Corinne Lepage sur Europe 1 le Mardi 3 novembre 2009
Le nucléaire dans les Inrocks
Dans un article intitulé Le nucléaire défraie la chronique. Bon c’est bien les amis de parler de nucléaires dans vos colonnes, mais il faut aussi parler du Gandhi Vert 😉
Plutonium en trop à Cadarache, manifestations contre Fessenheim…le nuléaire défraie la chronique et laisse des traces sur le net.
La révélation mi-octobre de la découverte d’un stock anormal de plutonium dans un atelier du site nucléaire de Cadarache (LeMonde) a relancé le débat sur la sécurité de la filière nucléaire. Une semaine plus tard, toujours à Cadarache, on retrouvait de l’uranium enrichi en quantité supérieure à la limite autorisée (La Provence). Début octobre, c’était la plus vieille centrale de France en activité, Fessenheim, qui faisait parler d’elle. Mise à l’arrêt pour révision (L’Alsace), elle pourrait encore vivre quelques années malgré les incidents recensés par l’Association trinationale de protection nucléaire (TRAS–ATPN). Les antinucléaires, qui espèrent une fermeture rapide (stop-fessenheim.org), ont défilé les 3 et 4 octobre (fermons- fessenheim.org).
Lire la suite sur les inrocks (Anne-Claire Norot).
Romain Turzi Mini-Documentaire
Il est toujours agréable de rentrer dans l’univers d’un musicien. Voici donc un Mini-Documentaire sur Romain Turzi, Real. Julien Perrin 2009 (Pour Gonzaï).
L’EPR a la tete sous l’eau !
Rien ne va plus pour l’EPR, puisque les organismes de contrôles de trois pays (UK, France et Finlande) se mettent à douter de sa fiabilité en cas de panne… En résumé cela veut dire que les EPR sont extrêmement dangereux de par leur conception. Et c’est d’autant plus inquiétant que ces organismes de contrôles ne sont vraiment pas réputés pour être des antinucléaires, s’ils s’alarment c’est qu’il y a réellement un risque avec ce type de réacteur nucléaire.
On en parle en une de Liberation, Le Monde et le Figaro : un grand chelem pour l’EPR !
Le nucléaire c’est efficace ?
Selon L’AFP, 1/3 des réacteurs nucléaires Français sont actuellement à l’arrêt… Vive la pseudo autonomie énergétique !
Dix-huit des 58 réacteurs nucléaires français étaient à l’arrêt aujourd’hui, pour des opérations de maintenance, des accidents divers ou afin de les recharger en combustible nucléaire, selon les informations recueillies aujourd’hui auprès des centrales d’EDF.
La direction d’EDF refuse de communiquer sur le nombre de réacteurs nucléaires en fonctionnement, jugeant ce chiffre commercialement sensible.
Mais cette information est accessible en contactant chacune des 19 centrales d’EDF (qui regroupent au total 58 réacteurs). Selon les informations recueillies par l’AFP, 18 réacteurs étaient à l’arrêt lundi et 1 réacteur fonctionnait à seulement 60% de sa puissance.
Le parc nucléaire français assure plus de 76% de la production d’électricité du pays.
Du fait de ces nombreux arrêts de production, la France va devoir importer massivement de l’électricité à partir de mi-novembre, et ce pendant plus de deux mois, avait prévenu vendredi le Réseau de Transport d’Electricité (RTE).
Un mouvement de grève intervenu au printemps chez EDF a notamment retardé de plusieurs mois les opérations de maintenance et de rechargement en uranium des centrales nucléaires.
Source : AFP
Encore un incident nucléaire à Marcoule
… »aucun impact sur le personnel ou l’environnement » ; du verbiage soit disant pro et une belle échelle pour nous rassurer à la fin… comme d’ab !
Combien de temps allons-nous laisser ces bandits pourrir notre pays ?
