Fuite radioactive aux USA

Une fuite de plus, et une fois de plus annoncée sans gravité, alors que n’importe quelle fuite de radioactivité est grave !!

«Fuite radiologique» à la centrale de Three Mile Island
Un petit groupe d’employés a été contaminé, sans gravité selon les autorités. La centrale nucléaire située en Pennsylvanie avait été touchée par un grave accident en 1979.

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Incident Nucléaire à Cadarache

Incident de niveau 2 à Cadarache

« L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décidé de classer au niveau 2 de l’échelle Ines un incident survenu sur un site du CEA à Cadarache (Bouches-du-Rhône) et ordonné l’arrêt des travaux sur cette installation en cours de démantèlement. La semaine passée, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) avait indiqué avoir signalé à l’ASN un incident constaté lors d’opérations d’assainissement de son atelier de technologie du plutonium, à l’arrêt depuis 2003 et situé à Cadarache. Le CEA affirmait avoir repéré des dépôts de plutonium supérieurs à ses prévisions, lors du démantèlement de boîtes à gants, enceintes étanches permettant d’accéder de façon sécurisée à des zones contenant de la matière nucléaire.

Dans un communiqué, l’ASN souligne que les dépôts « évalués à environ 8 kg pendant la période d’exploitation de l’installation » étaient en fait « de l’ordre de 22 kg et le CEA estime que la quantité totale pourrait s’élever à près de 39 kg ». « L’ASN (…) a suspendu les opérations de démantèlement dans l’installation et a soumis leur reprise à son accord préalable », précise le communiqué qui insiste sur le décalage entre le signalement de l’incident par le CEA (le 6 octobre) et la connaissance du problème (juin).

Greenpeace France s’alarme

« Ce délai est tout à fait inacceptable », a commenté Laurent Kueny, chef de la division de Marseille de l’ASN qui pointe par ailleurs un « problème de méconnaissance partielle » des données concernant les quantités de matière présente. Le CEA a expliqué avoir déclaré l’incident en octobre préférant « attendre d’avoir une vision globale des stocks » de matière. « Nous sommes de bonne foi dans cette affaire », a plaidé Henri Maubert, un porte-parole du CEA.

Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a estimé à la suite de la position de l’ASN que « l’exigence de transparence doit être absolue en matière de sûreté nucléaire » et « regrette profondément qu’un tel délai se soit écoulé entre la découverte de cette situation et sa déclaration ». « Cette transparence et cette exigence de sécurité sont les conditions incontournables de la fourniture d’électricité d’origine nucléaire. Elles seront respectées ».

Greenpeace France « considère vraiment qu’il s’agit d’une des situations les plus graves et les plus critiques que l’on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps ». « Il est quand même incroyable que la comptabilité du plutonium qui devrait se faire en grammes – or, là, on parle quand même de l’équivalent de cinq bombes nucléaires – on ne soit pas capable de la faire à la dizaine de kg près, c’est hallucinant », a déclaré Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire au sein de l’assocation écologiste. »

Source : AFP

Fin de l’atome chez Obama?

Trop cher, le nucléaire n’a pas beaucoup d’avenir aux Etats-Unis, à moins que le gouvernement s’en mêle, ce qu’il ne fait pas. Le Massachusetts Institute of technology a remis à jour sa longue étude publiée en 2003 sur l’avenir du nucléaire aux Etats-Unis. Six ans plus tard, ce long plaidoyer est resté lettre morte, et le nucléaire n’a pas progressé (ce qui revient à dire qu’il a reculé) aux Etats-Unis.
Pourtant, les centrales nucléaires américaines fonctionnent sans problème majeur, leur taux de disponibilité est excellent, les cours de l’uranium ne sont pas si onéreux que ça. Alors quelle est la raison de ce surplace-qui-est-un-recul?

C’est encore et toujours le prix du nucléaire. Les coûts de construction ont flambé de 15% par an dans le nucléaire en cinq ans, plus que pour les autres types de centrales thermiques. En 2007, le prix du kilowatt installé était de 4000 dollars pour le nucléaire, contre 2300$ pour le charbon et 850$ pour le gaz. Ce qui donne, selon le MIT, un coût de 8,4 cent au kWh pour le nucléaire, contre 6,2 pour le charbon et 6,5 pour le gaz. Même en taxant le gaz carbonique à 25$ la tonne, le nucléaire resterait encore un chouia plus cher que le charbon… (le projet de marché du carbone adopté aux USA table sur un cours de 15$ la tonne de CO2).

