Les incendies dramatiques qui se déroulent actuellement en Russie touchent des sites nucléaire, avec toutes les conséquences sanitaires que cela peut avoir (dispersion de la radioactivité dans le monde). La zone radioactive autour de Tchernobyl serait bientôt touchée. Voila encore une preuve que le nucléaire qu’il soit civil ou militaire mène forcément et inexorablement à la catastrophe.
Tchernobyl 24 ans
Triste anniversaire qu’il convient pourtant de célébrer, pour ne jamais oublier, pour ne pas répéter les erreurs du passé.
Un événement près de chez vous ?
Tchernobyl l’état doit-il payer pour son mensonge ?
Yoann Van Waeyenberghe et son avocat ont déposé une plainte devant le tribunal administratif de Châlons. Atteint d’un cancer de la thyroïde, le Rémois accuse la France d’avoir dissimulé des informations après le passage du nuage radioactif de Tchernobyl.
LE combat continue pour Yoann Van Waeyenberghe ! Le Rémois, atteint d’un cancer de la thyroïde a été le premier à déposer plainte pour dénoncer les mensonges de l’Etat après le passage du nuage radioactif de Tchernobyl au-dessus de la France. Hier, Yoann Van Waeyenberghe et son avocat, Me Ludot, se sont retrouvés devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, chargé de juger la plus grande part des litiges entre les particuliers et les administrations. « La faute de l’État est archi-caractérisée », réaffirmait l’avocat rémois, « Elle est basée sur la dissimulation d’informations ».
Yoann est âgé de 17 ans lorsque le nuage radioactif de Tchernobyl survole l’Est de la France, notamment les 1er, 2 et 5 mai 1986. Comme 2 300 000 autres enfants, Yoann, alors adolescent du quartier du Val-de-Murigny à Reims, a pu être contaminé à ce moment-là. En 1993, sept ans après la catastrophe ukrainienne, le diagnostic tombe et Yoann Van Waeyenberghe apprend qu’il est atteint d’un cancer de la thyroïde. Opération. Radiothérapie. Traitement lourd. Le jeune homme alterne les phases de fatigue et les phases de dépression. Difficile alors de mener de front une activité professionnelle. Sa première plainte devant la Cour de justice de la République a été rejetée en juin 2000. Certain que sa maladie et les fortes retombées de césium 137 sont intimement liées, le Rémois ne se décourage pas. « Mon client a été expertisé par le professeur Bonnet, un spécialiste qui exerce à la clinique des Capucins à Reims. Il a affirmé que la cause de ce cancer était exogène, ce qui signifie qu’il ne peut-être attribué qu’à des causes externes ». Me Ludot se base essentiellement sur cette expertise pour défendre la cause du Rémois devant le tribunal administratif. « C’est un combat difficile, je le sais. Je sens toujours le doigt d’Aréva sur la tempe ». Fatigué en permanence et soumis à de nombreux examens médicaux, Yoann Van Waeyenberghe doit quitter son emploi en 2006. « Cela devenait trop dur. J’ai des nausées chaque matin… », confie, la voix désormais affaiblie par la maladie, ce père de trois enfants. Depuis, il alterne les missions en intérim. Un préjudice moral et physique qui a un coût selon Emmanuel Ludot qui réclame une indemnisation à hauteur de 150 000 euros.
Lire la suite :
http://jacques.tourtaux.over-blog.com
Exposition sur Tchernobyl Zona S’exposer à l’inconnu Échantillons de Tchernobyl
Pascal Rueff a organisé au printemps dernier – pendant deux mois – une résidence artistique dans la zone de Tchernobyl, pour essayer de comprendre, et de donner une représentation du processus en action là-bas.
L’exposition “Zona / S’exposer à l’inconnu – Échantillons de Tchernobyl”, est un des retours artistiques de l’expérience. Il s’agit d’une exposition des planches « sténopés » artisanales, d’un carnet de bord et d’autres objets :
« Elle témoigne des conséquences de la pollution nucléaire sur un territoire rendu à la sauvagerie, c’est-à-dire à ce point nettoyé de l’humain qu’il faut compter sur des dispositifs techniques sensibles pour relayer nos propres expositions, nos propres impressions d’intrus passagers.
