Présidentielle nucléaire ?

Hollande ou Sarkozy pour le nucléaire, le choix est vite fait. Car si Hollande n’est pas ce que l’on pourrait appeler un antinucléaire, il veut déjà réduire la part du nucléaire. Alors que Sarkozy lui souhaite, continuer dans cette course suicidaire vers plus de radioactivité, plus de cancers, et plus d’EPR.

D’autre part Hollande devra composer une majorité avec les écologistes qui représentent la véritable 3e force du pays. Bref, il est urgent de changer d’équipe de gouvernement, pour ne pas mourir du nucléaire.

Les explosions nucléaires de 1945 à 1998

Incroyable de voir toute cette énergie dans le seul but de se détruire… Pas étonnant qu’il y ait autant de cancers, avec toute la radioactivité que cela a libérée. Une vidéo bien instructive.

Sortir de l’épouvantail CO2

Depuis une dizaine d’années, la problématique du gaz à effet de serre (émission de co2) qui réchauffe le globe sert à faire passer toutes les mesures les plus régressives environnementalement. C’est ainsi que le nucléaire a bénéficié d’une seconde chance médiatique inespérée, soi-disant que cette énergie violente, du passé, pouvait permettre de sortir de cette problématique. Au final, la problématique de l’effet de serre a agi comme un épouvantail. Et le réel problème environnemental vient davantage de la radioactivité et des pesticides, qui occasionnent des cancers et autres mutations génétiques, que de l’augmentation du CO2. À condition de placer le curseur à l’échelle de l’homme évidemment… Et si l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère est plus ou moins inéluctable, ce n’est pas le cas de l’émission de radioactivité de centrales vieillissantes.

Alors, sortons de cette obsession débile de l’augmentation du CO2 qui sert finalement à faire peur à tout le monde, et fait le jeu des lobbys industriels polluants comme le nucléaire (ou l’industrie automobile et agricole). Une seule centrale qui explose en France et c’est la fin d’un pays et de son industrie touristique. 10% de CO2 de plus émis ne changera pas fondamentalement la question du réchauffement climatique. Par ailleurs, l’homme pourra bien plus facilement s’adapter sur le long terme à un réchauffement climatique (ammorcé depuis le XIXe siècle avec l’avènement du charbon) alors qu’il ne pourra jamais s’adapter à la pollution radioactive et quasi éternelle de son sol.

La question est plutôt la suivante : faut-il penser en priorité à l’homme ou à un état d’équilibre « supposé » de l’environnement?
S’il s’agit de plaider la cause environnementale, la finalité pour moi et l’unique sens de cette démarche restera toujours l’homme la seule espèce véritablement en voie de disparition à ce jour à Tchernobyl et à Fukushima…

Les cobayes du nucléaire français

C’est un rapport accablant. 260 pages estampillées « confidentiel défense » que « le Parisien » – « Aujourd’hui en France » s’est procuré et qui éclaire d’un jour radicalement nouveau la campagne française d’essais nucléaires dans le Sahara algérien, entre 1960 et 1966. « Il s’agit de la seule synthèse existante sur ces tirs connue à l’heure actuelle », avertit Patrice Bouveret, président et cofondateur de l’Observatoire des armements, qui évoque ce document dans le dernier numéro de sa lettre d’information.

Intitulé : « la Genèse de l’organisation et les expérimentations au Sahara », ce texte rédigé par un ou des militaires anonymes daterait de 1998, juste après l’abandon définitif des essais par Jacques Chirac. Il y évoque avec emphase « une grande aventure scientifique », tout en jugeant « inopportun d’en extraire une synthèse grand public. » A sa lecture, on comprend aisément pourquoi, chaque ligne du rapport expliquant comment scientifiques et militaires veulent, à l’époque, obtenir « la bombe », quel que soit le prix à payer, y compris humain. Gerboise verte, le quatrième et dernier tir dans l’atmosphère, fait ainsi jouer les appelés du contingent à une véritable guerre nucléaire grandeur nature. Souvent, les vétérans se plaignaient d’avoir été des cobayes. C’est désormais une certitude.

