EDF condamnée

EDF est condamnée à payer 4000€ d’amande pour une fuite radioactive (tritium) dans le Tarn-et-Garonne à la centrale de Golfech en 2010. Une fuite parmi d’autres, mais EDF est souvent protégé, et peu de plaintes sont déposées…

Accident nucléaire dans la centrale de Penly

Un incendie est en cours dans la centrale nucléaire de Penly, le réacteur s’est arrêté il y a quelques heures. L’incendie aurait lieu en ce moment dans le réacteur numéro 2. Nous vous tiendrons informé ici même de l’évolution de la situation, et d’une éventuelle fuite radioactive.

Où se situe Penly sur la carte de france des centrales nucléaires.

EDIT : Il y aurait bien eu une fuite radioactive compte tenu du fait que l’huile brûlée provenait ni plus ni moins d’une pompe du circuit primaire, la partie la plus proche du combustible nucléaire, contrairement à ce qu’affirment les autorités, cet accident est grave.

Je traduis le discours : on ne sait pas ce qui déconne, mais ne vous inquiétez pas !

Cet accident témoigne une fois de plus de la nécessité de sortir rapidement du nucléaire et des dangers constants qu’il fait peser sur la population et l’environnement. Avec un parc vieillissant, nous allons devoir gérer de plus en plus d’accidents, ce qui fait craindre un Fukushima français.

EDIT 2:
Nous sommes dans le cas d’un accident grave, puisqu’il y a eu une fuite d’eau (2 300 litres par heure en début de soirée) du circuit primaire, c’est tout le refroidissement de la centrale qui est en jeu. Et si la fuite témoigne d’une surpression cela pourrait entrainer une perte de contrôle du réacteur. L’eau du circuit primaire est à très haute pression, très haute température et très radioactive, rendant potentiellement l’enceinte impraticable pour l’homme.

En tout, 29 personnes sont entrées dans le bâtiment réacteur pour éteindre les départs de feu, dont un brulé.

Le circuit primaire (en vert sur le schéma) :

Normes sismiques obsolètes

Les normes sismiques dont se sont inspirés les créateurs de centrale nucléaire par le passé sont obsolètes.

Ces découvertes récentes en sismologique remettent en cause le modèle classique utilisé pour déterminer les normes sismiques des réacteurs nucléaires. La méthode déterministe qui consiste à dimensionner une centrale par rapport à un scénario maximum s’étant produit dans le passé apparaît désormais trop rigide. «Aucun sismologue sérieux ne dira que la possibilité de dépasser cette magnitude est de zéro», estime Jean-Philippe Avouac.

Avec les réseaux GPS qui permettent de mesurer les déplacements des plaques sur de vastes zones, les sismologues ont désormais les moyens de repérer les zones de sismicité. Un outil dont leurs prédécesseurs ne disposaient pas au moment où la plupart des centrales nucléaires ont été construites dans le monde.

Lire la suite sur le figaro

Socatri-Areva coupable

La Socatri (Areva) a été reconnue jeudi coupable par la cour d’appel de Nîmes du délit de «déversement de substances toxiques dans les eaux souterraines ayant entraîné une modification significative du régime normal d’alimentation des eaux», après une fuite d’uranium en juillet 2008.

Dans son arrêt, la cour d’appel de Nîmes a condamné la Socatri à une amende de 300.000 euros ainsi qu’aux paiements de 20.000 euros de dommages et intérêts à chacune des associations parties civiles comme Sortir du nucléaire, Greenpeace, Les Amis de la Terre ou France Nature Environnement.

Dans la nuit du 7 au 8 juillet 2008, 74 kg d’uranium avait été rejetés dans l’environnement sur le site de la Socatri, usine de traitement des déchets, à la suite du débordement d’une cuve.

Source : http://www.liberation.fr

Le nucléaire fuit de partout…

Pour un peu, en ce moment on se croirait dans le film visionnaire de Stanley Kubrick Dr folamour, ou les bombes atomiques explosent tour à tour de concert.