Elle n’est pas le fait d’un photographe déclaré, mais la mise en scène d’une collecte d’échantillons actifs.
Elle sous-entend que la vie se débrouillera sans nous (le cas échéant). »
À ne pas louper donc ; des photos, des textes et des sons sont disponibles sur le site.
(29) Plougastel-Daoulas, du 10/11 au 6/12, Espace Avel Vor
(22) Penvenan, du 5 au 24 janvier 2009
(93) Le Bourget, du 30 janvier au 28 février, La Capsule
Source et lien http://www.tchernobyl.fr
Les populations de Tchernobyl
Une interview très intéressante de Youri Bandajevski à propos de l’actualité de Tchernobyl.
Source : Le Monde
« Au cœur de l’Europe, depuis Tchernobyl, une population vit dans une situation mortelle »
Le 9 octobre se tient à Vilnius, en Lituanie, une conférence sur les victimes de Tchernobyl. Elle est organisée par Youri Bandajevski, qui a étudié l’état de santé des populations des régions contaminées après la catastrophe de Tchernobyl. Il a de ce fait été emprisonné de 2001 à 2005 par le régime du président biélorusse Alexandre Loukachenko, puis exilé. Il vit maintenant en Lituanie.
Quelle est la situation des populations vivant dans les zones contaminées par les retombées de Tchernobyl ?
Elle est très mauvaise. Toute la population biélorusse est, du fait de l’alimentation, en contact avec la radioactivité. Mais dans les régions les plus contaminées, au sud-est du pays, autour de la ville de Gomel, deux millions de personnes sont dans une situation très dangereuse.
Les taux de mortalité et de maladies y sont beaucoup plus élevés que dans le reste du pays. Les docteurs Valentina Smolnikova, Alexeï Duzhy et Elena Bulova, qui présentent leurs travaux à la conférence, font état d’une forte augmentation des maladies cardio-vasculaires et des cancers des organes internes. Cela explique une forte mortalité, trois à quatre fois plus forte que dans le reste du pays. Mais il est difficile de rassembler l’information. Le gouvernement cherche à la cacher. Les données ont été trouvées dans des rapports nationaux non publiés et grâce à divers contacts. Il faut ouvrir les yeux : au coeur de l’Europe, une population vit dans une situation mortelle.
Comment se pose le problème des liquidateurs ?
La Biélorussie compte plus de 100 000 liquidateurs, ces personnes qui ont travaillé à nettoyer les zones contaminées dans les mois qui ont suivi l’accident de 1986. Beaucoup sont dans une très mauvaise situation de santé. Mais il est difficile de la connaître précisément, parce qu’ils n’ont pas tous été enregistrés par les autorités, qui ne s’occupent pas d’eux.
La situation des liquidateurs en Lituanie ou en Russie est meilleure. Nous voulons organiser un soutien moral et physique des liquidateurs biélorusses, et la conférence devrait permettre de créer leur syndicat. Il pourra assurer leur défense juridique, pour faire reconnaître le lien entre leur mauvais état de santé et l’accident de Tchernobyl.
Quelle est la politique du président Loukachenko sur Tchernobyl ?
Excusez-moi, je ne peux pas commenter la situation politique en Biélorussie. Vous connaissez mon chemin : étudier les conséquences de l’accident est dangereux. Mais j’ai poursuivi mon travail et je continue. Le gouvernement connaît très bien la situation de Tchernobyl, mais il ne veut pas en parler.
Propos recueillis par Hervé Kempf
Greenpeace Chernobyl
Une vidéo très riche, avec de nombreuses images d’archives inédites.
RDV Samedi 12 Juillet à Paris Cf- NON au Nucléaire Rassemblement européen 12 juillet
Nucléaire, qui est In qui est Out ? Enquête Eurobaromètre

La commission européenne vient de publier le rapport de l’enquête Eurobaromètre sur les déchets radioactifs.
Nous pouvons constater que la désinformation sur la question du nucléaire : «énergie écolo et anti-CO2» a bien fonctionné. Par ailleurs, l’éloignement de la catastrophe de Tchernobyl dans le temps (alors que l’incident vient tout juste de commencer pour l’espèce humaine) a tendance à faire oublier le spectre de l’accident pourtant plus que jamais présent avec le vieillissement des installations.