Quant aux « faibles doses » reçues qu’évoque le ministre de la Défense, elles sont à l’origine de maladies irréversibles. « Que dans le contexte de l’époque, on fasse des manoeuvres, on peut en discuter, résume Patrice Bouveret. Mais que tout cela soit fait sans aucune prise en compte sociale ou médicale des hommes, c’est quasi criminel.
(…)

Source :
http://www.leparisien.fr/

Déchets radioactifs dans nos vêtements

Merci au gouvernement actuel !!

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Nucléaire & Inrock

Wouhouu!! Parler du nucléaire devient tendance, en témoigne ce bon petit papier dans les Inrocks (par Jean-Marie Durand) au sujet du film documentaire d’ Esther Hoffenberg diffusé hier soir (tard) sur France 2.
J’ai vraiment apprécié ce film, le regard porté sur la problématique du nucléaire est singulier et limpide.
Les films documentaires possèdent cette capacité inouïe à réveiller les consciences…

Le nucléaire pour horizon

La Hague, son réacteur EPR, son usine de retraitement et ses sites d’enfouissement des déchets… Périple dans la région la plus nucléarisée du monde avec Au pays du nucléaire un documentaire d’Esther Hoffenberg diffusé ce soir sur France 2.

Sauvage, préservée des constructions du monde moderne, la péninsule de La Hague, bordée par la Manche, a l’allure d’un sanctuaire paradisiaque. Bruyères, valons et vents lui donnent un air de “petite Irlande”. Sauf que la carte postale cache un vice : cette région est la plus nucléarisée de toute la planète !

Analysé dès 1989 par l’ethnologue Françoise Zonabend dans La Presqu’île au nucléaire, l’équilibre économique et social des communes dépend de l’activité d’Areva – notamment de celle de son usine de retraitement, la plus grande au monde. Les installations ont beau polluer et avoir, selon leurs détracteurs, des effets néfastes sur la santé (cancers de la tyroïde, leucémies chez les enfants…), elles font partie du paysage, au même titre que les rochers de granit sur lesquels s’écrase la Manche déchaînée.

Le nucléaire a cessé, lui, de déchaîner les foules : tout le monde ou presque l’accepte, tant il fait vivre la région (emplois, ressources fiscales…). Il la soutient comme la corde le pendu. C’est ce paradoxe entre la prospérité d’un paysage géographique et l’effroi sourd qui l’agite souterrainement qu’interroge Esther Offenberg dans un documentaire magnétique comme une onde.

Entre le format d’une pure enquête journalistique et l’errance d’une voyageuse contemplative, elle invente un récit hybride et passionnant qui pose au fond la question ultime et tabou en France : que penser de la place centrale et non discutée du nucléaire dans l’industrie énergétique hexagonale ? Comment vivre avec le risque d’accident ? Comment gérer le problème des déchets, qui se posera aux générations futures ? Que deviendront les 17 000 tonnes de plomb et la centaine de kilos de plutonium qui reposent sous terre dans des centres de stockage ? Comment expliquer la contradiction entre la nécessité, suggérée par le récent Grenelle de l’environnement, d’inventer des énergies alternatives non polluantes et la décision prise en 2007 de construire un réacteur EPR à Flamanville ?

Ces questions nourrissent la réflexion de la réalisatrice, ouverte à toutes les voix concernées (les habitants, les maires, les responsables d’Areva, les militants écologistes, les scientifiques critiques comme la physicienne nucléaire Monique Sené, les enseignants impliqués…). Précise dans la formulation de ses doutes et de ses inquiétudes, sans pour autant adopter le ton d’un manifeste apocalyptique, Esther Offenberg puise dans l’espace exigu du territoire exploré la matière (radioactive) d’un questionnement intime et politique. L’échelle géographique densifiée de son déplacement offre l’espace d’une réflexion étendue, par-delà les frontières du Cotentin. Alors qu’un pays comme l’Allemagne s’est engagé dans la sortie du nucléaire, la France, soumise à la puissance de son lobby, dans une absence de transparence (antidémocratique), persévère dans son choix de s’y enfoncer (et les déchets avec). A la manière de Gulliver parti pour un voyage étrange, Esther Offenberg révèle l’absurdité de cette politique publique (mais tenue secrète) : le coeur du réacteur n’est pas prêt de s’arrêter de battre.

Source :
http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1253176201/article/le-nucleaire-pour-horizon-1/

Carte des centrales nucléaires et des cancers en France, une étrange coïncidence ?

