Le parking sans voiture

Ce vendredi 20 septembre, l’évènement « Park(ing) Day » sera l’occasion de s’approprier l’espace publique et surtout l’espace automobile. A Paris mais aussi partout en France, les places de parking deviendront des lieux d’initiatives engagées, originales, créatives et écologiques.

Sautons sur l’occasion pour imaginer une nouvelle organisation de l’espace urbain, et limiter la place de la voiture !

http://www.parkingday.fr/

Autodébilistes

J’appellerais dorénavant les automobilistes parisiens des «autodébilistes», parce qu’il faut appeler un chat un chat.
C’est du Creative Commons, faites tourner, il n’y a pas de copyright !

Péages

Un article sur les fameux péages à lire sur Libération : Péages la route de la fortune

Le système de tarification, opaque et compliqué, garantit aux sociétés d’autoroutes des revenus élevés.

Les millions d’automobilistes qui font leurs comptes sur la route des vacances, en ce week-end de chassé-croisé savent qu’en empruntant les autoroutes, ils dépensent souvent autant au péage qu’à la pompe. Parfois, ils laissent même plus d’argent aux sociétés concessionnaires du parc autoroutier qu’à la station-service où ils ont fait le plein. En dépit de contrats de concession en théorie bien verrouillés et d’une politique tarifaire placée sous contrôle de l’Etat, les prix des autoroutes ont considérablement augmenté ces dernières années. Les sociétés concessionnaires n’ont jamais distribué autant de dividendes à leurs actionnaires et les automobilistes n’ont jamais payé aussi cher.
(…)
En creux, les industriels redoutent qu’à force de se faire plumer à la pompe et au péage, les consommateurs ne se détournent de la voiture.

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A quand Paris sans voiture ?

La vision de ces images prises à Utrecht (Pays-bas) me fait rêver… A quand un Paris sans voiture ? Les voitures sont le cancer de cette ville.

La voiture dans la ville est comparable à un cercueil roulant, elle empoisonne les gens comme l’amiante su le faire. Elle congestionne la ville, la rend bruyante, désagréable, violente et étouffante.

Voilà pourquoi au contraire de baisser le prix du carburant, il faut autour de Paris l’augmenter de 30% puis de 50% et ainsi de suite. Voilà pourquoi il est bon de fermer les voies sur berges. Ce mode de transport n’a plus sa place dans la ville. Et il en est de même de ces verrues de scooters, qui n’hésitent plus, maintenant que la chaussée est bloquée par la voiture, à rouler sur les trottoirs de la ville.

Il est temps de faire un grand bond en avant, et de considérer la voiture dans la ville comme la cigarette. Car en plus la voiture à Paris, on ne parle de pas de Porsche ou de Maserati, de Lamborghini, de Ferrari, non la voiture à Paris c’est moche, c’est cheap, ça pue la pauvreté, le salariat minable, la famille au rabais. C’est le règne de la mégane. Des voitures pourries. Pwouahh ! Allez bandes de ploucs, d’abominables boucs, le cul sur un vélo et fissa !!

Quand l’état subventionne la voiture polluante

Mesure phare de cette mascarade que fut le Grenelle de l’environnement, le bonus-malus va nous coûter 200 millions d’euros. Il est vrai que c’était l’urgence climatique numéro un de subventionner la voiture… Merci et bravo les amis de vous occuper à merveille de notre argent.

Rappelons d’autre part que le thermomètre du bonus malus n’est pas forcement des plus judicieux : les voitures diesel étant mises en avant par ce système (basé sur le rejet de CO2) alors qu’elles sont très polluantes pour l’homme (mercure, particules fines, etc.).

« Victime de son succès. Le système du bonus-malus mis en place en janvier 2008 risque de coûter cher à l’Etat, rapporte jeudi le quotidien «Les Echos». Alors que les ventes de petites voitures ont augmenté de 15% sur les cinq premiers mois de l’année, celles des grosses cylindrées ont reculé dans le même temps de 27%. Conçu pour ne pas peser sur les finances publiques, le bonus-malus devrait ainsi coûter 200 millions d’euros à l’Etat, selon les estimations du ministère des Finances. »

Lire la suite Le bonus-malus va coûter 200 millions d’euros à l’Etat Le Figaro

Source : les Echos

Vive la fin du pétrole… et Serge Gainsbourg !