En 2008 les Européens semblent donc plus favorables au nucléaire qu’en 2005, même si la majorité reste défavorable.
La question des déchets reste la problématique centrale.
Autre point notable, les femmes sont bien moins idiotes que les hommes ; 52% s’opposent totalement au nucléaire contre 38 % d’hommes.
Les vieux de 55 ans et + sont les plus pro-nucléaire (ce qui confirme leur égoïsme, ils n’auront en effet jamais les inconvénients de cette énergie : stockage des déchets éternels et démantèlement coûteux).
Après analyse, je vous donne le profil type du « roi des cons », à savoir le pro nucléaire type : C’est un homme de plus de 55 ans, retraité, de droite.
À nous d’informer sur le nucléaire tel qu’il est vraiment, au-delà des grotesques propagandes d’état.
Je vous invite à consulter le rapport au format pdf (92 pages) ici
Aux poubelles éternelles, citoyens !!
Poubelles éternelles
L’État cherche des volontaires pour l’enfouissement de déchet radioactif.
La durée de vie de ces déchets est estimée à 100 000 ans… une paille 😉
La liste des communes concernées n’étant pas rendue publique, vous pouvez signer la pétition sur le site Sortir du nucléaire, afin de sortir de ce flou étatique.
La question des déchets est fondamentale, autant que la question des catastrophes (comme Tchernobyl) dans ce dossier.
Source :
http://www.sortirdunucleaire.org
La loi de responsabilité nucléaire
Si j’étais vieux, moche et un peu gras, bref si étais un ELU du peuple :
Je proposerai une loi contraignant tous les pros nucléaires (à commencer par Mr Sarkozy et Mr Fillon, sans oublier les salariés d’Areva et d’EDF) à stocker quelques kilos de déchets radioactifs dans leurs jardins personnels.
Les fûts devront être peints en jaune pour être aisément reconnaissables par les archéologues de demain. Par ailleurs, l’inscription “Made in France” devra impérativement être mentionnée sur le fût (fierté nationale oblige).
Je proposerai également que leurs enfants aillent en classe verte dans la (très verte justement) banlieue de Tchernobyl. Pour qu’ils puissent goûter de leurs yeux et de leurs gènes et gamètes les joies de cette belle technologie d’avenir…
Centrales nucléaires = leucémies et cancers
Alors que de nombreuses études scientifiques internationales indépendantes révèlent que le nombre de cas de leucémies et de cancers chez les enfants vivant proche des centrales nucléaires est beaucoup plus élevé*, l’IRSN continue en France sa propagande de désinformation. Partout dans le monde le phénomène a été relevé, mais pas en France (c’est comme le nuage de Tchernobyl, resté sagement à la frontière).
Par conséquent, les efforts déployés pour noyer le poisson dans l’eau se révèlent être particulièrement grotesques dans la presse (cf- article du monde paru aujourd’hui). Je vous laisse observer la technique journalistique utilisée pour tourner autour du pot…
Voici un extrait de l’article du monde :
« Les scientifiques s’avouent impuissants à trouver une explication aux trois cas européens d’agrégats de leucémies, comme à la spécificité allemande. Sauf accident, les rejets radioactifs des
installations nucléaires, inférieurs à la radioactivité naturelle, ne peuvent être suspectés. »
Oh bahh… les petites doses ça existe…
Je ne vois que trois possibilités, soit nos scientifiques sont super myopes, soit ils sont un peu cons, ou alors, ils sont corrompus. « Un peu des trois mon colon ?! »
*« Une étude Allemande a été réalisée (en décembre 2007) par l’Université de Mayence sur demande de l’Office fédéral de protection contre les radiations, à partir de données statistiques
portant sur la période 1980-2003 dans les régions proches de 21 réacteurs ou anciens réacteurs allemands. Elle montre que le risque de cancer augmente de 60% lorsque l’enfant habite à moins de 5
km d’une centrale, et de 117% si on prend en compte uniquement les leucémies. L’étude montre aussi que l’excès de cancers et leucémies est détectable jusqu’à 50 km autour des installations nucléaires. »
Liens :