C’est en lisant un article sur l’Atlas de la mortalité par cancer en France, que me vient cette idée simple : superposer la carte de la mortalité par cancer avec celle des centrales nucléaires et de leur puissance, (déjà présente sur le site).

La mortalité par cancer est la plus forte dans le nord de la France ; région ou se situe la plus grande capacité de production d’énergie nucléaire.

carte centrales nucleaires france nord
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A l’échelle départementale, l’on voit bien que les régions qui possèdent le plus de capacité de production électrique nucléaire concentre la plus grande partie de la mortalité par cancer. Dans le rouge, Paluel, Penly, Gravelines, Chooz, Collenom.


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La question que je me pose est pourquoi dans un pays comme la France ces faits ne sont pas analysés journalistiquement et scientifiquement, car, à l’heure ou l’on nous impose un 2eme et bientôt un 3eme EPR, la question énergétique doit absolument devenir une question citoyenne.
Merci de relayer mon travail journalistique inédit à tous vos contacts, pour que la question du nucléaire ne soit plus un tabou, et qu’il puisse y avoir un véritable débat démocratique à ce sujet.

Liens :
L’atlas de la mortalité par cancer en France métropolitaine (Evolution 1970 – 2004) Décembre 2008 Par l’institut national du Cancer

Vidéo GandhiVert :
http://www.dailymotion.com/video/x87t46_centrales-nucleaires-cancers_creation

Fos-sur-Mer & Duval Mc

À voir ; Duval Mc dans Thalassa

« Asthme, allergies, cancers, spasmophilie les gens du secteur Fos, Port de Bouc, Martigues, Istres, port Saint-Louis, Miramas, savent de quoi je parle…même si le sujet n’est presque pas abordé dans le reportage, c’est bien de rappeler au téléspectateurs de france télévision que tout passe par Fos ou Le Havre : Les containers, le pétrôle, le gaz, l’acier, les matières premières…et que la productions de biens pas toujours utiles, la logique de surconsommation, le mythe de la croissance matérielle ne sont possible que parce que d’énormes usines comme celle là tournent depuis les années 60 au mépris du bon sens et du respect de l’envirronement. »

Duval Mc

Liens :
www.duvalmc.com
www.myspace.com/duvalmc

Centrales nucléaires = leucémies et cancers

Alors que de nombreuses études scientifiques internationales indépendantes révèlent que le nombre de cas de leucémies et de cancers chez les enfants vivant proche des centrales nucléaires est beaucoup plus élevé*, l’IRSN continue en France sa propagande de désinformation. Partout dans le monde le phénomène a été relevé, mais pas en France (c’est comme le nuage de Tchernobyl, resté sagement à la frontière).
Par conséquent, les efforts déployés pour noyer le poisson dans l’eau se révèlent être particulièrement grotesques dans la presse (cf- article du monde paru aujourd’hui). Je vous laisse observer la technique journalistique utilisée pour tourner autour du pot…

Voici un extrait de l’article du monde :

« Les scientifiques s’avouent impuissants à trouver une explication aux trois cas européens d’agrégats de leucémies, comme à la spécificité allemande. Sauf accident, les rejets radioactifs des
installations nucléaires, inférieurs à la radioactivité naturelle, ne peuvent être suspectés. »

Oh bahh… les petites doses ça existe…

Je ne vois que trois possibilités, soit nos scientifiques sont super myopes, soit ils sont un peu cons, ou alors, ils sont corrompus. « Un peu des trois mon colon ?! »

*« Une étude Allemande a été réalisée (en décembre 2007) par l’Université de Mayence sur demande de l’Office fédéral de protection contre les radiations, à partir de données statistiques
portant sur la période 1980-2003 dans les régions proches de 21 réacteurs ou anciens réacteurs allemands. Elle montre que le risque de cancer augmente de 60% lorsque l’enfant habite à moins de 5
km d’une centrale, et de 117% si on prend en compte uniquement les leucémies. L’étude montre aussi que l’excès de cancers et leucémies est détectable jusqu’à 50 km autour des installations nucléaires. »

Liens :

Leucémies autour des centrales nucléaires : le réseau « sortir du nucléaire » conteste la légitimité de l’IRSN à mener une étude indépendante.
http://www.contaminations-chimiques.info

La fréquence accrue des leucémies infantiles près de sites nucléaires reste inexpliquée
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement