Road to Fukushima

Un road trip à Fukushima, ou le compteur qui mesure la radioactivité de ce journaliste indépendant s’emballe à plus de 112 microsieverts par heure, alors que la radioactivité naturelle est de 0,3 microsievert par heure !!
La pollution radioactive est tellement forte que la limite annuelle autorisée en France est dépassée en 10 heures !
En gros, y rester quelques heures augmente considérablement le risque de cancer.
Par comparaison, la zone de Tchernobyl est actuellement moins radioactive…
Cela confirme d’une part la désinformation, et l’importance historique de l’accident nucléaire.

Voici en comparaison une vidéo à coté de la centrale de Tchernobyl, à Prypiat :

EDIT : la limite annuelle de radioactivité autorisée en France est dépassée en 10 heures et non pas en 10 minutes (à 1,5km de la centrale). Ce qui reste monstrueux, car nous parlons ici que de rayonnement direct, il n’est pas question d’ingestion et d’inhalation par exemple.

Le nucléaire : on a assez rigolé

Il est temps d’agir concrètement contre cette énergie capable de détruire un pays en une semaine cf-le Japon.

Soutenons toutes les manifestations, afin de fermer définitivement les centrales et autres installations nucléaires. C’est le cas dans le Haut-Rhin et cette manifestation pour l’arrêt de Fessenheim. Servons-nous de la force de la communication et d’internet pour relayer les actions.

« Plus que jamais il est urgent d’arrêter la doyenne des centrales nucléaires françaises »: venues en famille, de France, d’Allemagne ou de Suisse, près de 4000 personnes se sont réunies dimanche en face de la centrale de Fessenheim pour demander son arrêt immédiat.

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Faire ses courses par un mois d’avril un peu radioactif

Dans son bulletin d’information du 5 avril « Contamination de la France : quels sont les risques ? « , la CRIIRAD indique quelques aliments à éviter au vu du contexte : « préférer pendant quelques semaines le lait « longue conservation » au lait frais, ne pas faire d’excès avec les fromages frais de brebis, les blettes ou les épinards. »

Il faudra rester vigilant encore plusieurs semaines : « Ce mardi 5 avril, soit 24 jours plus tard, les rejets continuent. Cela signifie que les apports d’air contaminé sur l’Europe dureront tout autant, avec un décalage dans le temps liés au déplacement des gaz et aérosols radioactifs sur quelques 15 000 km (…) Les rapports techniques de l’exploitant (TEPCO) et de l’autorité de sûreté nucléaire japonaise (NISA) laissent craindre des rejets sur encore plusieurs jours voire plusieurs semaines. »

Par ailleurs, la CRIIRAD publie une pétition demandant la transparence sur les mesures de radioactivité de l’air.

EDIT : Quelques précisions sur le sujet sont apportées par la note d’information de la CRIIRAD du 9 avril. Extraits :

« Il y a deux catégories d’aliments à risque : ceux qui sont contaminés par dépôt direct et ceux qui sont contaminés par transfert (lait et viande).

Les végétaux à larges feuilles type salades, blettes, épinards, choux, oseille… font partie des aliments les plus exposés.

Précisons que les particules radioactives déposées sur les surfaces foliaires sont rapidement métabolisées par la plante (phénomène de translocation) et le fait de laver la plante n’est pas efficace.

Le facteur de transfert de l’herbe au lait varie fortement selon qu’il s’agit de lait de vache ou de lait de chèvre ou de brebis dont la contamination peut être supérieure d’un ordre de grandeur à celle du lait de vache. »

Et pour finir : « Les risques sont certes très faibles mais si l’on tient compte de la durée possible de la contamination, de l’existence d’habitudes alimentaires particulières et de la vulnérabilité de certains groupes de populations (enfants, femmes enceintes ou allaitant), on n’est plus dans le domaine du risque négligeable et il semble utile d’éviter des comportements à risque. »

Eau contaminée à Fukushima

Les bâtiments qui protègent 4 réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima baigne dans une eau contaminée montant jusqu’à 1m50 de haut.
En plus, une fissure vient d’être découverte sur le réacteur numéro 2. Les ouvriers vont tenter de la combler en injectant du béton. Et de l’eau radioactive s’écoule toujours dans l’océan.

De l’iode et du césium dans le Pacifique (et ailleurs)

Actuellement, le taux d’iode radioactif dans l’eau de mer est près de 4500 fois supérieur à la normale dans les 300 mètres au large de Fukushima.

Concernant la radioactivité mésurée en France, de légères traces ont été détéctée à plusieurs endroits. La CRIIRAD précise que dans un communiqué du 29 mars 2011 que « la contamination de l’air va se prolonger pendant au minimum 15 jours et que les activités de l’air, et par conséquent de l’eau de pluie, seront probablement supérieures à ce qui est mesuré actuellement« .

