Le nucléaire fait débat en Allemagne

Le débat sur les centrales atomiques se complique pour Angela Merkel, qui semble être prise désormais entre plusieurs feux. Les lignes du conflit entre le gouvernement et les fournisseurs d’énergie semblaient jusqu’à présent claires : le gouvernement accepte de repousser la sortie du nucléaire à 2032 en échange d’un nouvel impôt sur les combustibles nucléaires, qui rapporterait 2,3 milliards d’euros par an.

Mais les fournisseurs d’énergie ne l’entendent pas de cette oreille: opposés à cette taxe, ils essayent de faire pression sur le gouvernement, allant jusqu’à faire appel au manager de l’équipe nationale de football pour porter leur message. Et c’est désormais sur le front législatif que les problèmes apparaissent. Selon un juriste du ministère de la Justice, le gouvernement n’a pas la possibilité constitutionnelle de prolonger la vie des centrales plus de 2 ans et 4 mois. Une durée ridicule comparée aux 12 ans promis par le gouvernement.

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La Russie en panique nucléaire

Les incendies dramatiques qui se déroulent actuellement en Russie touchent des sites nucléaire, avec toutes les conséquences sanitaires que cela peut avoir (dispersion de la radioactivité dans le monde). La zone radioactive autour de Tchernobyl serait bientôt touchée. Voila encore une preuve que le nucléaire qu’il soit civil ou militaire mène forcément et inexorablement à la catastrophe.

L’EPR à l’arrache…

Un article paru dans le figaro, l’EPR serait victime du syndrome concorde, une bonne nouvelle, enfin peut être pas pour les deniers publiques. Un article de Frédéric De Monicault, a lire sur le figaro.

L’EPR, le fleuron de la technologie nucléaire française, affronte aujourd’hui une vague d’interrogations sans précédent. Après l’échec de l’appel d’offres d’Abu Dhabi et dans l’attente du rapport Roussely consacré à l’articulation de la filière française, le design, le prix et la capacité d’export de cet outil cristallisent les débats . Au point que, pour certains observateurs, l’EPR serait d’ores et déjà frappé du «syndrome Concorde» : un engin performant certes, mais particulièrement difficile à assembler, hors de prix et invendable.

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Le nucléaire c’est cher !

Le nucléaire c’est cher… et il va falloir passer à la caisse comme en témoigne cet article du Figaro : « Le président d’EDF a fait ses calculs devant les députés : à raison d’un investissement proche de 600 millions d’euros par réacteur sur les vingt années qui viennent, cela représente une somme atteignant presque 35 milliards d’euros. Pour y faire face, l’entreprise serait en droit de réclamer 45 euros par mégawattheure, a fait valoir Henri Proglio ».

« Au prix de 42 euros par MWh, les hausses de tarifs seraient de 11,4% en 2011, puis de 3,5% par an entre 2011 et 2025, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Des chiffres contestés par EDF. »

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Grenelle 2 Nucléaire

Le journal Libération révèle un véritable scandale : le gouvernement français a fait passer en cachette un amendement qui permet aux centrales d’augmenter leurs rejets radioactifs sans accords préalables. Eh non ce n’est pas une mauvaise blague et encore moins de la science-fiction !

Dans le magma d’articles discutés la semaine dernière dans la loi Grenelle 2, l’un d’entre eux a peu fait parler de lui. Il concerne les rejets dans l’environnement des installations nucléaires.

Cet amendement supprime purement et simplement la procédure d’enquête publique pour toutes les demandes d’augmentation des rejets radioactifs et chimiques et des prélèvements d’eau des installations nucléaires.

Adopté vendredi sans être véritablement discuté, il fait partie des amendements proposés par le gouvernement, «ce qui signifie qu’il a été imposé très discrètement», signale Arnaud Gossement, juriste spécialisé en environnement. Pour lui, ce texte constitue une grave entrave à l’information du public justement.

En matière nucléaire, une autorisation est nécessaire quand on modifie notablement l’activité de l’installation car celle-ci peut entraîner une augmentation des rejets dans l’environnement. «Or, dans sa formulation, l’amendement dissocie augmentation des rejets et modification de l’activité: plus besoin de modifier son installation pour rejeter plus dans l’environnement, donc plus besoin de mener une enquête publique», explique Arnaud Gossement.

«Il suffit désormais de mettre l’information à disposition du public». En effet, pour le gendarme du nucléaire, une installation peut avoir des rejets supérieurs à ceux prévus par les décrets sans qu’on ait modifié notablement son activité, ni doublé la production. «Il existe des cas où on constate des rejets supérieurs de quelques pour-cent, ce qui n’est pas significatif», justifie Julien Collet. Par exemple, quand les installations vieillissent — ce qui est le cas actuellement — ou lorsqu’on charge un combustible plus enrichi…

Lors de la canicule de 2003, il a également fallu adapter les températures de rejet de l’eau dans les fleuves. Dans ces cas-là, donc, il ne sera plus nécessaire de mener une enquête publique pour obtenir une autorisation. Pour le Réseau Sortir du nucléaire, cela constitue «un blanc-seing donné à l’industrie nucléaire pour accroître discrètement les atteintes à l’environnement et aux êtres vivants, la pollution des milieux naturels et la mise en péril de la biodiversité des milieux aquatiques».

«L’amendement vise à consulter le public là où on ne le consultait pas, rectifie Julien Collet de l’ASN. Il introduit une information du public quand il n’y a pas de modification notable de l’activité du site.» Certes, mais les décisions seront prises sans enquête publique. C’est là que le bât blesse pour les ONG car l’enquête est garante d’une bonne information du public: elle dure plusieurs mois, elle impose aux exploitants de mettre toutes les informations à disposition du public durant 30 jours, un commissaire-enquêteur est nommé par un tribunal administratif et une étude d’impact accompagne généralement le tout.

Pourquoi l’ASN a-t-elle besoin d’une procédure plus pratique et plus rapide aujourd’hui? Dans le passé, de nombreuses centrales ont déjà produit des demandes d’autorisation de rejets et de prélèvements (Darpe), de plusieurs milliers de pages, officiellement pour «mettre en conformité les rejets réels des installations et la réglementation». Comprendre que les installations rejettent déjà plus que les réglementations ne les y autorisent.

Source :
http://www.liberation.fr/terre/0101634615-grenelle-le-discret-amendement-qui-facilite-les-rejets-radioactifs

Areva : la Russie c’est fini !

Greenpeace a découvert qu’Areva va prématurément cesser d’exporter ses déchets nucléaires en Russie. Alors que le contrat qui unit Areva et l’agence atomique russe Rosatom devait prendre fin en 2014, les Russes ont décidé de rompre dès le 11 juillet prochain cette collaboration qui dure depuis 1972 !

La polémique internationale créée ces derniers temps notamment grâce aux actions de Greenpeace a eu raison de ce scandale !

Un scandale révélé par Greenpeace
Depuis les années 1980, Greenpeace dénonce les exportations de déchets nucléaires en Russie. En octobre 2009, la diffusion de l’enquête de Laure Noualhat et Éric Guéret, « Déchets : le cauchemar du nucléaire » relance la polémique. N’obtenant aucune explication satisfaisante de la part d’Areva, le ministre de l’Écologie et de l’Énergie saisit le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire qui ouvre une enquête. Prévus pour janvier 2010, les résultats devraient être rendus publics d’ici la fin du mois de juin.

Les mensonges d’Areva…
Tout au long de cette bataille, Areva n’a cessé de mentir pour essayer de justifier ces exportations. Aujourd’hui l’industriel essaie de faire croire que l’arrêt des exportations était prévu de longue date… La journaliste de Rue89 qui a réalisé une enquête complète sur cette affaire a eu bien des difficultés pour obtenir des réponses.

Lire la suite sur le site de Greenpeace :
http://energie-climat.greenpeace.fr/areva-sapprete-a-arreter-son-trafic-de-dechets-nucleaires-vers-la-russie-greenpeace-a-gagne