Alors que la radioactivité s’étend au Japon – 11 000 tonnes d’eau radioactive est déversée dans l’océan par les ouvriers de la centrale japonaise de Fukushima – l’IRSN la signale en baisse en France.
L’iode 131, qui a été mesuré dans du lait et quelques végétaux, « ne présente aucun danger environnemental ou sanitaire, même en cas de persistance dans la durée ».
L’iode 131, très volatil et radioactif, voit sa quantité divisée par 2 tous les 8 jours, par 2500 tous les trimestres et au bout d’un an il n’en reste plus trace dans les aliments.
De son côté, l’ACRO (Association pour le Contrôle de Radioactivité dans l’Ouest) a publié ses résultats de prélèvement et d’analyse. Elle ne révèle rien d’alarmant pour l’instant en terme de contamination alimentaire, mais conclue ainsi « du fait de sa courte demi-vie (8 jours), l’iode radioactif (iode-131) ne persistera pas dans l’environnement comme c’est le cas avec le césium-137 (30 ans). Ceci ne signifie pas que les niveaux observés n’augmentent pas dans l’avenir. L’intensité des dépôts radioactifs dépend d’abord de l’ampleur de la contamination de l’air et de sa persistance. Or, l’accident nucléaire de Fukushima est à l’origine de rejets radioactifs continuels ; la situation n’est toujours pas maîtrisée. »
Eau contaminée à Fukushima
Les bâtiments qui protègent 4 réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima baigne dans une eau contaminée montant jusqu’à 1m50 de haut.
En plus, une fissure vient d’être découverte sur le réacteur numéro 2. Les ouvriers vont tenter de la combler en injectant du béton. Et de l’eau radioactive s’écoule toujours dans l’océan.
De l’iode et du césium dans le Pacifique (et ailleurs)
Actuellement, le taux d’iode radioactif dans l’eau de mer est près de 4500 fois supérieur à la normale dans les 300 mètres au large de Fukushima.
Concernant la radioactivité mésurée en France, de légères traces ont été détéctée à plusieurs endroits. La CRIIRAD précise que dans un communiqué du 29 mars 2011 que « la contamination de l’air va se prolonger pendant au minimum 15 jours et que les activités de l’air, et par conséquent de l’eau de pluie, seront probablement supérieures à ce qui est mesuré actuellement« .
Ironie du calendrier, le procès de Tchernobyl débute aujourd’hui en France…
Du Plutonium autour de Fukushima
Le premier ministre japonais, Naoto Kan, a assuré, mardi 29 mars, que son gouvernement était « en état d’alerte maximal » face aux problèmes de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, selon les médias. M. Kan a souligné que la situation restait « imprévisible » dans cette centrale, dont les systèmes de refroidissement de quatre réacteurs sur six sont en panne et où les fuites radioactives se sont multipliées depuis le séisme et le tsunami du 11 mars.
(La suite sur Le Monde)
Radioactivité 10 millions de fois supérieure à la normale à Fukushima
Un technicien a relevé un taux de radioactivité de l’eau échappée du réacteur n°2 10 millions de fois supérieur à la norme dans la centrale de Fukushima.
Les travaux ont été interrompus et les 700 employés évacués.
Comme l’indique un expert de l’IRSN, cette mesure est une preuve que le coeur du réacteur a fondu.
Sur les côtes au large de la centrale, les nouvelle mesures indiquent que le degré d’iode 131 est 1 850 fois plus élevé que la normale.
A Tokyo, la dose de radioactivité ambiante est désormais six fois supérieure au niveau habituel.
Les retombées radioactives de Fukushima
Alors que le « panache » fait son tour de l’hémisphère nord, il est déjà possible de connaître certaines retombées en terme de radioactivité.
Au Japon, le premier ministre a ordonné ce mercredi 23 mars l’interdiction de la consommation de lait cru et de légumes provenant de la région proche de la centrale de Fukushima car ils contiennent des niveaux de radioactivité jusqu’à 8 fois supérieurs aux normes. Sur certains, le niveau de Césium est 160 fois plus élevé que le seuil de sûreté.