Un incident nucléaire a été décelé le 29 octobre chez Melox, une filiale d’Areva située à Marcoule (Gard). L’incident n’a eu aucun impact sur le personnel ou l’environnement, assure l’entreprise. La société précise, lundi 2 novembre, que des « actions correctives » ont été menées immédiatement. Les limites autorisées d’exploitation n’ont pas été dépassées assure encore la société, qui a informé vendredi l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de cet incident.
Une erreur est survenue lors d’une opération d’échantillonnage de deux lots de pastilles de combustibles radioactifs, indique Melox, qui fabrique des combustibles MOX pour les réacteurs des centrales nucléaires de production d’électricité de différents pays. L’inversion des codes d’identification des deux lots a conduit la société à réclamer le classement de l’incident au niveau 1 sur l’échelle internationale des incidents nucléaires INES (« International Nuclear Event Scale »), graduée de 0 à 7.
Source :
Le Monde
Health Die Slow
Les Health de L.A « Die Slow »
Sortir du Nucléaire Duval Mc
Le Figaro déchets nucléaires
Le quotidien Libération a mené une enquête sur le traitement des déchets nucléaires produits par les centrales nucléaires françaises d’EDF et le constat semble sans appel. Le journal a publié une partie de l’enquête d’Eric Guéret et de Laure Noualhat qui diffusée mardi soir sur Arte. « 13% des déchets radioactifs français produits par EDF se retrouvent en plein air en Sibérie dans une ville interdite d’accès ». Une partie des déchets français n’est en effet pas recyclée mais entreposée en Russie.
Libération : Nos déchets nucléaires sont cachés en Sibérie
« Diffusé demain soir sur Arte, le documentaire d’Eric Guéret et de notre journaliste Laure Noualhat montre que certains rebuts radioactifs français, loin d’être recyclés, sont abandonnés en Russie.
Depuis des années, l’industrie nucléaire se présente comme une industrie recyclable où, nous affirme-t-on, 96% des matières radioactives sont réutilisables. Un chiffre à faire pâlir d’envie les industries les plus polluantes. La filière nucléaire fait ainsi figure d’industrie propre, recyclable, fonctionnant en circuit quasi fermé et qui, de surcroît, assure l’indépendance énergétique de la France. La réalité est un poil différente. Et le beau circuit du nucléaire connaît en fait de grosses fuites. Aujourd’hui, c’est près de 13 % des matières radioactives produites par notre parc nucléaire qui dorment quelque part au fin fond de la Sibérie. Précisément dans le complexe atomique de Tomsk-7, une ville secrète de 30 000 habitants, interdite aux journalistes. Là-bas, chaque année, depuis le milieu des années 1990, 108 tonnes d’uranium appauvri issues des centrales françaises viennent, dans des containers, se ranger sur un grand parking à ciel ouvert.
Comment et pourquoi en est-on arrivé là ? Pour le comprendre, il faut remonter la filière du retraitement nucléaire français. Au cours de la réaction en chaîne, le combustible, constitué principalement de barres d’uranium, produit un peu de plutonium, mais aussi des «déchets ultimes». L’exploitant EDF paie donc l’industriel Areva pour retraiter le combustible usé de ses centrales à l’usine de La Hague, dans la Manche (lire page 4). Là-bas, on isole les déchets ultimes dont on ne peut rien faire (4 % des volumes), puis le plutonium (1%) et l’uranium de retraitement (les 95% restants). L’industriel Areva assure que le plutonium et l’uranium de retraitement sont réutilisables, ce qui représente le fameux taux de recyclage à 96%. Dans les faits, c’est plus compliqué.
