Manifestation à Tricastin le 25 octobre

Le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle les citoyens à manifester avec le Collectif antinucléaire 84 le samedi 25 octobre à Tricastin. En participant à cette initiative, il s’agit de rappeler que les incidents et accidents nucléaires qui ont frappé la France et l’Europe ces dernières semaines sont des avertissements : une véritable catastrophe, comparable à celle de Tchernobyl, peut se produire à chaque instant.

Lien : Sortir du Nucléaire

Sites nucléaires & contamination des nappes phréatiques

Un article interessant sur le site Le Point.fr par Par Marc Vignaud : « Les sites nucléaires provoquent une contamination des nappes phréatiques « 

Des nappes contaminées sur une majorité de sites.

La majorité des eaux souterraines liées aux sites nucléaires, civils ou militaires, souffrent d’une contamination liée à des incidents d’exploitation, souvent anciens, et aux conditions d’entreposage de déchets radioactifs qui remontent aux années 1950 et 1960.

(…)

L’IRSN relève par ailleurs une contamination des eaux souterraines au tritium, au césium 137 ou encore au strontium 90 sous les sites des centres du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et les installations du cycle combustible nucléaire. Plus inquiétant, pour certains sites, les nappes situées en aval des sites sont elles-mêmes contaminées. C’est notamment le cas sur le site de Marcoule dans le Gard. Rappelons que, conformément à la loi, les exploitants de sites nucléaires obtiennent des autorisations de rejets (gazeux, liquides…) dans l’air, dans le sol ou dans les cours d’eaux liées au fonctionnement de leur activité. En revanche, tout rejet direct dans la nappe phréatique est strictement interdit.

(…)

La nappe du Tricastin particulièrement polluée.

Le site nucléaire à cheval sur le département de la Drôme et du Vaucluse rassemble un grand nombre d’installations différentes dont celle, militaire, de Pierrelatte. Or, l’état environnemental de ce genre de complexe est particulièrement difficile à appréhender, reconnaît l’IRSN, car les études demandées se limitent généralement à une seule installation nucléaire. L’état radiologique de la nappe phréatique du site est pourtant connu. Il présente, entre autres, une concentration en uranium « nettement supérieure » à la valeur guide recommandée par l’OMS de 15 microgrammes par litre. Plus grave, à l’extérieur du site, cette valeur est toujours dépassée, même si les chiffres sont moins importants. Selon l’IRSN, l’origine de ces concentrations reste encore incertaine. Didier Collet explique pour sa part que la pollution constatée au Tricastin est liée à « une accumulation de facteurs mais n’est pas une situation pérenne ». Selon ce responsable de l’ASN, le marquage anormal de la nappe provient surtout d »une contamination historique » dont l’origine est encore méconnue. Interrogé sur les actions à entreprendre pour y remédier, il répond que « l’IRSN va réaliser une étude hydrologique approfondie pour remonter à l’origine de cette contamination et mieux connaître l’état naturel de la nappe et notamment ses courants ».

Source : Le Point.fr

Le CERN piraté !

Une bonne blague, d’un collectif de hackers ; bravo les gars !

« Des hackers ont réussi à pénétrer dans l’un des réseaux informatiques permettant d’accéder au Grand collisionneur de hadrons LHC, le plus grand accélérateur du monde mis en route mercredi, ont affirmé samedi deux quotidiens britanniques. Les hackers ont réussi à laisser une page internet sur un site du Cern (Centre européen de recherche nucléaire) à Genève qui mène une expérience scientifique qui ambitionne de recréer les premiers instants de l’univers. 

La page, qui est signée « The Greek Security Team », se moque de la sécurité informatique du site, qualifiant ses concepteurs d' »écoliers », selon les quotidiens Times et Daily Telegraph, qui ne citent pas leur source. Les hackers ont pénétré le site mercredi, le jour même où a été menée l’expérience historique, mais ils précisent qu’il n’était pas dans leur intention de perturber l’événement. »

Source : Accélérateur de particules : le site du CERN piraté par des hackers

Nouvel incident Tricastin

Le 9 Sept. 2008 :
Si les opérations de réparation se passent mal, une fuite radioactive dans l’environnement serait alors inévitable.

« Un incident a eu lieu lundi à 10H30 pendant un arrêt de tranche à la centrale nucléaire exploitée par EDF au Tricastin, située sur la commune de Saint-Paul-Trois-Chateaux (Drôme), a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
« Ce matin, lors des opérations de déchargement du combustible prévues dans le cadre de l’arrêt de l’unité de production n°2, une position anormale de deux assemblages combustible a été détectée, empêchant la poursuite de la manoeuvre », a pour sa part indiqué EDF, dans un communiqué.

L’ASN a expliqué dans son communiqué que le coeur du réacteur nucléaire est composé de 157 assemblages combustibles comportant chacun 264 crayons qui contiennent le combustible nucléaire.

« Les réacteurs doivent être arrêtés périodiquement et déchargés pour procéder au renouvellement du combustible. Lors de cette opération, le couvercle de la cuve du réacteur et les structures internes supérieures de maintien sont retirés pour pouvoir accéder aux assemblages combustibles et pouvoir les remplacer », a détaillé l’ASN. Dans la centrale du Tricastin, lors de cette opération, « deux assemblages combustibles sont restés accrochés aux structures internes supérieures au cours des opérations d’enlèvement », obligeant l’exploitant à interrompre ces opérations « conformément aux règles d’exploitation du réacteur ».

Les deux assemblages restés coincés sont actuellement « sous eau dans la cuve », a ajouté l’ASN. « Le bâtiment réacteur a été évacué et fermé de façon préventive. Les équipes nécessaires à la résolution de l’incident technique sont mobilisées », a souligné de son côté EDF, qui ne peut pour le moment préciser la durée de cette intervention.

EDF, qui assure que « cet événement n’a aucune incidence sur l’environnement et la sûreté des installations », a proposé au gendarme du nucléaire de le classer au niveau 1 sur une échelle qui va de 0 à 7. « Un incident de même nature s’était produit à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine en 1999″, a, pour sa part, indiqué l’ASN.

Le site du Tricastin, qui comporte plusieurs installations, a connu cet été une série d’incidents. Dans la nuit du 7 au 8 juillet, 74 kilos d’uranium ont été rejetés dans l’environnement à la suite du débordement d’une cuve à l’usine Socatri (Areva) à Bollène (Vaucluse). Le 23 juillet, une centaine de travailleurs ont subi une contamination par de la poussière radioactive lors d’une opération de maintenance sur le réacteur n°4 de la centrale EDF du Tricastin, à proximité de l’entreprise Socatri. »

Source : Liberation

Fuite radioactive dans le sud Cadarache

A Cadarache en juin et juillet (incident de niveau 1) :

« Rejets non autorisés en tritium par l’installation Rapsodie

Le 26 août 2008, le CEA Cadarache a déclaré à l’ASN un événement significatif concernant des rejets non autorisés de tritium gazeux par l’installation Rapsodie.

Les faibles quantités rejetées, de l’ordre de 0,238 GBq en juin et juillet 2008, permettent d’écarter tout impact pour l’environnement. Cependant, le non respect des modalités de surveillance hebdomadaires et mensuelles des rejets en tritium de l’installation, prévues dans l’arrêté interministériel du 5 avril 2006, n’ont pas permis de détecter immédiatement le rejet.

L’ASN a réalisé une inspection réactive le 29 août 2008 pour examiner les origines du rejet et de sa détection tardive.
Le rejet est lié à la réalisation d’une nouvelle expérimentation au sein de l’INB 25, dont le risque de rejet incidentel n’avait pas été pris en compte par l’exploitant, malgré son identification par le service de protection contre les rayonnements ionisants du site. Par ailleurs, la manipulation réalisée par les expérimentateurs n’était pas conforme à celle autorisée par le directeur du centre.
L’ensemble des constatations et demandes issues de cette inspection, a été adressé à l’exploitant sous forme d’une lettre de suite qui est publiée sur le site Internet de l’ASN, www.asn.fr.

L’exploitant devra rapidement proposer des mesures correctives à l’ASN, notamment pour assurer la prise en compte de toutes les modalités de surveillance des rejets prévues dans l’arrêté interministériel du 5 avril 2006. En effet, le non respect de celles-ci avait déjà été constaté à l’occasion de la déclaration d’un événement sur l’installation Phébus le 28 juillet 2008.

