Jean Paul Jaud Nos enfants nous accuseront

Jean Paul Jaud est réalisateur du film « Nos enfants nous accuseront » (à paraître à la rentrée), film relatant les méfaits de l’alimentation moderne et ses conséquences sur la santé.

Pourquoi ce titre : « Nos enfants nous accuseront » ?

Jean Paul Jaud :

« C’est un titre dur, mais je suis convaincu qu’ils nous accuseront. Que les générations des 30 glorieuses seront accusées, rendront des comptes. Les responsables, chefs d’etat, les parents, ceux qui ont bien profité de tout ça, avec une certaine arrogance, souvent peut-être avec une certaine ignorance, ou naïveté seront accusés. J’en suis persuadé. »

Quand l’état subventionne la voiture polluante

Mesure phare de cette mascarade que fut le Grenelle de l’environnement, le bonus-malus va nous coûter 200 millions d’euros. Il est vrai que c’était l’urgence climatique numéro un de subventionner la voiture… Merci et bravo les amis de vous occuper à merveille de notre argent.

Rappelons d’autre part que le thermomètre du bonus malus n’est pas forcement des plus judicieux : les voitures diesel étant mises en avant par ce système (basé sur le rejet de CO2) alors qu’elles sont très polluantes pour l’homme (mercure, particules fines, etc.).

« Victime de son succès. Le système du bonus-malus mis en place en janvier 2008 risque de coûter cher à l’Etat, rapporte jeudi le quotidien «Les Echos». Alors que les ventes de petites voitures ont augmenté de 15% sur les cinq premiers mois de l’année, celles des grosses cylindrées ont reculé dans le même temps de 27%. Conçu pour ne pas peser sur les finances publiques, le bonus-malus devrait ainsi coûter 200 millions d’euros à l’Etat, selon les estimations du ministère des Finances. »

Lire la suite Le bonus-malus va coûter 200 millions d’euros à l’Etat Le Figaro

Source : les Echos

Pourquoi l’homme pollue ? L.F Celine

Une question, simple et utile m’obsède : Pourquoi l’homme pollue aussi volontier, alors qu’il sait pertinemment qu’il paiera tôt ou tard le prix de sa pollution ?

Je vous invite à écouter, voir et lire cette interview de Louis Ferdinand Céline, qui à mon sens apporte une réponse parfaite à cette problématique.

“(…)
Vous qui par vos livres faites figure de prophète, et de prophète d’apocalypse, est-ce que vous croyez que le ciel va vraiment s’obscurcir, est-ce que vous croyez que cela va aller mal pour les hommes ? Comment vous voyez l’avenir immédiat ?

Louis Ferdinand Céline :

Si tous les hommes ne voulaient pas aller à la guerre, c’est très simple, ils diraient : je n’y vais pas ! Mais ils ont le désir de mourir. (…) Par exemple quand vous voyez un accident automobile arriver, ne croyez pas qu’ils soient tous involontaires. Il y a des vicieux, il y a des gens qui vont vraiment dans l’arbre. Evidemment le bonhomme ne monte pas en auto en disant : “je vais me précipiter contre un troène”, mais l’envie est là… Et ça je l’ai observé moi même à plusieurs reprises particulièrement chez les chirurgiens, les gens distingués ; je les vois conduire leur voiture d’une façon qui est suspecte.

Tous les hommes de la Terre n’ont qu’à aller à la mairie et dire “moi vous savez, je ne veux pas aller à la guerre”, et il n’y aurait pas de guerre ; si donc ils la conserve c’est parce qu’ils aiment ça !

(…)”

Même le ton larmoyant et pathétique du commentateur participe à la richesse de ce document (16 minutes, 1961). La parole de Céline y apparaît encore plus flamboyante, universelle et intemporelle.
A voir absolument.

Liens :
gonzai.com

Croissance : Le fait de croître, de grandir ?

L’organisation humaine actuelle, que l’on peut aussi appeler le “système capitaliste”, ou “l’idéologie dominante” – peu importe – est un écueil. Et cette parole n’est plus uniquement professée par des idéologues communistes ou des étudiants rebelles. C’est devenu une pensée ordinaire, presque banale, mais que l’on ne prononce pas ou sans vraiment articuler.

Car il ne s’agit plus d’être idéologue ou prophète pour observer les conséquences actuelles du développement de nos ancêtres. Elles sont présentes, évidentes, tous les jours ; il y a le réchauffement climatique évidemment, les terres irrémédiablement contaminées, une érosion de plus en plus dramatique de la biodiversité, etc. passons.
Plus personne ne nie les conséquences de l’action humaine (pour son environnement et donc pour elle-même). Pourtant la valse continue. La notion de croissance est toujours employée à tort et à travers, comme référence suprême (mais jusqu’où allons nous croître ?).

Pour le produit intérieur brut, pollution plus réparation est toujours égale à un double progrès.
Je prends un exemple : Total nous pond une marrée noire, la réparation de cette pollution va générer de l’emploi et donc de la croissance, donc finalement, ce n’est pas plus mal.

Et pendant ce temps, pendant que l’on se dit que ce n’est pas plus mal, que de toute façon l’on ne peut pas faire autrement, la destruction s’accélère, la situation empire.
L’être humain est devenu une sorte de toxicomane qui se répète inlassablement que tant qu’il a trois sous dans la poche, il peut s’acheter un peu de crack, et que finalement, c’est tout ce qui compte.

La théorie du “libéralisme”, de la “main invisible” qui guiderai naturellement l’évolution économique vers le progrès de tous, nous n’y croyons plus aujourd’hui, pourtant nous agissons précisément comme si nous y croyons encore.

Alors, la question : quand est-ce que le peuple va-t-il cesser de travailler, maintenant qu’il sait que le fruit de son travail coûte cher à l’espèce humaine? Que son action sur cette terre n’a d’autre sens de saborder l’environnement ?
Jusqu’à quand allons-nous nous faire croire que le salarié d’Areva produit des richesses ? Que celui de Total est utile ? Que l‘agriculteur qui sème des OGM n’est pas un nuisible ? Tout ces gens commettent des “petits” crimes contre l’humanité, différés dans le temps, dilués dans la masse. Cette masse que l’on appelle “croissance”.

Sport d’hiver et environnement

Les stations de sport d’hiver font partie des industries les plus touchées par le réchauffement climatique. Ces dernières préfèrent cependant la fuite en avant à la réflexion sur le long terme.

« Les canons à neige » ou « Enneigeurs » (La Neige… quand y en a plus y en a encore ! )

La neige fond qu’à cela ne tienne, sortons les canon à neige, seulement voilà, cette neige ne peut pas être « écologique ».

Le problème le plus grave vient de la perturbation de l’évolution naturelle de l’eau.
Car les canons à neige consomment une quantité impressionnante d’eau (L’Agence de bassin Rhône-Méditerranée-Corse a fait le calcul : 10 millions de mètres cubes d’eau sont consommés par an pour alimenter les canons à neige, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’une ville de plus de 170 000 habitants).
De l’eau douce prélevée au « robinet » (entendez de l’eau destinée à l’alimentation humaine) et de l’eau de source prélevée sur place.
Comme nous le savons tous l’eau est un élément fondamental à tout éco système. Or pour alimenter des canons à neige de plus en plus nombreux, (j’ai été surpris de découvrir qu’ils peuvent désormais être placés de façon fixe comme des lampadaires tout le long d’une piste) il convient d’emprisonner l’eau dans les bassins de rétention d’eau de plusieurs centaines de milliers de mètres cubes. Qui perturbent grandement l’écoulement naturel de cet élément vital. L’eau est arrachée à la montagne et à sa riche biodiversité.

D’autre part l’eau est l’élément du vivant par excellence. Lorsqu’elle est maltraitée, par le cycle bassin de rétention (cuve de canons à neige, traitement et enfin projection) l’eau n’est plus du tout dans le même état au début qu’à la fin : elle peut être traitée, polluée, par le dangereux additif Snomax par exemple ou simplement avoir développé des bactéries nuisibles. Alors que justement la montagne purifiait habituellement l’eau.

Ce type de pollution est d’ailleurs de plus en plus souvent à l’origine de conflits entre communes, (les unes accusant les autres de la responsabilité de cette pollution de l’eau).

Il faut savoir qu’en France, il n’existe pas de législation relative à l’utilisation d’additif pour la fabrication de la neige.

Second problème de taille, l’énergie.

Les canons à neige sont de véritables gouffres énergétiques (25 000 kWh utilisés chaque année par hectare de piste) cf – http://france.mountainwilderness.org
Et voilà comment on se retrouve à skier sur de la neige produite à partir d’énergie nucléaire…

Troisième problème, la destruction de la montagne.

L’utilisation de canons à neige permet même de produire de nouvelles pistes !
Chaque été la montagne se transforme en véritable chantier, avec engin et tractopelle afin de construire des pistes nouvelles, ou de les rendre plus larges et plus régulières. Au détriment du paysage d’une part (destruction des forêts de pins) et bien sûr de la biodiversité.

Enfin, les stations se sont tellement enrichies, qu’elles dament systématiquement toutes les pistes à l’aide d’engins énergivores et polluants. Les déplacements de personnel ne se font plus en ski à l’ancienne, mais en scooter des neiges…

Voilà pourquoi je ne veux plus payer un forfait 25 euros, et donner de l’ argent à des individus qui ne respectent rien, d’indignes représentants d’un patrimoine inestimable.

Cette situation m’est douloureuse car j’ai pu voir ces nuisances se développer lentement mais surement depuis une vingtaine d’années, sans que personne ne proteste ni ne remette en cause la direction prise.
La seule solution pour l’instant, faire circuler l’information, et boycotter massivement les stations de ski.
Pour ma part, j’ai lâché mon snow au bénéfice d’une paire de raquettes, et croyez moi je ne le regrette pas une seconde 😉

En savoir plus :

http://www.fne.asso.fr/PA/montagne/dos/neige-culture.pdf

http://france.mountainwilderness.org/download/document/TAPCanons.pdf

Pour en savoir plus sur le Snomax
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1497.php

Attention chute d’objet radioactif identifié

Un satellite-espion américain est sur le point (27 janv. 08) de s’écraser sur terre. Ce ne serait pas un problème en soi si le satellite n’était pas bourré de produits toxiques (hydrazine) et peut être même équipé d’un réacteur nucléaire.

Mais ça ne sera pas le premier, alors nous pouvons être rassurés…

Selon l’AFP :

« En janvier, 1978, un satellite-espion russe (Cosmos 954), mu par un réacteur nucléaire, s’était écrasé dans les immensités désertiques du grand Nord canadien.
Un de ses successeurs, Cosmos 1402, s’était désintégré dans l’atmosphère en février 1983 au-dessus de l’océan Indien, mais des traces de son plutonium avaient été détectées jusque que dans la neige tombée sur l’Arkansas (sud des États-Unis). »

Merci l’ami américain, c’est beau la guerre !

Sources:

AFP

Liberation

Pour une musique équitable

Voici une belle initiative de la part des députés verts européens.
Pourquoi toujours dépolitiser la pollution (publicité) et l’oppression du lobying?

Rappelons par exemple que la qualité sonore de la musique présente sur « ithunes » oups… itunes est 10 fois moindre que celle d’un CD audio. Comporte des drm (qui en interdisent la copie) et coûte le même prix qu’un CD audio physique. Malgré tout le respect que l’on peut avoir pour Apple, il s’agit d’une belle arnarque orchestrée par de grosses multinationales.

Ou comment le progrès technologique peut nuire au consommateur, c’est amusant ça rappelle d’autres thèmes traités sur le gandhi vert 😉

Alors faites tourner la vidéo, c’est déculpabilisant, ça fait du bien!

Enfin, pour ceux que le sujet intéresse, je vous invite à regarder également du côté de fairtrade-music.com

En savoir plus:

http://www.iwouldntsteal.net/

http://www.ecrans.fr/Je-ne-volerais-pas-une-voiture

Apple toujours dans le Rouge

apple-rouge-vert

A quelques heures de l’ouverture de l’Apple Expo, la marque à la pomme vient d’etre gratifiée d’une médiocre 12eme place dans le 5eme guide pour une high-tech responsable publié par Greenpace.

Pourtant, après le succès de l’opération Green my Apple, Steve Jobs avait annoncé qu’Apple deviendrait plus vert. Ce n’est visiblement toujours pas d’actualité pour Greenpeace :
« Apple, sans perdre de points, n’est plus que 12eme car rien de nouveau n’a suivi l’annonce de Steve Jobs en mai dernier tandis que ses concurrents l’ont doublé. »

Si les choses semblent cependant aller dans le bon sens, (comme l’utilisation de LED pour les écrans de portables ou encore de verre pour l’écran de l’imac) les produits Apple sont toujours bourrés de produits chimiques (PVC, l’arsenic, le mercure, retardateurs de flamme…), toxiques pour la santé et pour l’environnement.
Et si les ipods sont désormais compatibles avec la directive RoHS (bannissant l’usage de certaines substances), le recyclage des machines usagées ne se fait malheureusement encore uniquement aux
Etats Unis.

Liens:
5ème version du « Guide pour une high-tech responsable » : Un an de progrès pour
l’industrie électronique !

Le guide Greenpeace au format PDF

Apple et Environnement (site Apple)

La guerre du maïs, l’impossible cohabitation

Preuve que l’on ne rigole pas avec les intérêts économiques et les OGM, une parcelle de maïs bio destinée à étudier la cohabitation Bio/OGM a été sabotée dans les Pyrénées (en août 2007, pollution chimique).

« Nous avions d’ailleurs reçu une aide du Conseil Régional aquitaine de 20.000 euros. Aujourd’hui, ce sabotage veut nous empêcher de démontrer que la coexistence entre maïs OGM et non-OGM est impossible », selon Patrick De Kochko, ingénieur agronome.

Source:

«Le maïs ne poussait pas», Libération