Au chapitre des réjouissances donc une fuite, ou plutôt des fuites radioactives à répétition dans la centrale de Paluel (à côté de Dieppe). cf- cette citation de la CGT :  » Après l’apparition de fuites dans le bâtiment réacteur, nous avons écrit un courrier avant la mi-mai pour demander de mettre à l’arrêt la tranche et déterminer d’où venaient les fuites, indique Yves Adelin, de la CGT. La direction a arrêté le réacteur le week-end de la Pentecôte pour effectuer une intervention, mais cela ne suffit pas. « , c’est rassurant.
Suite à cela les actions d’Areva et d’EDF on chuté une fois de plus.
Autre mauvaise nouvelle, la durée de vie de la centrale de Fessenheim va bien être prolongée de 10 ans (comme Fukushima qui venait de l’être également). À croire qu’ils attendent que ça pète pour les fermer. Ne parlons pas de démantèlement, c’est une vraie belle utopie industrielle : ça n’existe pas !

Nous apprenons aussi que les centrales russes sont dans un état lamentable.
Enfin, au passage un article intéressant des Inrocks : Nucléaire : une info sans failles.

Dernières nouvelles de Fukushima

Les ouvriers de Fukushima ont réussi à colmater la brèche qui laissait s’échapper des tonnes d’eau radioactives dans la Pacifique (7 tonnes par heure). Cependant, les rejets volontaires d’eau « faiblement » contaminée dans l’océan sont actuellement en cours (11.500 tonnes), afin de laisser de la place pour stocker les 60.000 tonnes d’eau hautement radioactive du site.  Cette eau est la conséquence de l’arrosage permanent destiné à maintenir à température les réacteurs et les piscines de combustible usés.

Les risques de contamination importante de la chaîne alimentaire marine est donc loin d’être écarté.

De plus, une opération « d’inertage » devrait commencer très prochainement : il s’agira d’injecter de l’azote dans le réacteur n°1 (dans lequel s’accumule de l’hydrogène) afin d’éviter une nouvelle explosion.

Pour éviter un cataclysme nucléaire, les ouvriers ont encore beaucoup à faire : rétablir l’électricité dans la centrale et le fonctionnement des circuits de refroidissement afin d’empêcher les barres de combustibles d’entrer en fusion.

Du Plutonium autour de Fukushima

Le premier ministre japonais, Naoto Kan, a assuré, mardi 29 mars, que son gouvernement était « en état d’alerte maximal » face aux problèmes de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, selon les médias. M. Kan a souligné que la situation restait « imprévisible » dans cette centrale, dont les systèmes de refroidissement de quatre réacteurs sur six sont en panne et où les fuites radioactives se sont multipliées depuis le séisme et le tsunami du 11 mars.

(La suite sur Le Monde)

La radioactivité a atteint Tokyo

De l’iode et du césium ont été détectés dans l’atmosphère à proximité de la capitale japonaise. Il s’agirait d’une radioactivité 40 fois plus importante que la normale. Les autorités ont établi une zone d’exclusion aérienne de 30 km autour de la centrale. Cependant, les populations seront exposées à ces radiations, tout comme les ouvriers de la centrale qui se mettent en danger et sacrifient leur santé pour contenir le danger.

Nucléaire à Teheran : ça fuit déjà…

« L’été dernier, il avait estimé que le chargement du combustible ne prendrait qu’un peu plus de deux semaines et que la centrale pourrait commencer à produire de l’électricité avant fin novembre.

Le mois dernier, les autorités iraniennes ont annoncé que les opérations avaient pris du retard, à cause selon elles d’une « petite fuite » dans une piscine où était entreposé le combustible. »

Ah bon ! juste une « pt’ite » fuite : c’est rassurant !

Source :

http://tempsreel.nouvelobs.com