Gandhi Vert

Nucléaire et Culture Environnementale

Sortir de l’épouvantail CO2

Par • 24 avr, 2011 • Catégorie: Culture

Depuis une dizaine d’années, la problématique du gaz à effet de serre (émission de co2) qui réchauffe le globe sert à faire passer toutes les mesures les plus régressives environnementalement. C’est ainsi que le nucléaire a bénéficié d’une seconde chance médiatique inespérée, soi-disant que cette énergie violente, du passé, pouvait permettre de sortir de cette problématique. Au final, la problématique de l’effet de serre a agi comme un épouvantail. Et le réel problème environnemental vient davantage de la radioactivité et des pesticides, qui occasionnent des cancers et autres mutations génétiques, que de l’augmentation du CO2. À condition de placer le curseur à l’échelle de l’homme évidemment… Et si l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère est plus ou moins inéluctable, ce n’est pas le cas de l’émission de radioactivité de centrales vieillissantes.

Alors, sortons de cette obsession débile de l’augmentation du CO2 qui sert finalement à faire peur à tout le monde, et fait le jeu des lobbys industriels polluants comme le nucléaire (ou l’industrie automobile et agricole). Une seule centrale qui explose en France et c’est la fin d’un pays et de son industrie touristique. 10% de CO2 de plus émis ne changera pas fondamentalement la question du réchauffement climatique. Par ailleurs, l’homme pourra bien plus facilement s’adapter sur le long terme à un réchauffement climatique (ammorcé depuis le XIXe siècle avec l’avènement du charbon) alors qu’il ne pourra jamais s’adapter à la pollution radioactive et quasi éternelle de son sol.

La question est plutôt la suivante : faut-il penser en priorité à l’homme ou à un état d’équilibre “supposé” de l’environnement?
S’il s’agit de plaider la cause environnementale, la finalité pour moi et l’unique sens de cette démarche restera toujours l’homme - la seule espèce véritablement en voie de disparition à ce jour à Tchernobyl et à Fukushima…

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5 Réponses »

  1. Ce changement de registre plutôt inattendu, pourquoi ne plus ce soucier des effets des gaz à effets de serre sur notre planète, car cette réduction n’est plus compatible avec une sortie du nucléaire ?
    Votre propos « Par ailleurs, l’homme pourra bien plus facilement s’adapter sur le long terme » mais qu’en est t il des écosystèmes. Toute la faune et la flore saura t elle s’adapter comme l’homme.
    Depuis pas mal de temps on tente de nous expliquer que tous ces dérèglement climatiques (tempête, inondations …) sont dues au réchauffement climatique, n’est ce plus le cas ?

    Essayez de convaincre les ours polaires.

  2. @Gandhivertmoulu, merci pour votre commentaire, l’idée n’est pas de ne plus se soucier des effets des gaz à effet de serre sur notre planète. Mais d’arrêter de prendre le problème du CO2 comme caution pour « vendre » du nucléaire. C’est débile et malhonnête. Le problème du CO2 ne doit pas être un épouvantail.

    Ce que vous dites sur les écosystèmes est juste, mais le problème est le même pour la faune marine dans l’océan Pacifique après Fukushima, et la je vous cite : « Toute la faune et la flore saura elle s’adapter comme l’homme. », nous n’en savons rien !

    D’autre part, entre la vie d’un être humain et celle d’un ours polaire, personnellement mon choix est vite fait.

  3. C’est une blague ?

    Et donc on oublie la hausse du niveau des mers (et le fait que la majorité de la population mondial habite au niveau de la mer) et on oublie que l’homme ne peut pas vivre (manger) sans la nature qui l’entoure. De même j’ai l’impression que vous oubliez bien vite les 15’000 morts annuels bien réels en raison de l’usage de charbon en France et les 150’000 morts annuels en Allemagne en raison de l’usage massif du charbon.
    À vous écouter on croirait entendre les lobbys pétroliers et les grands groupes houillers (vous êtes sponsorisés ?). Je suppose que bientôt on vous entendra dire que les rejets de CO2 font verdir les arbres.

    Et le plus comique dans tout cela est qu’une centrale au charbon rejette une quantité importante de radioactivité dans l’air, la radioactivité étant d’autant plus présente que l’on creuse profond en sous-sol. Et finalement ces éléments radioactifs sont brûlés puis stockés à l’air libre, parfois au plein coeur des villes. Allez donc faire des mesures de radioactivité sur les terrils et sur les cendres pour vous en rendre compte !

  4. @Kwak, non.

    Et c’est parce que le charbon libère de la radioactivité qu’il faudrait y aller sans complexe sur le nucléaire?
    Votre logique n’est pas logique, Mr Kwak…

  5. D’ici 2020, si la puissance totale des réacteurs nucléaires est augmentée jusqu’à 476 GW (AIE), en déduisant les réacteurs arrêtés des nouveaux réacteurs, la production d’électricité nucléaire augmenterait de 730 TWh/an par rapport à 2010. Pas possible de faire plus.

    Si cela remplaçait des centrales à charbon, cela aurait un impact de seulemnt 1,28% sur les gaz à effet de serre.

    Le même résultat serait obtenu en remplaçant 19% des plus anciennes centrales au charbon, produisant 1.500 TWh d’électricité par des centrales au charbon modernes plus efficaces.

    http://energeia.voila.net/electri/electricite_co2.htm

    Mais en 2020,la production d’électricité éolienne aura augmenté de 1.500 TWh/an par rapport à 2010 : deux fois plus que le nucléaire.

    L’augmentation de la production d’électricité solaire sera aussi supérieure à celle du nucléaire sur cette période de dix ans.

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