Faire ses courses par un mois d’avril un peu radioactif

Dans son bulletin d’information du 5 avril « Contamination de la France : quels sont les risques ? « , la CRIIRAD indique quelques aliments à éviter au vu du contexte : « préférer pendant quelques semaines le lait « longue conservation » au lait frais, ne pas faire d’excès avec les fromages frais de brebis, les blettes ou les épinards. »

Il faudra rester vigilant encore plusieurs semaines : « Ce mardi 5 avril, soit 24 jours plus tard, les rejets continuent. Cela signifie que les apports d’air contaminé sur l’Europe dureront tout autant, avec un décalage dans le temps liés au déplacement des gaz et aérosols radioactifs sur quelques 15 000 km (…) Les rapports techniques de l’exploitant (TEPCO) et de l’autorité de sûreté nucléaire japonaise (NISA) laissent craindre des rejets sur encore plusieurs jours voire plusieurs semaines. »

Par ailleurs, la CRIIRAD publie une pétition demandant la transparence sur les mesures de radioactivité de l’air.

EDIT : Quelques précisions sur le sujet sont apportées par la note d’information de la CRIIRAD du 9 avril. Extraits :

« Il y a deux catégories d’aliments à risque : ceux qui sont contaminés par dépôt direct et ceux qui sont contaminés par transfert (lait et viande).

Les végétaux à larges feuilles type salades, blettes, épinards, choux, oseille… font partie des aliments les plus exposés.

Précisons que les particules radioactives déposées sur les surfaces foliaires sont rapidement métabolisées par la plante (phénomène de translocation) et le fait de laver la plante n’est pas efficace.

Le facteur de transfert de l’herbe au lait varie fortement selon qu’il s’agit de lait de vache ou de lait de chèvre ou de brebis dont la contamination peut être supérieure d’un ordre de grandeur à celle du lait de vache. »

Et pour finir : « Les risques sont certes très faibles mais si l’on tient compte de la durée possible de la contamination, de l’existence d’habitudes alimentaires particulières et de la vulnérabilité de certains groupes de populations (enfants, femmes enceintes ou allaitant), on n’est plus dans le domaine du risque négligeable et il semble utile d’éviter des comportements à risque. »

De l’iode et du césium dans le Pacifique (et ailleurs)

Actuellement, le taux d’iode radioactif dans l’eau de mer est près de 4500 fois supérieur à la normale dans les 300 mètres au large de Fukushima.

Concernant la radioactivité mésurée en France, de légères traces ont été détéctée à plusieurs endroits. La CRIIRAD précise que dans un communiqué du 29 mars 2011 que « la contamination de l’air va se prolonger pendant au minimum 15 jours et que les activités de l’air, et par conséquent de l’eau de pluie, seront probablement supérieures à ce qui est mesuré actuellement« .

Ironie du calendrier, le procès de Tchernobyl débute aujourd’hui en France…

Les retombées radioactives de Fukushima

Alors que le « panache » fait son tour de l’hémisphère nord, il est déjà possible de connaître certaines retombées en terme de radioactivité.

Au Japon, le premier ministre a ordonné ce mercredi 23 mars l’interdiction de la consommation de lait cru et de légumes provenant de la région proche de la centrale de Fukushima car ils contiennent des niveaux de radioactivité jusqu’à 8 fois supérieurs aux normes. Sur certains, le niveau de Césium est 160 fois plus élevé que le seuil de sûreté.
Les côtes japonaises sont également au centre des inquiétudes : « Au large de Fukushima, des prélèvements d’eau de mer ont été réalisés à 100 mètres de la berge, les résultats montrent des niveaux en iode 131 de l’ordre de 100 fois supérieurs à la norme japonaise», précise l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN).
A Tokyo, des traces de radioactivité sont décelées dans l’eau du robinet.
Le Japon est de plus en plus menacé de pénurie alimentaire.
A souligner également l’irradiation subie par les ouvriers de Fukushima. Aux dernières nouvelles, ils ont d’ailleurs été obligés d’interrompre leurs travaux en raison du taux de radioactivité trop élevé.

