Comment je me suis fais greenwasher ma copine : Les Report Terre

L’écologie est à la mode, et France 5 se devait de faire écho à ce phénomène de société aux retombées juteuses. L’idée lumineuse des report terre est donc lancée, et la recette est concocté en 2008 par la chaîne et la boîte de prod “Martange Production”. Une recette simple : prenez 10 “pantins” écolos représentatifs de la “jeunesse” Française, entendez un arabe, un rocker, une bimbo blonde, un blaireau, un écolo bourru, un intello, un p’tit gars du sud qui parle comme Maïté etc. Arrosez le tout avec une bonne grosse dose de télé réalité. Cachez là derrière un nappage de morale éco-citoyenne. Invitez des pseudo “experts” et des invités en tournée promotionnelle (ça coûte moins cher). Faites partir les pantins aux quatre coins de l’Europe avec trois sous en poche et faites les travailler 24h sur 24 histoire de bien les lobotomiser. Pour lier le tout, prenez un animateur télé au rabais qui fait le beau (Stéphane Basset). Secouez bien fort, diluer à foison avec des génériques bidon, des flash forward, des jingles incessants, et une musique stressante pour tenir 12 épisodes.

Et voilà le travail, un concentré de greenwashing, un pur exercice de style télévisuel moderne, une pollution hertzienne et numérique de plus, un produit de tout ce qu’il convient de détruire en France ; de ce système médiatique poussif et laborieux, où l’on prend le spectateur pour un idiot, incapable de se concentrer plus de 5 secondes (capable uniquement de comprendre une centaine de mots parmi les 60 000 de la langue française). Je le dis bien fort, dans la tradition du pamphlet (et comme je me suis fais greenwasher ma copine) ; avis au moindre maillon de la chaîne qui a participé à l’élaboration de cette bouse audiovisuelle en plastique radioactif, je vous prends chacun, un par un, en duel, main nue, pour exploser vos faces de vermine…

EDIT (12 nov. 08) :

« Le terme Greenwashing est utilisé pour désigner un procédé de marketing utilisé par une organisation (entreprise, gouvernement, etc) dans le but de donner à l’opinion publique une image écologique responsable, alors que plus d’argent a été investi en publicité verte qu’en de réelles actions en faveur de l’environnement.
Le terme vient de l’anglais par contraction des mots green, vert et whitewash, littéralement blanchir à la chaux, peut-être avec un clin d’oeil à brainwashing, lavage de cerveau. Il est employé au début des années 1990. C’est le titre d’un article paru en mars 1991 dans la revue Mother Jones. »

Source : Wikipedia

Technologies de l’information et développement durable

Une interview pertinente de Corinne Lepage sur le site regard sur le numérique :

Quels sont les domaines dans lesquels la recherche en informatique pourrait, selon vous, s’orienter à l’avenir pour apporter une contribution supplémentaire à la préservation de l’environnement ?

Je pense qu´on commence tout juste à toucher du doigt ce que les TIC peuvent apporter. Il reste une multitude de pistes à creuser, pour améliorer par exemple les politiques de prévention par un meilleur suivi des milieux. Dans la domotique également, on peut s´attendre à des avancées importantes grâce à la convergence entre l´informatique et les nanotechnologies, qui va permettre d´aller plus loin dans la conception de matériaux intelligents, dotés de capteurs, etc.

Autre grande direction : tout ce qui peut sensibiliser le citoyen à l´impact environnemental, au sens large (énergie, santé et ressources), que peut avoir non seulement son comportement mais aussi celui des entreprises dont il consomme les produits. Car je crois beaucoup plus au poids du consommateur qu´au poids du citoyen. Une des manières de dire à une entreprise qu´on n´est pas content d´elle, c´est de ne plus acheter son produit. Encore faut-il savoir si on est satisfait ou pas. Et il y a fort à faire aujourd´hui pour permettre aux consommateurs d´accéder à ces informations, alors même que les entreprises rivalisent dans le greenwashing. Certaines technologies numériques pourraient contribuer à mettre ces informations à disposition du grand public de façon claire et simple.

La suite sur http://www.regardsurlenumerique.fr