Polémique sur les déchets nucléaires (arrêté interministériel)

Des déchets nucléaires droit dans le mur

«C’est irresponsable, criminel.» Roland Desbordes, le président de la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (Criirad), ne mâche pas ses mots. Objet de son ire : un arrêté interministériel, paru au Journal officiel le 14 mai 2009 qui, selon la Criirad, ouvre une dérogation à l’interdiction, inscrite dans le code de santé publique depuis 2002, d’utiliser ou d’ajouter des substances radioactives dans les matériaux de construction et biens de consommation.

En bref, les industriels peuvent désormais écouler leurs déchets radioactifs en les mixant à d’autres matériaux et en faire des gravats ou du ciment. «La porte ouverte à l’éparpillement de la pollution radioactive», s’inquiète Desbordes, et un risque pour la santé publique : «Inclure des substances, même faiblement radioactives, dans la nature, c’est accroître le risque de cancers».

L’enjeu est énorme. «Le code de la santé publique interdisait aux déchets de l’industrie nucléaire de sortir de la filière. L’arrêté change la donne. Aujourd’hui, seuls 10% des déchets, les plus radioactifs, sont enfouis en centres de stockage spécialisés et cela coûte cher à l’industriel. Le reste est entreposé, parfois en pleine nature, protégé par un simple grillage», poursuit le président de la Criirad. Il cite l’exemple d’une fonderie de la Loire qui envisageait d’utiliser des fûts ayant contenu des produits irradiés pour les mélanger avec d’autres ferrailles et fabriquer de la robinetterie. Le tribunal administratif a mis son veto. «On est aussi à l’aube du démantèlement des vieilles centrales nucléaires, note Roland Desbordes, soit des millions de tonnes de gravats dont les exploitants préféreront se débarrasser plutôt que de payer pour les stocker !»

Lire la suite sur Liberation :
http://www.liberation.fr/terre/0101618197-des-dechets-nucleaires-droit-dans-le-mur

Des substances radioactives dans les biens de consommation

« Le Gouvernement autorise par décret l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation…

Hier, comme tous les mois, je reçois mon mensuelUFC Que Choisir à la maison. Bien installé dans mon canapé je commence la lecture du numéro 477 de janvier 2010. Arrivé à la page 4, heureusement que j’étais assis ! Titre de l’article : « Déchets nucléaires : on risque de les avoir chez soi. »

Arrivé à la fin de sa lecture, atterré, je n’ai plus qu’une seule question aux lèvres : « Mais qui donc arrêtera cette bande de cinglés qui nous gouvernent ?! » De quoi s’agit-il ?

En infraction au code de la santé publique de 2002, malgré un avis défavorable de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et en violation à la loi du 28 juin 2006 sur la gestion des matières et déchets radioactifs,le Gouvernement de la France a fait passer en douce un arrêté en mai 2009 autorisant l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction. Ça veut dire, que si l’arrêté n’est pas annulé, tout ce que nous consommons, des vélos et des meubles en passant par les vêtements, les voitures, les emballages, le ciment, la laine de verre, les vitres… etc… etc… pourront être susceptibles, sans qu’on le sache, de libérer dans notre très proche environnement des radionucléides pendant toute la durée de leur élimination… c’est-à-dire au minimum 30 ans. Or, l’ASN est très claire : elle interdit la dilution comme mécanisme d’élimination. Pour en savoir plus vous pouvez vous reporter à l’article. »

Lire la suite sur http://www.agoravox.fr (par Alain Michel Robert)

Tchernobyl l’état doit-il payer pour son mensonge ?

Yoann Van Waeyenberghe et son avocat ont déposé une plainte devant le tribunal administratif de Châlons. Atteint d’un cancer de la thyroïde, le Rémois accuse la France d’avoir dissimulé des informations après le passage du nuage radioactif de Tchernobyl.

