L’enfer est dans le champ (OGM)

Copé OGM

Le projet de loi OGM à été adopté à l’Assemblée.

Sachez que ce texte autorise la coexistence entre OGM et non-OGM autrement dis, la contamination irrémédiable de certaines variétés de plantes. Et donc la fin définitive du non-OGM.

Elle institue également un «délit de fauchage» passible de 2 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende, la peine étant portée à 3 ans et 150.000 euros en cas de fauchage d’une parcelle destinée à la recherche…

Ce qui se joue en ce moment en France est du même ordre que ce qui se passa un jour d’avril 1986 à Tchernobyl ; c’est un point de non-retour.

Le gouvernement actuel porte désormais sur ses épaules une très lourde responsabilité de pollueur et devra rendre des comptes aux citoyens irrémédiablement pollués.

Que nous reste-t-il à par la désobéissance civile ? L’opposition systématique et déterminée au pouvoir en place ?

Résistons !

Liens:

Demain en France : évolution ou révolution ?
http://www.gandhivert.fr

Loi OGM : débat torché, vote irresponsable !
http://blog.greenpeace.fr/ogm

Compte rendus du spectacle « Mort de rien »

Voici deux compte rendus du spectacle « Mort de rien » :

La représentation se passe dans une petite pièce avec de grandes banquettes. On pourrait se croire dans un salon, entre amis. Mais au milieu de cette pièce, il n’y a pas de table à manger, mais une scène, avec deux hommes et une femme qui nous attendent, assis, le visage grave, impassible. Ils nous regardent nous installer tandis qu’une radio émet des avis de recherche douteux. La lumière s’éteint. La radio s’arrête. C’est alors parti pour un voyage en direct de Tchernobyl entre un certain mois d’avril 1986 et aujourd’hui. En moins d’une heure, nous faisons des aller-retours incessants entre l’Ukraine et la France, le civilisé et l’oublié, aux rythmes d’un poème chanté, accompagné d’un accordéon et d’une harpe. Le spectacle est saisissant. Les amis sur les banquettes ne bougent pas. Chacun retient son souffle, nos coeurs s’emballent à l’écoute de ces carnets de voyage, plein de vérité et d’esthétisme. Ces trois artistes nous emmènent au coeur d’ un enfer où l’homme semble être tombé et peine à se relever. Et lorsque les lumières se rallument, nous ne sommes pas tristes. Non, après avoir vu ce spectacle aussi beau et surprenant, nous ne pouvons qu’être soulagés et exaltés.

Fermez les yeux, imaginez un Bertrand Cantat à la voix / slam / poétique, (L’Europe, Nous n’avons fait que fuir), un John Cale à l’accordéon et une Nico période “The Drama of Exile” au chant. Pour le rythme, aucun batteur ne fera mieux l’affaire qu’un flash lumineux périodique et entêtant. Vous obtenez ainsi l’arène hantée du spectacle “Mort de rien” 42×42 secondes autour de Tchernobyl. Une plongée dans l’indicible ; 45 minutes dans un espace où le temps n’existe plus. Des centaines d’images lucides ; récit de voyage / poétique / esthétique /exaltant. En France, la chape de plomb qui recouvre les esprits est aussi lourde que le béton de Bouygues / TF1 / EDF. Il a donc fallu attendre vingt ans pour enfin pouvoir représenter musicalement ce grand tournant de l’humanité, ce trou noir sur Terre. Mais vingt ans c’est une paille pour la terre morte de Tchernobyl, et pour les hommes qui vivent et vivront dans la zone contaminée. N’échappez pas à cette réalité ; si vous avez encore le temps, courrez remplir les sièges de ce petit théâtre…

Liens :

Radio-Tchernobyl :
http://www.tchernobyl.fr/

Le communiqué de presse du spectacle :
http://www.gandhivert.fr

Spectacle « Mort de rien » (Tchernobyl)

Spectacle « Mort de rien »
42×42 secondes autour de Tchernobyl

Du 1er au 12 avril 2008 à Paris (relâches les 6 et 7 avril)
21h au Lucernaire, 53 rue Notre Dame des Champs, Paris 6e.

