France 3, Février 2009 « Uranium : Le scandale de la France contaminée »
Ce soir sur France 3 Uranium, le scandale de la France contaminée
Uranium, le scandale de la France contaminée
Avant même sa diffusion, mercredi 11 février, sur France 3, le magazine « Pièces à conviction » aura mis en émoi le monde du nucléaire. Intitulée Uranium, le scandale de la France contaminée, cette enquête décrit les lacunes entourant la gestion, par Areva, des 210 sites miniers d’uranium français, dont le dernier a fermé en 2001. Les 166 millions de tonnes de « stériles » (roches à trop faible teneur en uranium pour être exploitées), mais aussi les 50 millions de tonnes de résidus issus des usines d’extraction, stockés sur 17 sites miniers, constituent un héritage encombrant.
L’émission décrit des situations préoccupantes : utilisation de stériles radioactifs comme remblais dans des zones fréquentées par le public ; fuites dans l’environnement de radioéléments issus des résidus ; construction sur des zones « réhabilitées » de bâtiments qui se révèlent contaminés au radon, un gaz radioactif…
A visionner aussi sur le site de France 3 :
http://programmes.france3.fr/pieces-a-conviction/51415247-fr.php
Fuite d’uranium dans la Drôme
AFP, le 22/08/2008 20h20
Une petite fuite d’uranium a été détectée jeudi sur une canalisation des réseaux d’effluents de la société Comurhex, filiale d’Areva, à Pierrelatte (Drôme), a indiqué l’entreprise dans un communiqué.
La fuite a été détectée sur une canalisation enterrée, qui n’était normalement plus utilisée. Mais lors de travaux de modernisation de ce réseau, les ouvrier se sont aperçus qu’un clapet anti-retour défectueux avait laissé passé de manière occasionnelle des échantillons sortant d’un laboratoire d’analyse et qui devaient aller vers une station de retraitement, a expliqué un porte-parole d’Areva.
« Compte tenu du débit faible et très irrégulier de celle-ci, la quantité de matière concernée ne peut-être que mineure », détaille le communiqué.
En se basant sur la concentration moyenne en uranium des échantillons et sur l’importance de la fuite, la Comurhex estime qu’envion 250 grammes d’uranium par an ont pu pénétrer dans le environnant la canalisation défectueuse.
Tricastin & Uranium : les surprises II
Selon Libération :
» A l’autre extrêmité du site en effet, les déchets radioactifs des usines militaires ont été littéralement enfouis dans le sol: 760 tonnes de barrières de diffusion – un des outils du processus d’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse -, des boues radioactives, des filtres de conditionnement (46 m3) et de fluorines ((14 000 m3). « C’est la palme du cynisme concernant ces déchets » raconte Corinne Castagnier. « De 1969 à 1975, ces déchets ont été entreposés sous une butte de terre. Deux ans après l’enfouissement, en 1977, les exploitants constatent déjà la pollution de la nappe située sous la butte alors qu’ils avaient prétendu avoir enfoui les déchets dans une barrière argileuse, donc étanche. En 1980, la contamination de la nappe est d’un facteur 1000 fois supérieur à la norme. Les exploitants décident alors de pomper la nappe à raison de 173 m3 par heure, et ce jusqu’en 1998…! Ils ont prélevé plus d’un million de m3 qu’ils ont ensuite rejeté dans le Rhône… Ce n’est peut-être pas le plus contaminé des sites que nous ayons étudiés, mais c’est de loin le plus cynique dans la façon dont la pollution a été gérée. »
En effet, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, la Direction départementale de l’action sanitaire et sociale et Areva ont récemment mis en évidence dans une étude sur la nappe phréatique du Tricastin des traces d’uranium dont la source n’a pas pu être identifiée. Sans réellement s’en inquiéter.
