Le Japon inhabitable ?

C’est l’éventualité envisagée par un rapport gouvernemental. Par ailleurs, dans une interview pour le Wall Street Journal, le haut fonctionnaire Ichiro Ozawa a suggéré qu’il se puisse que la situation à Fukushima rende inhabitable le pays du Japon entier.

Et malheureusement, nous ne sommes pas dans le domaine de la fiction, car trois des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ayant fondu, le risque est que le magma radioactif transperce le sol de la centrale ; ce qui provoquerait une inévitable explosion, et une contamination à très grande échelle de l’eau. En fait ce se serait une situation totalement inédite, qui pourrait potentiellement rendre inhabitable une partie du globe. Reste à prier, ou pour les non-croyants à fermer les centrales nucléaires.

Source : Nouvel Observateur

Un deuxième Fukushima dans les cartons ?

C’est ce que titre un article du monde (de l’historienne Miho Matsunuma) bien ficelé…

Depuis le séisme, en France, on applaudit souvent la « dignité » des Japonais, qui se remettent au travail sans pleurer ni se plaindre ; autrement dit, cette « dignité » est à la fois une résignation (puisque c’est une catastrophe naturelle inévitable) et un effort collectif pour rebondir. Le système japonais qui cherche la croissance illimitée ne respecte pas les droits de la personne et il se moque éperdument de la planète. Le pouvoir est entre les mains de menteurs incompétents et irresponsables. C’est le résultat de soixante-cinq ans de démocratie japonaise.

Le Japon est incapable de se regarder objectivement et de changer de l’intérieur. En outre, depuis le début de l’accident, l’énorme écart entre les informations étrangères et les informations japonaises est plus que choquant.

Comme le Japon ne peut pas et ne veut pas changer de l’intérieur, il faudrait que s’exerce une pression de la communauté internationale pour que le Japon n’entraîner toute l’humanité dans un suicide collectif. Certains de mes amis français me disent que les Japonais ne sont pas seuls en cause. C’est vrai, mais cela n’excuse pas les erreurs humaines impardonnables. Et comme le Japon n’est pas le seul pays nucléarisé, la question se pose pour bien d’autres Etats.

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400 000 cas de cancers prévus au Japon

D’après un spécialiste, et basé sur les schémas de Tchernobyl, 400 000 cas de cancers sont prévus au Japon après l’accident nucléaire de Fukushima. Tokyo est aussi bien plus sévèrement touché que les autorités ne veulent bien l’admettre, avec des taux de Cesium 137 dans l’air alarmant (on parle de cent mille fois la normale). Le risque s’étend largement au-delà des 200 km, et la situation ne pourra pas redevenir « normale ».

Road to Fukushima

Un road trip à Fukushima, ou le compteur qui mesure la radioactivité de ce journaliste indépendant s’emballe à plus de 112 microsieverts par heure, alors que la radioactivité naturelle est de 0,3 microsievert par heure !!
La pollution radioactive est tellement forte que la limite annuelle autorisée en France est dépassée en 10 heures !
En gros, y rester quelques heures augmente considérablement le risque de cancer.
Par comparaison, la zone de Tchernobyl est actuellement moins radioactive…
Cela confirme d’une part la désinformation, et l’importance historique de l’accident nucléaire.

Voici en comparaison une vidéo à coté de la centrale de Tchernobyl, à Prypiat :

EDIT : la limite annuelle de radioactivité autorisée en France est dépassée en 10 heures et non pas en 10 minutes (à 1,5km de la centrale). Ce qui reste monstrueux, car nous parlons ici que de rayonnement direct, il n’est pas question d’ingestion et d’inhalation par exemple.

Le nucléaire : on a assez rigolé

Il est temps d’agir concrètement contre cette énergie capable de détruire un pays en une semaine cf-le Japon.

Soutenons toutes les manifestations, afin de fermer définitivement les centrales et autres installations nucléaires. C’est le cas dans le Haut-Rhin et cette manifestation pour l’arrêt de Fessenheim. Servons-nous de la force de la communication et d’internet pour relayer les actions.

« Plus que jamais il est urgent d’arrêter la doyenne des centrales nucléaires françaises »: venues en famille, de France, d’Allemagne ou de Suisse, près de 4000 personnes se sont réunies dimanche en face de la centrale de Fessenheim pour demander son arrêt immédiat.

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