Vive la fin du pétrole... et Serge Gainsbourg

La hausse spectaculaire du pétrole provoque une agitation médiatique et syndicale importante. Il en résulte que tout le monde semble mécontent, en colère.

Et si la hausse des produits pétroliers et des matières premières était une chance ? Celle de pouvoir vivre mieux, et même de pouvoir continuer d’exister tout en s’amusant ?

L’utilisation du pétrole a incontestablement représenté un progrès pour les êtres humains.

Mais avec les pollutions diverses le réchauffement climatique et les mauvais comportements, ce progrès semble s’être transformé en véritable cauchemar.

En 1968 Gainsbourg chantait “Ford Mustang” et “Torrey Canyon” (sur l’album Initials B.B.), la voiture représentait la liberté. La consommation, par sa délicieuse légèreté, et le pétrole étaient “cool”, “in”.

Quarante ans plus tard, la voiture en ville représente l’ultime attribut du beauf, le pétrole est maudit, il nous file entre les doigts “salauds d’chinois”. Il y a des radars sur les routes, et des points de permis.

Il est bien loin le charme de la Ford Mustang !

Quant aux revendications, soyons sérieux, comment être solidaire avec les pêcheurs qui veulent achever les derniers bancs de poissons de l’océan ?

Comment être solidaire du routier et de l’automobiliste alors qu’ils empoisonnent et estropient une bonne partie de la population ?

Comment être solidaire avec les agriculteurs qui veulent payer moins cher les pesticides et engrais chimiques qui polluent notre sang et nos rivières ?

Le pétrole c’est fini les amis, vous êtes “out”.

Vous faites partie de l’arrière garde, et ce n’est pas l’argent public qui va vous renflouer, car “les caisses sont vides” et pour le coup ça tombe plutôt bien !

 

Ford Mustang (Serge Gainsbourg) 1968

On s’fait des langues

En Ford Mustang

Et bang on embrasse les platanes

« Mus » à gauche, tang à droite

Et à gauche à droite

Un essuie-glace

Un paquet d’cool

Un badge avec inscrit d’ssus keep cool

Un’ barr’ de chocolat

Un coca-cola

On s’fait des langues

En Ford Mustang

Et bang on embrasse les platanes

« Mus » à gauche, tang à droite

Et à gauche à droite

Une bouteille de fluide

Make up

Un flash, un browning

Et un pick up

Un recueil d’Edgard Poe

Un briquet zippo

On s’fait des langues

En Ford Mustang

Et bang on embrasse les platanes

« Mus » à gauche, tang à droite

Et à gauche à droite

Un numéro de Superman

Un écrou de chez Paco Rabanne

Un’ photo d’Marilyn

Un tub’ d’aspirine

On s’fait des langues

En Ford Mustang

Et bang on embrasse les platanes

« Mus » à gauche, tang à droite

Et à gauche à droite

 

 

Torrey Canyon (Serge Gainsbourg) 1968

Je suis né

Dans les chantiers japonais

En vérité, j’appartiens

Aux Américains

Une filiale

D’une compagnie navale

Dont j’ai oublié l’adresse

À Los Angeles

Cent vingt mille tonnes de pétrole brut,

Cent vingt mille tonnes

Dans le Torrey Canyon

Aux Bermudes

À 30 degrés de latitude

Se tient la Barracuda Tankers Corporation

Son patron

M’a donné en location

À l’union Oil company

De Californie

Cent vingt mille tonnes de pétrole brut

Cent vingt mille tonnes

Dans le Torrey Canyon

Si je bats

Pavillon du Liberia

Le cap’tain et les marins

Sont tous italiens

Le mazout,

Dont on m’a rempli les soutes,

C’est celui du Consortium

British Petroleum

Cent vingt mille tonnes espèces de brutes

Cent vingt mille tonnes

Dans le Torrey Canyon