Malaises nucléaires en chaîne

L’instabilité due aux secousses sismiques ne laisse rien présager de bon au Japon. La centrale de Tokai connaît un arrêt d’une de ses pompes du système de refroidissement, et la situation est toujours très critique dans les deux centrales nucléaires de Fukushima. Une radioactivité anormale a été détectée aux abords de la centrale d’Onagawa. Et en France, notre ministre de l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet soutient que « l’énergie nucléaire reste une bonne énergie-base décarbonée ».

Un nuage radioactif à prévoir

Après l’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima, les médias commencent à s’interroger sur les conséquences d’un nuage radioactif et les risques de pollution induits par celui-ci. Pour suivre l’évolution des vents, il existe le widget « Radar in Motion » ; l’Australian Radiation Services a quant à lui réalisé une carte de simulation de l’avancée du nuage.

EDIT le 18/03/2011 : selon une carte interactive publiée sur le site « Le Monde », une partie du nuage radioactif devrait toucher la côte ouest des Etats-Unis dans les prochaines heures. Il serait cependant dilué en partie par les pluies dans le Pacifique.

EDIT le 16/03/2011 : voici une simulation actualisée et une explication en video sur la tournure des évènements concernant le nuage radioactif et les vents, qui sembleraient défavorables

EDIT : il semblerait que cette simulation ne soit pas fiable. “Le Monde” évoque plutôt la direction vers la péninsule russe du Kamtchatka dans les 24 heures…

EDIT : le nuage de fumée formée lors de l’explosion de la première centrale devrait toucher la ville de Tokyo dans les prochaines heures.

carte nuage nucleaire japon

Source :
http://pourceuxquiaimentlenet.be

Stockage des déchets nucléaires

Un petit portfolio sur le monde, quelques photos pour illustrer le stockage des déchets nucléaires « faiblement » radioactifs dans l’Aude.

Il s’agit du stockage dit « de surface ».

Pour ceux que les poubelles radioactives intéressent, c’est à voir ici :

http://www.lemonde.fr/

« Le problème, c’est le cumul des faibles doses, dénonce de son côté Michel Guéritte (…) J’ai fait des comptages dans la région, en questionnant des médecins, infirmiers et pharmaciens, et j’ai trouvé un nombre anormal de cancers de la thyroïde, souvent engendrés par des irradiations. »

« Ces éléments posent problème car leur durée de vie dépasse largement les 300 ans, rétorque Mylène Josset. Et surtout, leur désintégration produit d’autres éléments dans le temps, comme des émetteurs alpha, très radiotoxiques et à la période radioactive très longue. » Pour l’ACRO, la banalisation du site est donc tout simplement impossible : « Dans 300 ans, les niveaux de radioactivité du site seront encore 100 000 fois plus importants que la radioactivité naturelle. La surveillance devra donc perdurer des milliers d’années. »

Stop ton Castor

Une vidéo de nos amis allemands qui ne comptent pas se laisser faire par la domination des « Castor » radioactifs 😉
Voici la technique expliquée en vidéo pour bloquer un train de déchets nucléaires !

Tchernobyl brûle encore

Les sites contaminés de Tchernobyl sont la proie des flammes, c’est confirmé par les autorités russes : les feux de forêts ont touché depuis fin juillet plus de 4000 hectares de zones de pollution radioactive, dans l’ouest de la Russie.

La radioactivité va donc pouvoir se disséminer dans le monde entier tranquillement…

Un petit EPR pour la route ?

La Russie en panique nucléaire

Les incendies dramatiques qui se déroulent actuellement en Russie touchent des sites nucléaire, avec toutes les conséquences sanitaires que cela peut avoir (dispersion de la radioactivité dans le monde). La zone radioactive autour de Tchernobyl serait bientôt touchée. Voila encore une preuve que le nucléaire qu’il soit civil ou militaire mène forcément et inexorablement à la catastrophe.

Grenelle 2 Nucléaire

Le journal Libération révèle un véritable scandale : le gouvernement français a fait passer en cachette un amendement qui permet aux centrales d’augmenter leurs rejets radioactifs sans accords préalables. Eh non ce n’est pas une mauvaise blague et encore moins de la science-fiction !

Dans le magma d’articles discutés la semaine dernière dans la loi Grenelle 2, l’un d’entre eux a peu fait parler de lui. Il concerne les rejets dans l’environnement des installations nucléaires.

Cet amendement supprime purement et simplement la procédure d’enquête publique pour toutes les demandes d’augmentation des rejets radioactifs et chimiques et des prélèvements d’eau des installations nucléaires.

Adopté vendredi sans être véritablement discuté, il fait partie des amendements proposés par le gouvernement, «ce qui signifie qu’il a été imposé très discrètement», signale Arnaud Gossement, juriste spécialisé en environnement. Pour lui, ce texte constitue une grave entrave à l’information du public justement.

En matière nucléaire, une autorisation est nécessaire quand on modifie notablement l’activité de l’installation car celle-ci peut entraîner une augmentation des rejets dans l’environnement. «Or, dans sa formulation, l’amendement dissocie augmentation des rejets et modification de l’activité: plus besoin de modifier son installation pour rejeter plus dans l’environnement, donc plus besoin de mener une enquête publique», explique Arnaud Gossement.

«Il suffit désormais de mettre l’information à disposition du public». En effet, pour le gendarme du nucléaire, une installation peut avoir des rejets supérieurs à ceux prévus par les décrets sans qu’on ait modifié notablement son activité, ni doublé la production. «Il existe des cas où on constate des rejets supérieurs de quelques pour-cent, ce qui n’est pas significatif», justifie Julien Collet. Par exemple, quand les installations vieillissent — ce qui est le cas actuellement — ou lorsqu’on charge un combustible plus enrichi…

Lors de la canicule de 2003, il a également fallu adapter les températures de rejet de l’eau dans les fleuves. Dans ces cas-là, donc, il ne sera plus nécessaire de mener une enquête publique pour obtenir une autorisation. Pour le Réseau Sortir du nucléaire, cela constitue «un blanc-seing donné à l’industrie nucléaire pour accroître discrètement les atteintes à l’environnement et aux êtres vivants, la pollution des milieux naturels et la mise en péril de la biodiversité des milieux aquatiques».

«L’amendement vise à consulter le public là où on ne le consultait pas, rectifie Julien Collet de l’ASN. Il introduit une information du public quand il n’y a pas de modification notable de l’activité du site.» Certes, mais les décisions seront prises sans enquête publique. C’est là que le bât blesse pour les ONG car l’enquête est garante d’une bonne information du public: elle dure plusieurs mois, elle impose aux exploitants de mettre toutes les informations à disposition du public durant 30 jours, un commissaire-enquêteur est nommé par un tribunal administratif et une étude d’impact accompagne généralement le tout.

Pourquoi l’ASN a-t-elle besoin d’une procédure plus pratique et plus rapide aujourd’hui? Dans le passé, de nombreuses centrales ont déjà produit des demandes d’autorisation de rejets et de prélèvements (Darpe), de plusieurs milliers de pages, officiellement pour «mettre en conformité les rejets réels des installations et la réglementation». Comprendre que les installations rejettent déjà plus que les réglementations ne les y autorisent.

Source :
http://www.liberation.fr/terre/0101634615-grenelle-le-discret-amendement-qui-facilite-les-rejets-radioactifs