Radiohead Bercy 10 Juin 2008

Radiohead Bercy 10 Juin 2008

Pour ceux qui n’étaient pas présents ce soir-là, voici un bref compte rendu du concert de Radiohead du 10 juin 2008. Le groupe le plus vert de la planète jouait à Paris Bercy.

Un concert long, plus de deux heures. Un bon concert “compile”. De grands moments, lorsque le groupe sort un peu des sentiers battus. Comme lorsque le groupe joue le génial et étrange Bangers’n Mash (présent sur le deuxième disque de In Rainbows). Ou encore lors de l’inédit Super Collider : Thom York impressionnant seul devant son piano autour de 18 000 personnes envoûtées. Suivi d’un grand You And Whose Army ? accompagné à la vidéo par l’oeil un peu louche du chanteur compositeur.

Pour le coté vert, le décor et les éclairages (par ailleurs très réussis) ont eté revus de manière économe en énergie. Les déplacements du groupe ont été rationalisés. Les journalistes ont dû pédaler pour avoir leurs invitations. Enfin selon le site Radiohead.fr Thom a inclus quelques noms de compagnies pétrolières dans la chanson Dollars And Cents (Exxon, Shell, Mobil, BP).

Voici la set list du concert :

15 Step
02. Bodysnatchers
03. All I Need
04. Airbag
05. Nude
06. Pyramid Song
07. Weird Fishes/Arpeggi
08. The Gloaming
09. Dollars And Cents
10. Faust Arp
11. Videotape
12. Optimistic
13. Just
14. Reckoner
15. Everything In Its Right Place
16. Fake Plastic Trees
17. Jigsaw Falling Into Place

Encore1 :

18. House of Cards
19. There there
20. Bangers’n Mash 
21. The National Anthem
22. How To Disappear Completely

Encore2 :
23. Super Collider
24. You And Whose Army ?
25. Karma Police 
26. Idioteque

Sur le Gandhi Vert :
Radiohead _IN/ RAINBOWS_ un manifeste vert ?

Pour plus de détails sur le concert
http://www.radiohead.fr
http://afp.google.com

Justice au delà de la polémique

J’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas…

…c’est très bien la morale, mais ce que peu de gens disent :

Les deux membres de Justice (depuis le coup du clip “Stress”) sont devenus de véritables rock star.

C’est la première fois qu’internet construit une réputation de rock star à un artiste.

C’est la première fois en France qu’un groupe électro (sans paroles) “parle” socialement (et politiquement) avec tant d’ampleur.

La polémique fut raisonnablement démesurée et semble témoigner d’un profond malaise face à la violence.

En ce qui concerne le clip lui-même :

La violence y apparaît comme stressante et oppressante.

La jeunesse y apparaît incontrôlable et surpuissante dans son potentiel de nuisance et dans sa capacité d’action.

Le clip transpire la fiction ; et il me paraît donc idiot de le prendre au pied de la lettre. Ce serait comme prendre un film de Cronenberg ou le film “C’est arrivé près de chez vous” au premier degré !

Voilà ce qui me semble important et intéressant dans cette histoire, au-delà des habituels…

….j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, j’aime, je n’aime pas, du buzz.

Les artgames écolo de Jason Rohrer

passage

J’ai découvert par hasard « Passage » le jeu-oeuvre d’art de Jason Rohrer. Quelque peu secoué par le jeu, et après y avoir joué deux ou trois fois, je décide d’en parler sur le Gandhi Vert, sans savoir quelle cohérence il pouvait y avoir avec l’environnement. C’est alors qu’en creusant un peu, j’apprends que Jason Rohrer le créateur du jeu qui se revendique écologiste radical, est un adepte de la simplicité volontaire. L’intuition était bonne, il n’y a pas de hasard !

Dans un document intitulé « Voluntary Simplicity« , il explique ses choix de vie : sa ville, sa nourriture, ses modes de transport, son abandon du frigo, etc..

Jason Rohrer, a réalisé d’autres jeux que Passage ; les amoureux du Kid A de Radiohead sauront notamment se laisser bercer par le charme esthético écolo de « Cultivation« .

Je pourrais vous parler du jeu Passage, mais l’idéal reste d’appréhender l’oeuvre sans préjugés, je vous laisse donc vivre cette expérience de 5 minutes sans vous en dire plus.