Avec Pascal Rueff (texte, voix), Philippe Ollivier (musique et bandonéon) et Morgan (chant et harpe préparée).

Un poète, une chanteuse, un musicien et toutes les 42 secondes un projecteur puissant jette un éclair, inonde la salle. Cette cadence de tir est la signature du plutonium. Dans chaque intervalle,
Pascal Rueff nous dit quelque chose d’intense, d’affreux, de vrai. Une grâce. Mort de rien est une oeuvre puissante et tranquille, un souffle poétique et lucide au cœur de l’explosion du réacteur
n° 4 de la centrale de Tchernobyl, le 26 avril 1986. Pascal Rueff ramène d’un mois de voyage en Ukraine ce témoignage essentiel, entre récit et slam. Une prose dense, touchante, accompagnée d’un
chant profond et d’un bandonéon qui propulse ou distend la parole. 45 minutes qui laissent sans voix, pour mieux porter celle de ceux qui vivent aujourd’hui dans la banlieue de Tchernobyl.

Information relayée par le Réseau Sortir du nucléaire, Fédération de 800 associations

Source :
http://www.sortirdunucleaire.org

Un voyage en enfer : Pripiat 2006

La ville fantôme de Pripiat en Ukraine, proche de la centrale nucléaire de Tchernobyl, est devenue une ville touristique, une sorte de Pompeï des temps modernes.
En dehors de la désolation, il est amusant de constater que la nature a repris ses droits, finalement c’est surtout l’homme qui souffre le plus de ses erreurs (les éléments radioactifs les plus dangereux devraient atteindre leur demi-vie dans 900 ans et le reste de la radiation restera pendant 48 000 ans).

Voici deux vidéos, l’une réalisée par le site pripyat.com, qui organise des excursions touristiques sur le site (passage sur le pont de la mort).

Et l’autre est un reportage réalisé par Carl Montgomery (Australien), qui visite la zone avec un guide.

Sources:
Le site Pripyat.com

Le blog de Carl Montgomery

Pripiat selon Wikipedia

Bande son du moment:
Rust never sleeps
Neil Young

Le véritable prix de l’énergie nucléaire

« C’etait il y a longtemps et ce n’est pas vrai » répète robotiquement et poétiquement Anatolij Saragovez, comme pour sortir d’un cauchemar qu’il vit 24h sur 24.
Ce liquidateur à qui « Dieu a concédé de vivre 13 ans après Tchernobyl », contrairement à tous ses collègues morts rapidement après la catastrophe.
« C’etait il y a longtemps et ce n’est pas vrai »
Une phrase qui risque de hanter la mémoire des habitants de la région pour des siècles. Car comme dit la femme d’Anatolij pleurant son mari devant ses enfants malades :
« Tchernobyl est une tragédie qui n’est pas encore comprise jusqu’au bout. »

La question qui se pose, c’est comment peut on encore sérieusement être favorable à l’énergie nucléaire après ça (EPR)? Et quelle fatalité tragique devrait nous obliger à devenir de tels bourreaux pour notre espèce? Car rien ne peut nous assurer que nous sommes aujourd’hui a l’abri d’une telle catastrophe.

Le Sacrifice
Emanuela Andreoli & Wladimir Tchertkoff
(24 min. 2003)

Nucléaire : jusqu’ici tout va bien

Il y a des limites à l’action individuelle « eco-citoyenne « , principalement en ce qui concerne le nucléaire.

Le mensonge d’état qui entoure les expérimentations militaires, les fuites civiles, et l’accident de Tchernobyl, rend le sujet obscur et terrifiant.

Le public n’a jamais été consulté sur ces questions, et la propagande et les préjuges sont pesants.

Il ne fait aucun doute que le nucléaire civil est beaucoup trop dangereux, et que de nombreux accidents récents prouvent qu’une catastrophe importante peut se produire (en France
notamment).
Mais surtout il n’existe aucune solution pour les déchets de fonctionnement, et le problème du démantèlement semble avoir été complètement sous-estimé par EDF.

Pour y voir plus clair sur toutes ces questions fondamentales, je vous propose de consulter l’excellent document des Renseignements Genereux intitulé : « Nucléaire : jusqu’ici tout va bien ».

nucléaire dossier