Mais il y a pire: les banquiers n’ont pas confiance et surfacturent les prêts accordés à cette industrie. Ils craignent les retards et surcoûts si fréquents dans l’industrie nucléaire et le font payer par une surprime qui creuse l’écart de coût entre le nucléaire et le charbon et le gaz.

A noter que les chercheurs du MIT, qui regrettent l’absence de progrès sur le stockage des déchets, se penchent à nouveau sur la question de la prolifération nucléaire, et réitèrent leur proposition de fournir du combustible nucléaire clefs-en-mains (enrichissement, retraitement) aux pays en dehors du G8, pour rendre moins attractif pour eux la construction d’installation d’enrichissement ou de retraitement, et éviter qu’ils ne se retrouvent avec de l’uranium très enrichi ou du plutonium…
Reste une question, si on ajoute le coût de ces installations et de ces opérations, sans compter les petits cadeaux nécessaires pour achever d’emporter l’adhésion des pays en question, à combien grimpe le prix d’un kilowatt-heure atomique?

Source :
http://effetsdeterre.fr/2009/05/22/latome-un-avenir-sombre-au-pays-dobama/

Deux sous-marins nucléaires entrent en collision dans l’Atlantique

Les bâtiments français «Le Triomphant» et britannique «HMS-Vanguard» se seraient heurtés début février, selon The Sun. Un accident rarissime et dont les conséquences potentielles sont «inimaginables», selon le quotidien britannique.

Selon le «Sun», «Le Triomphant» est rentré à Brest avec des dommages importants subis par son dôme-sonar. Quant au «Vanguard», il a été remorqué dimanche soir jusqu’au port écossais de Faslane, avec des éraflures et des bosses visibles sur sa coque.

Citant de hauts responsables de la Royal Navy, le tabloïd précise que cet accident s’est produit «le 3 ou le 4 février» et ses «conséquences potentielles sont inimaginables», souligne l’un de ces hauts responsables britanniques. Tout en écartant une «très improbable explosion nucléaire», ce même responsable ajoute toutefois: «Mais il y avait un risque de fuite radioactive. Pire, nous aurions pu perdre l’équipage et les têtes nucléaires (…) cela aurait été un désastre national».

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Manifestation à Tricastin le 25 octobre

Le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle les citoyens à manifester avec le Collectif antinucléaire 84 le samedi 25 octobre à Tricastin. En participant à cette initiative, il s’agit de rappeler que les incidents et accidents nucléaires qui ont frappé la France et l’Europe ces dernières semaines sont des avertissements : une véritable catastrophe, comparable à celle de Tchernobyl, peut se produire à chaque instant.

Lien : Sortir du Nucléaire

Sites nucléaires & contamination des nappes phréatiques

Un article interessant sur le site Le Point.fr par Par Marc Vignaud : « Les sites nucléaires provoquent une contamination des nappes phréatiques « 

Des nappes contaminées sur une majorité de sites.

La majorité des eaux souterraines liées aux sites nucléaires, civils ou militaires, souffrent d’une contamination liée à des incidents d’exploitation, souvent anciens, et aux conditions d’entreposage de déchets radioactifs qui remontent aux années 1950 et 1960.

(…)

L’IRSN relève par ailleurs une contamination des eaux souterraines au tritium, au césium 137 ou encore au strontium 90 sous les sites des centres du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et les installations du cycle combustible nucléaire. Plus inquiétant, pour certains sites, les nappes situées en aval des sites sont elles-mêmes contaminées. C’est notamment le cas sur le site de Marcoule dans le Gard. Rappelons que, conformément à la loi, les exploitants de sites nucléaires obtiennent des autorisations de rejets (gazeux, liquides…) dans l’air, dans le sol ou dans les cours d’eaux liées au fonctionnement de leur activité. En revanche, tout rejet direct dans la nappe phréatique est strictement interdit.