Voici quelques propos de Jason Rohrer publiés sur le site Ecran :

« En tant que joueur de longue date qui aujourd’hui a une famille, je n’ai simplement plus de temps à perdre sur des jeux qui n’ont pas quelque chose d’important à me dire. Il y a plein de films qui méritent que je leur donne mon temps, mais peu de jeux vidéo. Je pense qu’il y a beaucoup de joueurs vieillissants qui se trouvent exactement dans la même situation : nous avons grandi, mais pas les jeux. »

Cette expérience vous a-t-elle appris quelque chose ?

« J’ai appris qu’un jeu n’a pas besoin d’être compliqué ou long pour avoir un impact puissant sur les gens. En fait, il semble que plus c’est simple, meilleur c’est. »

Si vous avez aimé, n’hésitez pas à partager votre expérience par le biais des commentaires 😉

Les jeux sont tous disponibles sur Mac Linux et PC.

Liens :

http://hcsoftware.sourceforge.net/passage/

http://hcsoftware.sourceforge.net/jason-rohrer/simpleLife.html

http://hcsoftware.sourceforge.net/jason-rohrer/

http://www.ecrans.fr/Passage-est-une-oeuvre-d-art,3124.html

Le Gandhi Vert Vs Dominique Voynet sur Le Monde.fr

Jeudi 5 Juin 2008 20h30

« Le Gandhi Vert :  Qu’allez-vous faire contre l’usage superflu de la voiture à Montreuil (et pour les circulations douces) ?

Dominique VoynetDans le bas Montreuil, c’est facile de faire du vélo. C’est plus compliqué dans les quartiers au relief plus exigeant. Ma priorité reste de réduire les nuisances liées à la voiture en mettant en place sur un tiers environ de la surface de la ville des zones 30, à vitesse réduite, en traquant le stationnement sur trottoir qui pénalise les poussettes, les fauteuils des personnes âgées et handicapées, en réservant des voies pour les bus pour améliorer leur fluidité, en revoyant le plan de circulation du centre-ville, qui se contente de détourner les voitures vers des rues étroites qui ne sont pas faites pour ça. »
(…)

Source :

Dominique Voynet : « le nucléaire est une technologie dangereuse »

Alerte nucléaire européenne (Slovénie)

Le Mercredi 4 Juin 2008, 20h30 :

« La Commission européenne a déclenché mercredi le système d’alerte européen sur les risques radioactifs après un incident survenu dans une centrale nucléaire en Slovénie, à Krsko, qui est en cours de mise à l’arrêt. »

(…)

« Ce système d’alerte a été créé par l’UE en 1987 après l’explosion de la centrale soviétique de Tchernobyl. Il permet aux Etats membres de communiquer en cas d' »accident nucléaire majeur ou d’urgence radioactive », selon la Commission.

Il est utilisé fréquemment, a indiqué le porte-parole de la Commission chargé de l’Energie Ferran Tarradellas. Mais il est très rare que Bruxelles juge que l’incident vaille la peine d’être rendu public »

(Lire la suite Alerte nucléaire européenne après un incident dans une centrale en Slovénie AFP)

centralenucleairedekrsko

La crise pétrolière, Corinne Lepage

Corinne Lepage (chronique sur France culture, lundi 2 juin) nous offre un point de vue inactuel sur la crise pétrolière.

« Il serait intéressant de savoir si les brevets des solutions alternatives ne seraient pas par hasard bloqués par des sociétés pétrolières ou des Etats pétroliers ? »
(…)
« Malheureusement, et comme après le premier choc pétrolier, nous risquons de laisser passer le train de la transformation indispensable à notre survie, en laissant les amis du pétrole gagner deux fois contre le reste du monde. »
(…)
« Jamais l’humanité n’a disposé de moyens d’une telle ampleur pour répondre à la crise systémique que nous vivons ; encore faut-il qu’ils soient alloués aux secteurs économiques du futur et non du passé, que l’Etat permette aux citoyens de supporter le choc et que collectivement a minima l’Europe défende ses intérêts et ceux des européens dans la grande bagarre de la géostratégie du pétrole qui se joue sous nos yeux »

(Article complet Corinne Lepage Le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt)

Vive la fin du pétrole… et Serge Gainsbourg !

Vive la fin du pétrole... et Serge Gainsbourg

La hausse spectaculaire du pétrole provoque une agitation médiatique et syndicale importante. Il en résulte que tout le monde semble mécontent, en colère.

Et si la hausse des produits pétroliers et des matières premières était une chance ? Celle de pouvoir vivre mieux, et même de pouvoir continuer d’exister tout en s’amusant ?

L’utilisation du pétrole a incontestablement représenté un progrès pour les êtres humains.

Mais avec les pollutions diverses le réchauffement climatique et les mauvais comportements, ce progrès semble s’être transformé en véritable cauchemar.

En 1968 Gainsbourg chantait “Ford Mustang” et “Torrey Canyon” (sur l’album Initials B.B.), la voiture représentait la liberté. La consommation, par sa délicieuse légèreté, et le pétrole étaient “cool”, “in”.

Quarante ans plus tard, la voiture en ville représente l’ultime attribut du beauf, le pétrole est maudit, il nous file entre les doigts “salauds d’chinois”. Il y a des radars sur les routes, et des points de permis.

Il est bien loin le charme de la Ford Mustang !

Quant aux revendications, soyons sérieux, comment être solidaire avec les pêcheurs qui veulent achever les derniers bancs de poissons de l’océan ?

Comment être solidaire du routier et de l’automobiliste alors qu’ils empoisonnent et estropient une bonne partie de la population ?

Comment être solidaire avec les agriculteurs qui veulent payer moins cher les pesticides et engrais chimiques qui polluent notre sang et nos rivières ?

Le pétrole c’est fini les amis, vous êtes “out”.

Vous faites partie de l’arrière garde, et ce n’est pas l’argent public qui va vous renflouer, car “les caisses sont vides” et pour le coup ça tombe plutôt bien !

 

Ford Mustang (Serge Gainsbourg) 1968

On s’fait des langues

En Ford Mustang

Et bang on embrasse les platanes

« Mus » à gauche, tang à droite

Et à gauche à droite

Un essuie-glace

Un paquet d’cool

Un badge avec inscrit d’ssus keep cool

Un’ barr’ de chocolat

Un coca-cola

On s’fait des langues

En Ford Mustang

Et bang on embrasse les platanes

« Mus » à gauche, tang à droite

Et à gauche à droite

Une bouteille de fluide

Make up

Un flash, un browning

Et un pick up

Un recueil d’Edgard Poe

Un briquet zippo

On s’fait des langues

En Ford Mustang

Et bang on embrasse les platanes

« Mus » à gauche, tang à droite

Et à gauche à droite

Un numéro de Superman

Un écrou de chez Paco Rabanne

Un’ photo d’Marilyn

Un tub’ d’aspirine

On s’fait des langues

En Ford Mustang

Et bang on embrasse les platanes

« Mus » à gauche, tang à droite

Et à gauche à droite

 

 

Torrey Canyon (Serge Gainsbourg) 1968

Je suis né

Dans les chantiers japonais

En vérité, j’appartiens

Aux Américains

Une filiale

D’une compagnie navale

Dont j’ai oublié l’adresse

À Los Angeles

Cent vingt mille tonnes de pétrole brut,

Cent vingt mille tonnes

Dans le Torrey Canyon

Aux Bermudes

À 30 degrés de latitude

Se tient la Barracuda Tankers Corporation

Son patron

M’a donné en location

À l’union Oil company

De Californie

Cent vingt mille tonnes de pétrole brut

Cent vingt mille tonnes

Dans le Torrey Canyon

Si je bats

Pavillon du Liberia

Le cap’tain et les marins

Sont tous italiens

Le mazout,

Dont on m’a rempli les soutes,

C’est celui du Consortium

British Petroleum

Cent vingt mille tonnes espèces de brutes

Cent vingt mille tonnes

Dans le Torrey Canyon

 

Sauver les pandas et les tigres ?

Alors que la problématique du réchauffement climatique semble monopoliser le débat environnemental, l’érosion de la biodiversité se poursuit à un rythme soutenu, actuellement son coût s’élèverait déjà de 2 000 milliards d’euros par an (soit 6 % du PNB mondial).

“Il ne s’agit pas simplement de « sauver les pandas et les tigres » comme l’a rappelé le commissaire européen à l’environnement, Stavros Dimas, mais de ne pas épuiser « un capital naturel » dont les sociétés humaines restent dépendantes pour leur survie.”

(Article complet Laurence Caramel Le Monde)