Ironie du calendrier, le procès de Tchernobyl débute aujourd’hui en France…

Radioactivité 10 millions de fois supérieure à la normale à Fukushima

Un technicien a relevé un taux de radioactivité de l’eau échappée du réacteur n°2 10 millions de fois supérieur à la norme dans la centrale de Fukushima.
Les travaux ont été interrompus et les 700 employés évacués.
Comme l’indique un expert de l’IRSN, cette mesure est une preuve que le coeur du réacteur a fondu.

Sur les côtes au large de la centrale, les nouvelle mesures indiquent que le degré d’iode 131 est 1 850 fois plus élevé que la normale.

A Tokyo, la dose de radioactivité ambiante est désormais six fois supérieure au niveau habituel.

Les retombées radioactives de Fukushima

Alors que le « panache » fait son tour de l’hémisphère nord, il est déjà possible de connaître certaines retombées en terme de radioactivité.

Au Japon, le premier ministre a ordonné ce mercredi 23 mars l’interdiction de la consommation de lait cru et de légumes provenant de la région proche de la centrale de Fukushima car ils contiennent des niveaux de radioactivité jusqu’à 8 fois supérieurs aux normes. Sur certains, le niveau de Césium est 160 fois plus élevé que le seuil de sûreté.
Les côtes japonaises sont également au centre des inquiétudes : « Au large de Fukushima, des prélèvements d’eau de mer ont été réalisés à 100 mètres de la berge, les résultats montrent des niveaux en iode 131 de l’ordre de 100 fois supérieurs à la norme japonaise», précise l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN).
A Tokyo, des traces de radioactivité sont décelées dans l’eau du robinet.
Le Japon est de plus en plus menacé de pénurie alimentaire.
A souligner également l’irradiation subie par les ouvriers de Fukushima. Aux dernières nouvelles, ils ont d’ailleurs été obligés d’interrompre leurs travaux en raison du taux de radioactivité trop élevé.

En France, le nuage semble avoir touché le pays de façon limitée. La Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) à d’ailleurs confirmé le caractère négligeable du « panache », tout en promettant de réaliser des analyses détaillées de son côté.

Il est d’ores et déjà possible de surveiller la radioactivité dans l’air sur le site de l’IRSN qui actualise les données toutes les 4 heures. L’IRSN communiquera également dans les prochains jours d’autres mesures effectuées sur les filtres aérosols et les eaux de pluie.

Un nuage radioactif qui passe les frontières

La France sera touchée mercredi ou jeudi par le nuage radioactif résultant des rejets des réacteurs endommagés de la centrale de Fukushima selon l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. D’après l’IRSN : « le panache radioactif aurait actuellement atteint le nord-est de la Sibérie, les Etats-Unis et l’ouest de l’Atlantique. Il devrait atteindre la France à partir du 23 ou 24 mars. »

Des traces dans les aliments
Déjà au Japon des niveaux de radioactivité anormaux ont été mesurés dans du lait et des épinards (dans la région de Fukushima) ainsi que dans l’eau du robinet à Tokyo et ses environs. La limite légale pour la teneur en iode 131 a cependant été ponctuellement dépassée le 17 mars dans l’eau courante d’une municipalité de la préfecture de Fukushima, située à 45 kilomètres de la centrale. Par ailleurs, des aliments exportés à Taïwan contenaient des traces de radioactivité.

Sur la modélisation ci-dessous, on voit bien que plusieurs continents seront touchés. Mais pour l’heure, aucun média n’évoque les conséquences des rejets radioactifs et du nuage dans l’océan. Et je pense qu’elles ne sont pas minimes…

EDIT le 21/03/2010 : Le nuage radioactif qui passera en France mercredi et jeudi concentrera 0,001 becquerel de césium 137 par mètre cube d’air. Bien qu’inférieures aux concentrations enregistrées en 1986 lors de la catastrophe de Tchernobyl, les concentrations du « panache » seront bien au-dessus de la moyenne en France, qui est, selon l’IRSN, de 0,000001 Bq/m3.

La radioactivité a atteint Tokyo

De l’iode et du césium ont été détectés dans l’atmosphère à proximité de la capitale japonaise. Il s’agirait d’une radioactivité 40 fois plus importante que la normale. Les autorités ont établi une zone d’exclusion aérienne de 30 km autour de la centrale. Cependant, les populations seront exposées à ces radiations, tout comme les ouvriers de la centrale qui se mettent en danger et sacrifient leur santé pour contenir le danger.

Le point sur la catastrophe nucléaire au Japon

L’Autorité de Sureté Nucléaire a revu le niveau de l’accident de la centrale de Fukushima, en le plaçant entre 5, voire 6 sur l’échelle internationale des événements nucléaires. Pour mémoire, Tchernobyl  a été placé au niveau 7 et Three Mile Island au niveau 5.
De nouvelles explosions se sont produites, et le réacteur n°2 va fondre, endommageant ainsi le coeur. L’enjeu est désormais d’éviter la fusion des coeurs nucléaires.
Actuellement près de 190 000 personnes vivant autour des centrales ont été évacuées.
Et notre président de la République persiste et signe : « La France est le pays qui a le secteur nucléaire le plus sécurisé – pas question de sortir du nucléaire«