LE combat continue pour Yoann Van Waeyenberghe ! Le Rémois, atteint d’un cancer de la thyroïde a été le premier à déposer plainte pour dénoncer les mensonges de l’Etat après le passage du nuage radioactif de Tchernobyl au-dessus de la France. Hier, Yoann Van Waeyenberghe et son avocat, Me Ludot, se sont retrouvés devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, chargé de juger la plus grande part des litiges entre les particuliers et les administrations. « La faute de l’État est archi-caractérisée », réaffirmait l’avocat rémois, « Elle est basée sur la dissimulation d’informations ».
Yoann est âgé de 17 ans lorsque le nuage radioactif de Tchernobyl survole l’Est de la France, notamment les 1er, 2 et 5 mai 1986. Comme 2 300 000 autres enfants, Yoann, alors adolescent du quartier du Val-de-Murigny à Reims, a pu être contaminé à ce moment-là. En 1993, sept ans après la catastrophe ukrainienne, le diagnostic tombe et Yoann Van Waeyenberghe apprend qu’il est atteint d’un cancer de la thyroïde. Opération. Radiothérapie. Traitement lourd. Le jeune homme alterne les phases de fatigue et les phases de dépression. Difficile alors de mener de front une activité professionnelle. Sa première plainte devant la Cour de justice de la République a été rejetée en juin 2000. Certain que sa maladie et les fortes retombées de césium 137 sont intimement liées, le Rémois ne se décourage pas. « Mon client a été expertisé par le professeur Bonnet, un spécialiste qui exerce à la clinique des Capucins à Reims. Il a affirmé que la cause de ce cancer était exogène, ce qui signifie qu’il ne peut-être attribué qu’à des causes externes ». Me Ludot se base essentiellement sur cette expertise pour défendre la cause du Rémois devant le tribunal administratif. « C’est un combat difficile, je le sais. Je sens toujours le doigt d’Aréva sur la tempe ». Fatigué en permanence et soumis à de nombreux examens médicaux, Yoann Van Waeyenberghe doit quitter son emploi en 2006. « Cela devenait trop dur. J’ai des nausées chaque matin… », confie, la voix désormais affaiblie par la maladie, ce père de trois enfants. Depuis, il alterne les missions en intérim. Un préjudice moral et physique qui a un coût selon Emmanuel Ludot qui réclame une indemnisation à hauteur de 150 000 euros.

Lire la suite :
http://jacques.tourtaux.over-blog.com

Fin de l’atome chez Obama?

Trop cher, le nucléaire n’a pas beaucoup d’avenir aux Etats-Unis, à moins que le gouvernement s’en mêle, ce qu’il ne fait pas. Le Massachusetts Institute of technology a remis à jour sa longue étude publiée en 2003 sur l’avenir du nucléaire aux Etats-Unis. Six ans plus tard, ce long plaidoyer est resté lettre morte, et le nucléaire n’a pas progressé (ce qui revient à dire qu’il a reculé) aux Etats-Unis.
Pourtant, les centrales nucléaires américaines fonctionnent sans problème majeur, leur taux de disponibilité est excellent, les cours de l’uranium ne sont pas si onéreux que ça. Alors quelle est la raison de ce surplace-qui-est-un-recul?

C’est encore et toujours le prix du nucléaire. Les coûts de construction ont flambé de 15% par an dans le nucléaire en cinq ans, plus que pour les autres types de centrales thermiques. En 2007, le prix du kilowatt installé était de 4000 dollars pour le nucléaire, contre 2300$ pour le charbon et 850$ pour le gaz. Ce qui donne, selon le MIT, un coût de 8,4 cent au kWh pour le nucléaire, contre 6,2 pour le charbon et 6,5 pour le gaz. Même en taxant le gaz carbonique à 25$ la tonne, le nucléaire resterait encore un chouia plus cher que le charbon… (le projet de marché du carbone adopté aux USA table sur un cours de 15$ la tonne de CO2).

Mais il y a pire: les banquiers n’ont pas confiance et surfacturent les prêts accordés à cette industrie. Ils craignent les retards et surcoûts si fréquents dans l’industrie nucléaire et le font payer par une surprime qui creuse l’écart de coût entre le nucléaire et le charbon et le gaz.

A noter que les chercheurs du MIT, qui regrettent l’absence de progrès sur le stockage des déchets, se penchent à nouveau sur la question de la prolifération nucléaire, et réitèrent leur proposition de fournir du combustible nucléaire clefs-en-mains (enrichissement, retraitement) aux pays en dehors du G8, pour rendre moins attractif pour eux la construction d’installation d’enrichissement ou de retraitement, et éviter qu’ils ne se retrouvent avec de l’uranium très enrichi ou du plutonium…
Reste une question, si on ajoute le coût de ces installations et de ces opérations, sans compter les petits cadeaux nécessaires pour achever d’emporter l’adhésion des pays en question, à combien grimpe le prix d’un kilowatt-heure atomique?

Source :
http://effetsdeterre.fr/2009/05/22/latome-un-avenir-sombre-au-pays-dobama/

Areva et les athlètes, une perche dans le cul ?