Les côtes japonaises sont également au centre des inquiétudes : « Au large de Fukushima, des prélèvements d’eau de mer ont été réalisés à 100 mètres de la berge, les résultats montrent des niveaux en iode 131 de l’ordre de 100 fois supérieurs à la norme japonaise», précise l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN).
A Tokyo, des traces de radioactivité sont décelées dans l’eau du robinet.
Le Japon est de plus en plus menacé de pénurie alimentaire.
A souligner également l’irradiation subie par les ouvriers de Fukushima. Aux dernières nouvelles, ils ont d’ailleurs été obligés d’interrompre leurs travaux en raison du taux de radioactivité trop élevé.
En France, le nuage semble avoir touché le pays de façon limitée. La Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) à d’ailleurs confirmé le caractère négligeable du « panache », tout en promettant de réaliser des analyses détaillées de son côté.
Il est d’ores et déjà possible de surveiller la radioactivité dans l’air sur le site de l’IRSN qui actualise les données toutes les 4 heures. L’IRSN communiquera également dans les prochains jours d’autres mesures effectuées sur les filtres aérosols et les eaux de pluie.
NKM : le coming-out cramé
Ca y est elle l’a fait, le nucléaire «est une bonne énergie non carbonée»… Peut-être pas finalement, à la lumière de la tragédie japonaise. En revanche, à défaut donc d’être une bonne énergie faiblement carbonée, Nathalie Kosciusko-Morizet s’est bien carbonée, cramée, et son coming-out en faveur du nucléaire tombe au pire moment imaginable pour elle : une conférence de presse pathétique, quelques interventions mal senties, à contre sens de l’histoire, des événements.
Car l’énergie nucléaire, à défaut de vivre ses dernières heures, est pour autant bel est bien sur le déclin. Un déclin qui avait déjà commencé en 1986 avec Tchernobyl et qui s’achève avec le pathétique spectacle d’une industrie imbue d’elle-même, impuissante. L’énergie nucléaire vient de se brûler les ailes définitivement. Le peuple avec et c’est inadmissible. Tout politique qui cautionne cet abîme doit quitter ses fonctions, voilà mon sentiment profond.
La radioactivité a atteint Tokyo
De l’iode et du césium ont été détectés dans l’atmosphère à proximité de la capitale japonaise. Il s’agirait d’une radioactivité 40 fois plus importante que la normale. Les autorités ont établi une zone d’exclusion aérienne de 30 km autour de la centrale. Cependant, les populations seront exposées à ces radiations, tout comme les ouvriers de la centrale qui se mettent en danger et sacrifient leur santé pour contenir le danger.
Le point sur la catastrophe nucléaire au Japon
L’Autorité de Sureté Nucléaire a revu le niveau de l’accident de la centrale de Fukushima, en le plaçant entre 5, voire 6 sur l’échelle internationale des événements nucléaires. Pour mémoire, Tchernobyl a été placé au niveau 7 et Three Mile Island au niveau 5.
De nouvelles explosions se sont produites, et le réacteur n°2 va fondre, endommageant ainsi le coeur. L’enjeu est désormais d’éviter la fusion des coeurs nucléaires.
Actuellement près de 190 000 personnes vivant autour des centrales ont été évacuées.
Et notre président de la République persiste et signe : « La France est le pays qui a le secteur nucléaire le plus sécurisé – pas question de sortir du nucléaire«
Malaises nucléaires en chaîne
L’instabilité due aux secousses sismiques ne laisse rien présager de bon au Japon. La centrale de Tokai connaît un arrêt d’une de ses pompes du système de refroidissement, et la situation est toujours très critique dans les deux centrales nucléaires de Fukushima. Une radioactivité anormale a été détectée aux abords de la centrale d’Onagawa. Et en France, notre ministre de l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet soutient que « l’énergie nucléaire reste une bonne énergie-base décarbonée ».
