Le divorce des Red Hot Chili Peppers

Selon un article sur le site de John Frusciante (du 16 décembre 2009), le cheminement du génial John Frusciante se fera sans le groupe…

To put it simply, my musical interests have led me in a different direction. Upon rejoining, and throughout my time in the band, I was very excited about exploring the musical possibilities inherent in a rock band, and doing so with those people in particular. A couple of years ago, I began to feel that same excitement again, but this time it was about making a different kind of music, alone, and being my own engineer.

Lire la suite sur :

http://johnfrusciante.com/

Copenhague Thom York dégoûté

Thom York du groupe Radiohead fait part de son désarroi en ce qui concerne les négociations de Copenhague.

well … i am truly disgusted about the way things have ended here. if you read in tommorrows headlines that a deal was reached?? remember it was nothing like what was needed and was filed by a bored complicit press who needed to show something for two weeks of crap.. and that it reflected the wests inability to lead decisively. that it will make alarm bells ring throughout the world. we have no international agreement. this is all too too late. i feel deeply traumatized by the whole experience. if you’d been there you would also have been.

Thom

Source :

http://www.radiohead.com/

Scanner et cancer

Les conclusions alarmistes d’une étude américaine sont relativisées en France. Le risque de cancer dépend aussi de l’âge et du sexe du patient, et du type d’examen.

Les Américains sont-ils guettés par une épidémie de cancers induits par leur usage intensif des scanners médicaux ? C’est ce que suggèrent deux articles publiés conjointement dans la revue médicale Archives of Internal Medicine. Les scanners, qui permettent de visualiser tissus et organes grâce à un balayage aux rayons X et à une reconstruction informatique, sont de plus en plus utilisés. Mais les irradiations qu’ils entraînent pourraient dans les décennies à venir avoir de lourdes conséquences de santé publique, selon des chercheurs de l’Institut national du cancer (Bethesda).

Lire la suite sur le figaro : Le scanner augmente-t-il les risques de cancer ?

Thierry Henry le magicien

Ok, pas de lien direct avec l’environnement dans ce billet d’humeur sur un sujet archi rabattu : la qualification de l’équipe de France pour la coupe du monde.
Seulement, voila, je n’en peux plus de la culpabilité omniprésente, et de ce débat qui persiste. Je fais mon coming out, car il n’est jamais trop tard : je trouve la qualification de l’équipe de France magique, surréaliste, superbe, salvatrice. Et je pense que tous les Français qui se flagellent en évoquant un soi-disant « honneur » sont ridicules et ingrats. Je pense que tous ceux qui conspuent Thierry Henry sont de bons gros loosers.

Et puis le voila mon lien avec l’environnement : je pense que s’il y a lieu d’avoir une honte franco-française, il y a déjà celle d’être le pays le plus nucléarisé du monde. Il est toujours possible d’éteindre sa télé pour ne pas voir l’équipe de France, mais une centrale nucléaire ne s’arrête pas comme ça. Mais ici, cela n’intéresse personne, le petit crime contre l’humanité que l’on est en train de construire, tout doucement, en France et en toute bonne conscience, non.
C’est bien plus important de culpabiliser lorsqu’il n’y a pas lieu de le faire ; et de prendre très au sérieux un jeu, nier la magie, le réflexe salvateur.

henrynucleaireb

Alerte nucléaire à Cruas

Le plus interessant n’est pas l’article mais ce commentaire…

Visite « privée » d’une centrale en France (c’est une connaissance qui nous fait visiter l’ensemble de la centrale, y compris les zones qui ne sont pas d’habitude accessibles au public). Le copain saisit un mesureur de radioactivité : le curseur est largement au-delà de la teneur admise (du genre 30 pour 1). Qu’à cela ne tienne, l’appareil, nous dit-il, est en panne, cela arrive. Il en essaie deux de plus, tous « en panne ». Il laisse tomber, on part en visite avec un appareil « en panne ».

Dans la salle de contrôle, il y a un panneau qui couvre un mur entier, avec des centaines de petites loupiotes. Très impressionnant. Chaque diode est reliée à un point de sécurité, et permet d’avertir : quand ce point tombe en panne, la loupiote s’éteint. Le système est triplé : comme les loupiotes sont très sensibles, elles sautent souvent. Il y a donc trois ampoules pour chaque point de sécurité de la centrale. Les types de garde sont censés changer les ampoules au fur et à mesure qu’elles s’éteignent : une ampoule d’éteinte, c’est visiblement une surtension, un problème d’ampoule. Deux également. Quand les trois sont éteintes, il y un problème. Eh bien, nombre de systèmes n’avaient qu’une seule ampoule allumée, les deux autres n’étaient pas changées… par paresse ? confiance ? manque de personnel ? Il est vrai que ce travail est fastidieux, mais…

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http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/12/alerte-nucléaire-levée-à-cruas.html

Merci à carole pour ce témoignage.

Le Large Hadron Collider et ses trous noirs

Le Large Hadron Collider du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) serait capable de créer de « minuscules trous noirs capables de détruire le monde »…

Comment accepter d’être uniquement spectateur de ce triste spectacle ?

(…)
Cet enthousiasme scientifique, encouragé par la remise en marche du LHC, ne fait cependant pas l’unanimité. Le groupe conCERNned International a déposé une plainte dans le but de faire arrêter les opérations de l’accélérateur, évoquant le fait que ces collisions peuvent « créer de petits trous noirs qui pourraient détruire le monde ». L’un des membres de l’organisation, James Blodgett, avance que leur but est d’amener les scientifiques du CERN à « procéder à une meilleure évaluation de la sécurité ». Blodgett est d’accord sur le fait qu’un « scénario apocalyptique est très peu probable », mais déclare qu’on ne peut avoir l’ombre d’un doute quand on fait face à une telle possibilité événementielle. Les physiciens du CERN argumentent pour leur part qu’un tel scénario est impossible, en se référant à d’autres observations des collisions qui n’ont jamais créé de « trous noirs meurtriers ».

Lire la suite sur : http://impactcampus.qc.ca/

Et aussi : CERN: les opposants au LHC saisissent le Comité des droits de l’homme

L’intuition selon le Dr Jean-François Masson

Nouvelles Clés : Le médecin doit-il prendre des précautions particulières quand il utilise son intuition au service de ses patients ?

Jean-François Masson : Quand on utilise son intuition, il faut clairement revendiquer le droit à l’erreur et, en échange, toujours s’astreindre à vérifier la moindre de ses intuitions. Si je ne le faisais pas, je deviendrais un imposteur. Vérifier ses intuitions en posant des questions au patient. Lui dire franchement : “ Écoutez, j’ai une intuition… ” Ensuite, on creuse. Exemple : je recois une maman avec un petit garçon qui a de l’exzéma. La question que je pose à cette femme lui semble incongrue par rapport à la maladie de son fils : je lui demande de me dire comment s’est passé sa grossesse. Elle ne comprend pas pourquoi j’insiste autant sur un épisode aussi lointain. Dix minutes plus tard, je reviens à la charge. Finalement, j’apprends que pendant sa grossesse, cette maman a perdu son père et qu’elle a eu énormément de chagrin. Or, son enfant a typiquement un exzéma de chagrin…
Mais, attention : celui qui ne fonctionne qu’à l’intuition dérive très vite. Plus je suis intuitif, plus je dois être rigoureux. Vérifer, encore et toujours. Au début de ma carrière, je ne faisais pas suffisamment confiance à mon intuition, c’est-à-dire que je n’avais pas confiance en moi et laissais toujours passer les deux ou trois petites secondes où, en un clin d’œil, on sait déja tout. Ce moment est très bref, très discret et nécessite pour être perçu que l’on soit disponible, détendu, réceptif, à l’écoute et en même temps concentré, car il faut noter, dans un coin de sa tête, ce que nous disent ces deux ou trois petites secondes.
Le problème, la plupart du temps, c’est qu’on a tellement peu confiance en soi qu’on se met tout de suite à réflechir, évacuant de facto la subtile intuition – alors qu’il faut l’accueillir et creuser. C’est ce que je fais maintenant.

Nouvelles Clés : Cette connaissance “ mystérieuse ” ne vous fait jamais peur ?

Jean-François Masson : Dans la vie, je suis plutôt d’un naturel anxieux, inquiet, émotif, une horreur !
Mais dans mon boulot, non, tout cela disparaît. Là non plus, je ne sais pas pourquoi. C’est une bénédicition, car les études de mèdecine sont plutôt génératrices d’angoisses… Cela dit, je le répète, plus je suis intuitif, plus je suis rigoureux, plus je travaille. Pour que l’intuition puisse se lâcher, se libèrer, il faut d’abord s’appuyer sur quelque chose de solide et donc beaucoup travailler. C’est ça qui permet d’échapper à la peur – et de se libérer du mental ! Les grands visionnaires, qu’ils soients musiciens, scientifiques ou thérapeutes, travaillent et étudient sans relache, et c’est parce qu’ils travaillent beaucoup qu’ils sont rassurés et que leur intuition peut émerger.
Cela dit, vous n’avez pas tort de poser la question. L’intuition fait peur. Moi, quand je vois arriver des gosses et que JE SAIS ce qu’ils ont avant même qu’ils n’ouvrent la bouche, c’est comme un choc esthétique qui me fiche la trouille. Ça donne une impression de toute-puissance qui, si on n’y prête pas attention, peut certainement favoriser des comportements pervers. Et puis je crois que le sentiment de toute-puissance stérilise la véritable intuition. Prenez l’exemple du Temple Solaire et d’un de ses gourous, un grand homéopathe, un homme formidable, génial, compétent, sérieux, sorti d’une très bonne école, et à un moment, paf ! Il pête les plombs… Cela peut hélas arriver à tout le monde. C’est pourquoi j’ai besoin de.gardes-fous, en permanence. Chaque semaine, je rencontre une « sage », une vieille dame qui m’aide à rester dans mon axe. Et bien sûr, je travaille par ailleurs la logique, la rigueur, le recyclage de mes connaissances. Ce qui m’aide aussi à ne pas basculer, c’est de revenir sur terre : humain, humus et humilité ont la même racine. Pour utiliser son intuition, il faut beaucoup d’humilité.
Dans ces moments-là, tout va très vite. Je peux vous donner des exemples stupéfiants : il m’arrive de “ savoir ” ce dont souffre un patient avant même qu’il ne soit entré dans mon cabinet. Il y a quelques jours, j’ai senti qu’un homme avait une métastase au poumon bien avant qu’il n’arrive chez moi !

Lire la suite sur le site http://www.nouvellescles.com (propos recueillis par H. Guermonprez pour le site NouvellesCles.com