En France, le nuage semble avoir touché le pays de façon limitée. La Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) à d’ailleurs confirmé le caractère négligeable du « panache », tout en promettant de réaliser des analyses détaillées de son côté.

Il est d’ores et déjà possible de surveiller la radioactivité dans l’air sur le site de l’IRSN qui actualise les données toutes les 4 heures. L’IRSN communiquera également dans les prochains jours d’autres mesures effectuées sur les filtres aérosols et les eaux de pluie.

Polémique sur les déchets nucléaires (arrêté interministériel)

Des déchets nucléaires droit dans le mur

«C’est irresponsable, criminel.» Roland Desbordes, le président de la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (Criirad), ne mâche pas ses mots. Objet de son ire : un arrêté interministériel, paru au Journal officiel le 14 mai 2009 qui, selon la Criirad, ouvre une dérogation à l’interdiction, inscrite dans le code de santé publique depuis 2002, d’utiliser ou d’ajouter des substances radioactives dans les matériaux de construction et biens de consommation.

En bref, les industriels peuvent désormais écouler leurs déchets radioactifs en les mixant à d’autres matériaux et en faire des gravats ou du ciment. «La porte ouverte à l’éparpillement de la pollution radioactive», s’inquiète Desbordes, et un risque pour la santé publique : «Inclure des substances, même faiblement radioactives, dans la nature, c’est accroître le risque de cancers».

L’enjeu est énorme. «Le code de la santé publique interdisait aux déchets de l’industrie nucléaire de sortir de la filière. L’arrêté change la donne. Aujourd’hui, seuls 10% des déchets, les plus radioactifs, sont enfouis en centres de stockage spécialisés et cela coûte cher à l’industriel. Le reste est entreposé, parfois en pleine nature, protégé par un simple grillage», poursuit le président de la Criirad. Il cite l’exemple d’une fonderie de la Loire qui envisageait d’utiliser des fûts ayant contenu des produits irradiés pour les mélanger avec d’autres ferrailles et fabriquer de la robinetterie. Le tribunal administratif a mis son veto. «On est aussi à l’aube du démantèlement des vieilles centrales nucléaires, note Roland Desbordes, soit des millions de tonnes de gravats dont les exploitants préféreront se débarrasser plutôt que de payer pour les stocker !»

Lire la suite sur Liberation :
http://www.liberation.fr/terre/0101618197-des-dechets-nucleaires-droit-dans-le-mur

Fuite de 360 kg d’uranium, Tricastin (Areva)

La fuite a eu lieu mardi 8 juillet 2008 à 6h30 dans l’entreprise SOCATRI (Areva), pendant une opération de nettoyage d’une cuve sur le site du Tricastin (Drôme/Vaucluse).

Une nouvelle qui met une fois de plus en cause la pérennité du nucléaire sur notre sol. De plus, cette information intervient alors que la CRIIRAD, a récemment constaté ce qui va devenir un véritable scandale environnemental : Cf – Découverte de 770 tonnes de déchets radioactifs, Tricastin.

Les personnes habitant dans la zone radioactive ont du souci à se faire…

L’irrigation agricole issue de la Gaffière et de l’Auzon est suspendue et les activités nautiques et la baignade sont interdites sur des plans d’eau de Bollène et Lapalud. La pêche et la consommation sont interdites dans la Gaffière, l’Auzon, la Mayre Girarde et le Lac du Trop-Long.

Selon l’organisme de veille indépendant « Sortir du nucléaire » :

« La présentation officielle, « 30 m3 et 12g d’uranium par litre », semble rassurante mais cela fait bien 30 000 litres, soit 360 000g… soit 360 kg d’uranium. Il est vraisemblable que des personnes ont consommé de l’eau contaminée dans la journée, et se retrouvent avec des particules d’uranium dans leur organisme. Même lorsqu’elles ne sont pas très radioactives, ces particules sont excessivement dangereuses lorsqu’elles pénètrent dans l’organisme et s’y fixent. Il y a alors une très forte probabilité de cancer. »

RDV samedi 12 juillet à Paris pour la mobilisation antinucléaire internationale !!

Source :

http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=406

http://tempsreel.nouvelobs.com

EDIT (9 Juillet 2008) :

« Le manque de transparence est flagrant : la fuite ne s’est pas produite hier matin, comme annoncé par EDF, mais la veille au soir… De quoi s’inquiéter légitimement sur le processus d’information aux populations. Et sur la quantité d’uranium diffusée dans la nature. »

France Info

Découverte de 770 tonnes de déchets radioactifs, Tricastin

La CRIIRAD, vient de faire une trouvaille qui pourrait se révéler être un scandale sanitaire de grande ampleur.

Selon la CRIIRAD qui a effectué de nombreux tests autour du site et des recherches documentaires, 770 tonnes de déchets radioactifs auraient été enfouis illégalement de 1969 à 1976 en pleine terre, contaminant notamment la nappe phréatique.

Le site nucléaire du Tricastin englobe 8 Installations nucléaires de Base (INB), plusieurs Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) ainsi que l’Installation nucléaire de Base secrète (INB-S) du CEA-Cogéma.

Selon la CRIIRAD :

« Les recherches documentaires que nous avons effectuées conduisent à considérer que le rayonnement détectable sur le chemin des agriculteurs pourrait provenir du tumulus lui-même. En effet, il ne s’agit pas d’une simple butte de terre, mais d’un amoncellement de déchets radioactifs et chimiques directement enfouis dans le sol ! »

(…)

« Les interventions doivent être conduites dans les meilleurs délais. En effet, plus le temps passe, plus le nombre de fûts corrodés et éventrés augmente, plus augmentent les risques de pollution du sol et des eaux souterraines, le nombre de personnes exposées aux rayonnements émis par le tumulus et les risques de contamination par inhalation. Il ne faut pas compter sur la diminution de la radioactivité avec le temps : l’uranium 238 a une période physique de 4,5 milliards d’années et l’uranium 235 de 700 millions d’années ! »

(…)

« Le statut d’INB secrète est là pour préserver des informations à caractère militaire pas pour servir de couverture à des pratiques choquantes ou pour permettre à AREVA et au CEA de faire des économies sur la gestion de leurs déchets. »

Pour en savoir plus, le site de la CRIIRAD.

http://www.criirad.org/

Un Contre Grenelle de l’Environnement à Lyon

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Le samedi 6 octobre à Lyon, se déroulera le contre grenelle de l’environnement, organisé par le journal La Décroissance (lancé en 2004 par les casseurs de pub).

Les organisateurs soulignent l’hypocrisie d’un grenelle de l’environnement incapable de soulever les vraies questions (comme celle du nucléaire soigneusement mise a l’écart, des OGM ou du tout-routier).

Ils dénoncent la tentative de récupération :
« Ce projet d’accords de Grenelle de l’environnement constitue une tentative d’OPA sur le monde de l’écologie. Il s’agit d’une offensive pour vider l’écologie de son discours social, politique et philosophique. Il vise à réduire l’écologie politique à une logique d’accompagnement du programme économique néolibéral de ce gouvernement. »

Et l’incohérence du grenelle :
« L’écologie est incompatible avec la volonté forcenée de relancer la croissance. Cette course à la croissance illimitée est autant une impasse scientifique qu’un péril social et humain. ».

Au programme, les questions qui fâchent : comme l’irradiation des aliments, le nucléaire (avec Roland Desbordes président de la CRIIRAD), les OGM (avec Jean-Damien Terreaux de la Confédération paysanne), la grande-distribution, ou encore la désobéissance civique.

Pour plus d’informations sur cette journée:
http://www.contre-grenelle.org