur la santé (cancers de la tyroïde, leucémies chez les enfants…), elles font partie du paysage, au même titre que les rochers de granit sur lesquels s’écrase la Manche déchaînée.

Le nucléaire a cessé, lui, de déchaîner les foules : tout le monde ou presque l’accepte, tant il fait vivre la région (emplois, ressources fiscales…). Il la soutient comme la corde le pendu. C’est ce paradoxe entre la prospérité d’un paysage géographique et l’effroi sourd qui l’agite souterrainement qu’interroge Esther Offenberg dans un documentaire magnétique comme une onde.

Entre le format d’une pure enquête journalistique et l’errance d’une voyageuse contemplative, elle invente un récit hybride et passionnant qui pose au fond la question ultime et tabou en France : que penser de la place centrale et non discutée du nucléaire dans l’industrie énergétique hexagonale ? Comment vivre avec le risque d’accident ? Comment gérer le problème des déchets, qui se posera aux générations futures ? Que deviendront les 17 000 tonnes de plomb et la centaine de kilos de plutonium qui reposent sous terre dans des centres de stockage ? Comment expliquer la contradiction entre la nécessité, suggérée par le récent Grenelle de l’environnement, d’inventer des énergies alternatives non polluantes et la décision prise en 2007 de construire un réacteur EPR à Flamanville ?

Ces questions nourrissent la réflexion de la réalisatrice, ouverte à toutes les voix concernées (les habitants, les maires, les responsables d’Areva, les militants écologistes, les scientifiques critiques comme la physicienne nucléaire Monique Sené, les enseignants impliqués…). Précise dans la formulation de ses doutes et de ses inquiétudes, sans pour autant adopter le ton d’un manifeste apocalyptique, Esther Offenberg puise dans l’espace exigu du territoire exploré la matière (radioactive) d’un questionnement intime et politique. L’échelle géographique densifiée de son déplacement offre l’espace d’une réflexion étendue, par-delà les frontières du Cotentin. Alors qu’un pays comme l’Allemagne s’est engagé dans la sortie du nucléaire, la France, soumise à la puissance de son lobby, dans une absence de transparence (antidémocratique), persévère dans son choix de s’y enfoncer (et les déchets avec). A la manière de Gulliver parti pour un voyage étrange, Esther Offenberg révèle l’absurdité de cette politique publique (mais tenue secrète) : le coeur du réacteur n’est pas prêt de s’arrêter de battre.

Source :
http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1253176201/article/le-nucleaire-pour-horizon-1/