Sans compter qu’en 2002, la Criirad avait constaté des irradiations anormales en bordure du site. Le Tricastin vous souhaite un bel été radioactif. »
Lire la suite sur Libération : « Réactions en chaîne au Tricastin«
Tricastin & Uranium : les surprises
Le 15 Juillet 2008
Selon Le Monde : » (…) il reste plusieurs zones d’ombre. La plus préoccupante concerne la présence, encore inexpliquée, de teneurs en uranium plus élevées que la normale dans divers points de la nappe phréatique. Compte tenu de la vitesse de diffusion de l’uranium, ces concentrations n’auraient pas dû être relevées. Sur un point de prélèvement, nommé AEP4, situé à deux kilomètres au sud de la Socatri, la teneur est montée jusqu’à 64 µg/l le 8 juillet, et restait à 36,6 µg/l le 13 juillet.
Dans une ferme avoisinante, elle se situait autour de la limite fixée par l’OMS – soit presque dix fois au-dessus du « bruit de fond » enregistré habituellement dans la nappe. « Ces valeurs ne peuvent être expliquées par le rejet accidentel », estime l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Le point AEP4, situé chez un particulier, déconcerte les autorités : la teneur en uranium fluctue, l’eau prélevée au puits présentant des concentrations moins élevées que celles mesurées au robinet qu’il alimente.
Cette découverte renvoie à une étude récemment conduite par l’IRSN, la Direction départementale de l’action sanitaire et sociale et Areva sur la nappe phréatique du Tricastin. « Elle avait mis en évidence des marquages à l’uranium en certains points, entre 10 et 15 µg/l, sans que l’on puisse préciser leur source, indique Didier Champion, directeur de l’environnement à l’IRSN. On ne peut exclure qu’il y ait eu des rejets antérieurs, à l’origine d’une pollution à l’uranium. » Soucieuse d’éclaircir ce point, la préfecture du Vaucluse ne prévoit pas de modifier ses prescriptions sur l’usage de l’eau avant plusieurs jours. Le temps aussi de collecter les résultats des analyses de sédiment, de plantes et de poisson issus des cours et plans d’eau souillés. »
Fuite de 360 kg d’uranium, Tricastin (Areva)
La fuite a eu lieu mardi 8 juillet 2008 à 6h30 dans l’entreprise SOCATRI (Areva), pendant une opération de nettoyage d’une cuve sur le site du Tricastin (Drôme/Vaucluse).
Une nouvelle qui met une fois de plus en cause la pérennité du nucléaire sur notre sol. De plus, cette information intervient alors que la CRIIRAD, a récemment constaté ce qui va devenir un véritable scandale environnemental : Cf – Découverte de 770 tonnes de déchets radioactifs, Tricastin.
Les personnes habitant dans la zone radioactive ont du souci à se faire…
L’irrigation agricole issue de la Gaffière et de l’Auzon est suspendue et les activités nautiques et la baignade sont interdites sur des plans d’eau de Bollène et Lapalud. La pêche et la consommation sont interdites dans la Gaffière, l’Auzon, la Mayre Girarde et le Lac du Trop-Long.
Selon l’organisme de veille indépendant « Sortir du nucléaire » :
« La présentation officielle, « 30 m3 et 12g d’uranium par litre », semble rassurante mais cela fait bien 30 000 litres, soit 360 000g… soit 360 kg d’uranium. Il est vraisemblable que des personnes ont consommé de l’eau contaminée dans la journée, et se retrouvent avec des particules d’uranium dans leur organisme. Même lorsqu’elles ne sont pas très radioactives, ces particules sont excessivement dangereuses lorsqu’elles pénètrent dans l’organisme et s’y fixent. Il y a alors une très forte probabilité de cancer. »
RDV samedi 12 juillet à Paris pour la mobilisation antinucléaire internationale !!
Source :
http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=406
http://tempsreel.nouvelobs.com
EDIT (9 Juillet 2008) :
« Le manque de transparence est flagrant : la fuite ne s’est pas produite hier matin, comme annoncé par EDF, mais la veille au soir… De quoi s’inquiéter légitimement sur le processus d’information aux populations. Et sur la quantité d’uranium diffusée dans la nature. »