En bateau, en train. Le plutonium est effectivement réinjecté dans le cycle du combustible, mais à des taux très faibles. En l’associant à de l’uranium appauvri, on obtient un nouveau combustible, le MOX (abréviation de «mélange d’oxydes»), qui alimente, en partie, 22 des 58 réacteurs français. Quant à l’uranium de retraitement, on ne peut le réutiliser qu’à hauteur de 10 %. Pour le réintroduire dans un cœur de réacteur, il faut l’enrichir plus que d’ordinaire. C’est un processus qui s’opère aujourd’hui en Russie, car la France ne dispose pas de la technologie. «Le site Eurodif, dans la Drôme, qui est l’usine d’enrichissement d’Areva, ne dispose pas d’une ligne de production spécifique pour permettre ce travail» explique Mycle Schneider, consultant international en matière d’énergie. Ainsi, Areva expédie une partie de l’uranium de retraitement à 8 000 kilomètres de la France, en Sibérie.
Les containers embarquent sur un bateau au Havre, jusqu’à Saint-Pétersbourg, puis sont chargés à bord d’un train pour être traités dans le complexe atomique de Tomsk-7. Une fois là-bas, l’uranium de retraitement est réenrichi, ce qui produit 10 % de matières réutilisables par EDF, et 90 % d’uranium très appauvri – que l’on appelle les queues d’uranium – qui deviennent la propriété de l’entreprise russe Tenex. C’est cet uranium qui est stocké sur de grands parkings à ciel ouvert. En l’état, il n’est guère dangereux… sauf si un avion venait à se crasher dessus. Cela disperserait les matières radioactives dans l’environnement.
Les industriels français du secteur, Areva et EDF, se défendent de laisser des déchets radioactifs aux Russes. Pour eux, cette matière appauvrie peut se réutiliser, elle est «valorisable». Et chez Borloo, à la direction de l’énergie et du climat, on décline les multiples usages qu’on pourrait en faire. «On peut l’associer à du plutonium et faire du MOX. Et quand les réacteurs de quatrième génération seront au point, en 2040 si tout se passe bien, on pourra la réutiliser», affirme-t-on. EDF considère en effet que cette dernière option «représente le potentiel de réutilisation le plus important, dans la mesure où les queues d’uranium constituent le combustible naturel de cette technologie». Rendez-vous donc en 2040.
Une vraie galère. Pour nombre d’experts et d’écologistes, l’utilisation de l’uranium appauvri stocké en Russie est improbable car cette matière s’apparente à une orange pressée deux fois : elle ne fournit plus guère de jus. «Théoriquement, on peut utiliser les queues pour fabriquer du combustible nucléaire, mais en pratique, les Russes ne le font pas, affirme Vladimir Tchouprov, chargé de campagne énergie de Greenpeace en Russie. Ce produit est polluant et il contient très peu d’uranium 235. C’est une vraie galère à utiliser. Pour nous, c’est un déchet ultime.» Pour les écologistes russes, Areva envoie en Russie des déchets qui n’ont aucune valeur marchande pour l’instant, et qui sont nocifs. «Les Français envoient des matières dont une partie faible, 10% environ, est effectivement réutilisée. Est-ce que ça vaut le coup ? De fait, ils abandonnent 90 % de leur matière chez nous» déplore l’écologiste russe.
«Le terme abandonner n’est pas approprié, rétorque Jacques-Emmanuel Saulnier, porte-parole d’Areva. La pratique internationale établie est la suivante : la matière enrichie revient au client [en l’occurrence EDF] et la matière appauvrie revient à l’enrichisseur. Mais il est vrai que la technologie peut s’améliorer. Pour l’heure, nous sommes technologiquement obligés de séparer les matières. Bientôt, nous pourrons nous en passer.»
Ce transfert de matières radioactives pose différentes questions : la sécurité de leur transport sur 8 000 km, la sécurité de leur stockage et l’efficacité du retraitement. En attendant d’hypothétiques sauts technologiques à venir, le cycle fermé du nucléaire français fuit donc en Russie. En toute opacité. »
Source : Liberation, Laure Noualhat
http://www.liberation.fr/economie/0101596550-nos-dechets-nucleaires-sont-caches-en-siberie