Cet événements ne présente pas d’impact pour les travailleurs, la population ou l’environnement. Néanmoins, en raison des lacunes dans la culture de sûreté identifiées lors de l’inspection, l’ASN a décidé de classer cet événement au niveau 1 de l’échelle INES, qui en compte 8 de 0 à 7. »

Selon le site de l’ASN :
http://www.asn.fr/sections/rubriquesprincipales/actualites/avis-d-incident/2008/rejets-non-autorises-en-tritium-par

PS. Contrairement à ce que prétend l’ASN, un organisme d’état, tout rejet dans l’environnement est nuisible pour l’homme.

EDVIGE Danger, Danger…

Corinne Lepage sera l’invitée de Mots Croisés le lundi 8 septembre à partir de 23h sur France 2. Thème de l’émission: le fichier EDVIGE.

Petit rappel EDVIGE, c’est ça :

« Créé par un décret paru le 1er juillet au Journal officiel, Edvige permet de recenser dès l’âge de 13 ans des personnes jugées « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public », ainsi que des personnes « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique » ou jouant un « rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». » Cf -AFP

C’est cool nan ? Quoi ?!
…le premier qui dis que la liberté en France ne se porte pas très bien, je note son IP, et je l’envoie à Nico illico.

EDIT:

cf-EDVIGE: Corinne Lepage demande un referendum d’initiative populaire

Le nucléaire de plus en plus dangereux en Espagne

Le nucléaire est une véritable débandade chez nos voisins espagnols.

Selon Libération :

« Les revers de ce type se multiplient. La semaine dernière, le réacteur de la centrale de Garoña, près de Burgos, a aussi dû être arrêté. Plus grave : la centrale de Cofrentes, dans la région de Valence, totalise dix incidents cette année. Et en avril, le CSN avait annoncé qu’une fuite radioactive s’était produite dans la centrale d’Asco I (Catalogne). La presse indique que les propriétaires d’Asco I ont caché cette fuite au CSN pendant six mois. »

Source :

http://www.liberation.fr

Pas de pollueur-payeur dans le nucléaire

En cas d’accident nucléaire sérieux, c’est la collectivité qui devra assumer la quasi-totalité des coûts liés à la catastrophe.

Aux USA :

« Compte tenu du plafond de 9,1 milliards de dollars, on peut dire que l’industrie nucléaire américaine n’est responsable que de 2% des coûts potentiels d’un accident majeur dû à son activité ! Les autres 98% seraient payés par le contribuable, via le Trésor fédéral. Autant dire qu’on est loin du principe « pollueur-payeur » de la Conférence de Rio (1992). »

En France :

« Le 22 juillet dernier a été transposée en droit français, avec un an de retard, la directive (2004/35 du 21 avril 2004) sur la responsabilité environnementale en ce qui concerne la prévention et la réparation des dommages environnementaux. C’est la première réglementation européenne strictement fondée sur le principe « pollueur/payeur ». Lors du débat parlementaire, le député Yves Cochet (Verts) a proposé la création d’un fonds d’indemnisation des victimes, provisionné par les entreprises elles-mêmes, plutôt que par le contribuable. La question du délai de prescription suite au fait générateur d’un dommage environnemental a également été posée. Sa durée, fixée à 30 ans, s’avère insuffisante pour se tourner vers les industriels responsables de dommages, tels que la persistance de la radioactivité, ou l’incidence des PCB dans le Rhône, qui perdure plusieurs décennies après leur interdiction. Enfin, le député s’est étonné que le nucléaire fasse partie des activités exemptées de responsabilités environnementales : la loi doit s’appliquer aux dommages éventuels environnementaux et de santé humaine que pourraient causer les centrales nucléaires.

Qu’il s’agisse de l’indemnisation des victimes, de la remise en état de l’environnement après un accident nucléaire, ou de la durée de la responsabilité d’un industriel tel que le groupe Areva après un dommage en France, ce qui frappe, c’est la disproportion entre les financements prévus par les Conventions européennes et les coûts réels, qui incombent à la collectivité. »

 

Lire la suite sur Actu Environnement (par Agnès SINAI).