Le saviez-vous ? Areva en plus d’être fondamentalement écolo puisqu’elle produit de la radioactivité et pas de CO2, Areva est aussi une sorte de fondation humaniste et sportive qui n’hésite pas à soutenir le sport et l’athlétisme. Décidément l’entreprise a beaucoup d’argent, trop?

Comme en atteste ce superbe site web verdâtre, Areva est le partenaire de l’athlétisme :
http://www.athlenergy.com/

Vous pourrez regarder sur ce site une magnifique vidéo du sportif olympique Jean Galfione, armé d’ une perche molle.

Un superbe site, un « meeting » au stade de France, on ne se refuse rien chez Areva pour tromper le public, pour tromper la population, pour tromper le monde entier. Areva est une entreprise majoritairement publique, ce qui signifie que c’est nous qui payons le chèque de Jean Galfione, improvisé agent de promotion numéro un pour l’occasion.

Jean Galfione, combien as-tu touché ? Hey champion, ta perche a beau être longue, tu nous l’enfonceras pas ! Nous ne sommes rien par rapport à votre puissance, mais vous ne tiendrez pas, car la force citoyenne c’est nous, et ça va bien finir par se savoir que vous dépensez notre argent et l’argent des générations futures en toute impunité.

Radioactivité du charbon et des engrais

A lire sur le blog Effets De Terre :

A la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire, l’association Robin des bois a conduit une étude sur la pollution, notamment radioactive, liée aux usages du charbon et des phosphates. Un état des lieux précieux.

Le minerai est un véritable cocktail de produits radioactifs. On y trouve notamment du potassium 40, du radium 228, du thorium 232, mais aussi du polonium 210, du plomb 210 et de l’uranium 238. Avec des variations spectaculaires d’un gisement à l’autre, et même dans un même gisement. Certains minerais, comme en Croatie, la radioactivité du charbon atteint 1000 Becquerels par kilogramme. C’est relativement peu, puisqu’un être humain émet à lui seul 7-8000 Bq (notamment par la radioactivité du potassium 40 et du carbone 14 contenu dans le corps). Mais la combustion du charbon concentre fortement la radioactivité dans les cendres: elle est multipliée par 7 à 10, explique le rapport de Robin des bois.

Contamination radioactive Israélienne

jabar

En 1956, la France fournissait la technologie nécessaire à la construction d’un réacteur nucléaire à Israël, sur le site de Dimona dans le désert du Néguev. Aujourd’hui les conséquences de ce programme nucléaire militaire sont dramatiques pour les populations environnantes.

Apres de nombreuses fuites nucléaires radioactives, et en conséquence d’essais nucléaires, la population de la région connaît un très grand nombre de cancers. La photo du jeune Jabar 13 ans, la jambe complètement brûlée par la radioactivité après que ce dernier ait joué dans la zone est particulièrement éloquente. Et illustre à merveille l’inconscience des politiques et des militaires incapables d’accepter par ailleurs leur évidente responsabilité.

«Il y a plus de 200 cas de cancer et il est devenu clair qu’il y a une augmentation des cas d’infertilité, qui a atteint 65%. En outre, des cas de fausses couches se sont répandus et l’un des cas significatifs à cette époque fut quand huit femmes d’un même quartier ont fait une fausse couche en l’espace d’une journée»
(…)
«Je suis médecin et j’ai travaillé pendant près de 30 ans à Al Thahiriyeh. Je confirme que les cas dont j’ai été témoin au cours des dernières années n’ont pas d’explications, sauf la radioactivité des armes nucléaires»
(…)
«Je n’exagère pas quand je dis que les cas de cancer sont devenus un phénomène quotidien dans ces régions en raison de la radioactivité nucléaire. Il y a des enfants qui sont nés sans mains et d’autres qui sont nés avec une difformité au visage ou sur le corps. De plus, les tumeurs de peau se propagent chez les gens à cause de ces radiations mortelles et les hommes dans les villages du Sud d’Hébron souffrent d’une perte des cheveux, »
Dr Sa’adeh, 2007 (Le Dr Mahmoud Sa’adeh est fondateur du Palestinian Medical Relief Society).

Rappelons que notre président VRP du nucléaire national Monsieur Nicolas Sarkozy continu de vendre à tour de bras et en toute impunité ces funestes technologies.
Il n’est jamais trop tard pour résister.

Source :

http://www.ism-france.org

http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucléaire_de_Dimona