(…)

La nappe du Tricastin particulièrement polluée.

Le site nucléaire à cheval sur le département de la Drôme et du Vaucluse rassemble un grand nombre d’installations différentes dont celle, militaire, de Pierrelatte. Or, l’état environnemental de ce genre de complexe est particulièrement difficile à appréhender, reconnaît l’IRSN, car les études demandées se limitent généralement à une seule installation nucléaire. L’état radiologique de la nappe phréatique du site est pourtant connu. Il présente, entre autres, une concentration en uranium « nettement supérieure » à la valeur guide recommandée par l’OMS de 15 microgrammes par litre. Plus grave, à l’extérieur du site, cette valeur est toujours dépassée, même si les chiffres sont moins importants. Selon l’IRSN, l’origine de ces concentrations reste encore incertaine. Didier Collet explique pour sa part que la pollution constatée au Tricastin est liée à « une accumulation de facteurs mais n’est pas une situation pérenne ». Selon ce responsable de l’ASN, le marquage anormal de la nappe provient surtout d »une contamination historique » dont l’origine est encore méconnue. Interrogé sur les actions à entreprendre pour y remédier, il répond que « l’IRSN va réaliser une étude hydrologique approfondie pour remonter à l’origine de cette contamination et mieux connaître l’état naturel de la nappe et notamment ses courants ».

Source : Le Point.fr

Nouvel incident Tricastin

Le 9 Sept. 2008 :
Si les opérations de réparation se passent mal, une fuite radioactive dans l’environnement serait alors inévitable.

« Un incident a eu lieu lundi à 10H30 pendant un arrêt de tranche à la centrale nucléaire exploitée par EDF au Tricastin, située sur la commune de Saint-Paul-Trois-Chateaux (Drôme), a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
« Ce matin, lors des opérations de déchargement du combustible prévues dans le cadre de l’arrêt de l’unité de production n°2, une position anormale de deux assemblages combustible a été détectée, empêchant la poursuite de la manoeuvre », a pour sa part indiqué EDF, dans un communiqué.

L’ASN a expliqué dans son communiqué que le coeur du réacteur nucléaire est composé de 157 assemblages combustibles comportant chacun 264 crayons qui contiennent le combustible nucléaire.

« Les réacteurs doivent être arrêtés périodiquement et déchargés pour procéder au renouvellement du combustible. Lors de cette opération, le couvercle de la cuve du réacteur et les structures internes supérieures de maintien sont retirés pour pouvoir accéder aux assemblages combustibles et pouvoir les remplacer », a détaillé l’ASN. Dans la centrale du Tricastin, lors de cette opération, « deux assemblages combustibles sont restés accrochés aux structures internes supérieures au cours des opérations d’enlèvement », obligeant l’exploitant à interrompre ces opérations « conformément aux règles d’exploitation du réacteur ».

Les deux assemblages restés coincés sont actuellement « sous eau dans la cuve », a ajouté l’ASN. « Le bâtiment réacteur a été évacué et fermé de façon préventive. Les équipes nécessaires à la résolution de l’incident technique sont mobilisées », a souligné de son côté EDF, qui ne peut pour le moment préciser la durée de cette intervention.

EDF, qui assure que « cet événement n’a aucune incidence sur l’environnement et la sûreté des installations », a proposé au gendarme du nucléaire de le classer au niveau 1 sur une échelle qui va de 0 à 7. « Un incident de même nature s’était produit à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine en 1999″, a, pour sa part, indiqué l’ASN.

Le site du Tricastin, qui comporte plusieurs installations, a connu cet été une série d’incidents. Dans la nuit du 7 au 8 juillet, 74 kilos d’uranium ont été rejetés dans l’environnement à la suite du débordement d’une cuve à l’usine Socatri (Areva) à Bollène (Vaucluse). Le 23 juillet, une centaine de travailleurs ont subi une contamination par de la poussière radioactive lors d’une opération de maintenance sur le réacteur n°4 de la centrale EDF du Tricastin, à proximité de l’entreprise Socatri. »

Source : Liberation

Fuite radioactive dans le sud Cadarache

A Cadarache en juin et juillet (incident de niveau 1) :

« Rejets non autorisés en tritium par l’installation Rapsodie

Le 26 août 2008, le CEA Cadarache a déclaré à l’ASN un événement significatif concernant des rejets non autorisés de tritium gazeux par l’installation Rapsodie.

Les faibles quantités rejetées, de l’ordre de 0,238 GBq en juin et juillet 2008, permettent d’écarter tout impact pour l’environnement. Cependant, le non respect des modalités de surveillance hebdomadaires et mensuelles des rejets en tritium de l’installation, prévues dans l’arrêté interministériel du 5 avril 2006, n’ont pas permis de détecter immédiatement le rejet.

L’ASN a réalisé une inspection réactive le 29 août 2008 pour examiner les origines du rejet et de sa détection tardive.
Le rejet est lié à la réalisation d’une nouvelle expérimentation au sein de l’INB 25, dont le risque de rejet incidentel n’avait pas été pris en compte par l’exploitant, malgré son identification par le service de protection contre les rayonnements ionisants du site. Par ailleurs, la manipulation réalisée par les expérimentateurs n’était pas conforme à celle autorisée par le directeur du centre.
L’ensemble des constatations et demandes issues de cette inspection, a été adressé à l’exploitant sous forme d’une lettre de suite qui est publiée sur le site Internet de l’ASN, www.asn.fr.

L’exploitant devra rapidement proposer des mesures correctives à l’ASN, notamment pour assurer la prise en compte de toutes les modalités de surveillance des rejets prévues dans l’arrêté interministériel du 5 avril 2006. En effet, le non respect de celles-ci avait déjà été constaté à l’occasion de la déclaration d’un événement sur l’installation Phébus le 28 juillet 2008.

Cet événements ne présente pas d’impact pour les travailleurs, la population ou l’environnement. Néanmoins, en raison des lacunes dans la culture de sûreté identifiées lors de l’inspection, l’ASN a décidé de classer cet événement au niveau 1 de l’échelle INES, qui en compte 8 de 0 à 7. »

Selon le site de l’ASN :
http://www.asn.fr/sections/rubriquesprincipales/actualites/avis-d-incident/2008/rejets-non-autorises-en-tritium-par

PS. Contrairement à ce que prétend l’ASN, un organisme d’état, tout rejet dans l’environnement est nuisible pour l’homme.

Incident nucléaire de niveau 3 en Belgique

Après les Espagnols, c’est au tour de nos voisins belges ; le nucléaire c’est formidable.

« Des voitures de police munies de hauts-parleurs ont diffusé des appels à la prudence à Fleurus, au sud de la Belgique, suite à un incident nucléaire. Un rejet d’iode radioactif avait été constaté le week-end dernier dans un laboratoire de l’Institut des radioéléments.

Ces messages recommandent aux habitants de Fleurus et des villages situés dans un rayon de cinq kilomètres de ne pas consommer les fruits et légumes de leurs jardin, l’eau de pluie et le lait des fermes environnantes jusqu’à nouvel ordre, a indiqué le bourgmestre (maire) de la localité. »

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http://www.romandie.com

Fuite d’uranium dans la Drôme

AFP, le 22/08/2008 20h20

Une petite fuite d’uranium a été détectée jeudi sur une canalisation des réseaux d’effluents de la société Comurhex, filiale d’Areva, à Pierrelatte (Drôme), a indiqué l’entreprise dans un communiqué.

La fuite a été détectée sur une canalisation enterrée, qui n’était normalement plus utilisée. Mais lors de travaux de modernisation de ce réseau, les ouvrier se sont aperçus qu’un clapet anti-retour défectueux avait laissé passé de manière occasionnelle des échantillons sortant d’un laboratoire d’analyse et qui devaient aller vers une station de retraitement, a expliqué un porte-parole d’Areva.

« Compte tenu du débit faible et très irrégulier de celle-ci, la quantité de matière concernée ne peut-être que mineure », détaille le communiqué.

En se basant sur la concentration moyenne en uranium des échantillons et sur l’importance de la fuite, la Comurhex estime qu’envion 250 grammes d’uranium par an ont pu pénétrer dans le environnant la canalisation défectueuse.