La biodiversité réunionnaise en danger

Plus d’un tiers des poissons d’eau douce et près de la moitié des crustacés de La Réunion sont en danger d’extinction et le quart des espèces d’oiseaux de l’île a déjà disparu, selon un recensement de l’UICN publié aujourd’hui. Après une série d’études consacrées à la métropole, le comité français de l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, a entamé fin 2009 un recensement similaire outre-mer, en commençant par l’Océan indien et l’évaluation des menaces qui pèsent sur les 165 espèces de faune réunionnaise, explique-t-elle dans un communiqué.

En cette année internationale de la biodiversité, « l’état des lieux fait clairement apparaître un fort taux d’extinction chez les oiseaux et les reptiles terrestres », note l’UICN: « Près du quart des espèces d’oiseaux de l’île de la Réunion sont désormais éteintes » ailleurs dans le monde, « soit 13 espèces sur les 55 qui étaient présentes avant l’arrivée de l’Homme ». Et parmi elles, onze étaient endémiques de l’île, ajoute l’organisation, comme le Solitaire de la Réunion, ou le tuit-tuit, un petit oiseau encore présent mais victime des rats et des chat introduits par les navigateurs. Ce qui signifie qu’une fois disparue de l’île, elles sont considérées comme éteintes à la surface de la terre.

Chez les reptiles, « les trois espèces indigènes sont toutes menacées, comme le Gecko vert de Bourbon victime de la dégradation et de la fragmentation » de leur habitat. Quatre espèces de reptiles terrestres ont disparu dont trois étaient endémiques de la Réunion – comme la tortue terrestre de Bourbon. Tous sous-groupes confondus, explique l’Union, « 165 espèces ont été passées au crible des critères UICN » (liste consultable sur www.uicn.fr).

Source : AFP

Sauver les pandas et les tigres ?

Alors que la problématique du réchauffement climatique semble monopoliser le débat environnemental, l’érosion de la biodiversité se poursuit à un rythme soutenu, actuellement son coût s’élèverait déjà de 2 000 milliards d’euros par an (soit 6 % du PNB mondial).

“Il ne s’agit pas simplement de « sauver les pandas et les tigres » comme l’a rappelé le commissaire européen à l’environnement, Stavros Dimas, mais de ne pas épuiser « un capital naturel » dont les sociétés humaines restent dépendantes pour leur survie.”

(Article complet Laurence Caramel Le Monde)

Croissance : Le fait de croître, de grandir ?

L’organisation humaine actuelle, que l’on peut aussi appeler le “système capitaliste”, ou “l’idéologie dominante” – peu importe – est un écueil. Et cette parole n’est plus uniquement professée par des idéologues communistes ou des étudiants rebelles. C’est devenu une pensée ordinaire, presque banale, mais que l’on ne prononce pas ou sans vraiment articuler.

Car il ne s’agit plus d’être idéologue ou prophète pour observer les conséquences actuelles du développement de nos ancêtres. Elles sont présentes, évidentes, tous les jours ; il y a le réchauffement climatique évidemment, les terres irrémédiablement contaminées, une érosion de plus en plus dramatique de la biodiversité, etc. passons.
Plus personne ne nie les conséquences de l’action humaine (pour son environnement et donc pour elle-même). Pourtant la valse continue. La notion de croissance est toujours employée à tort et à travers, comme référence suprême (mais jusqu’où allons nous croître ?).

Pour le produit intérieur brut, pollution plus réparation est toujours égale à un double progrès.
Je prends un exemple : Total nous pond une marrée noire, la réparation de cette pollution va générer de l’emploi et donc de la croissance, donc finalement, ce n’est pas plus mal.

Et pendant ce temps, pendant que l’on se dit que ce n’est pas plus mal, que de toute façon l’on ne peut pas faire autrement, la destruction s’accélère, la situation empire.
L’être humain est devenu une sorte de toxicomane qui se répète inlassablement que tant qu’il a trois sous dans la poche, il peut s’acheter un peu de crack, et que finalement, c’est tout ce qui compte.

La théorie du “libéralisme”, de la “main invisible” qui guiderai naturellement l’évolution économique vers le progrès de tous, nous n’y croyons plus aujourd’hui, pourtant nous agissons précisément comme si nous y croyons encore.

Alors, la question : quand est-ce que le peuple va-t-il cesser de travailler, maintenant qu’il sait que le fruit de son travail coûte cher à l’espèce humaine? Que son action sur cette terre n’a d’autre sens de saborder l’environnement ?
Jusqu’à quand allons-nous nous faire croire que le salarié d’Areva produit des richesses ? Que celui de Total est utile ? Que l‘agriculteur qui sème des OGM n’est pas un nuisible ? Tout ces gens commettent des “petits” crimes contre l’humanité, différés dans le temps, dilués dans la masse. Cette masse que l’on appelle “croissance”.

Gandhi & Biodiversité

« Dans l’avenir, on ne mesurera pas seulement la valeur de la famille humaine, mais celle de toutes les formes de vie. Et, de même que l’on découvrira que c’est une erreur de supposer que les hindous peuvent prospérer sur la dégradation d’un cinquième d’entre eux et que les peuples de l’Ouest peuvent s’élever grâce à l’exploitation des nations d’Asie et d’Afrique, de même on se rendra compte que notre domination sur les ordres inférieurs de la création ne doit pas aboutir à leur massacre, mais doit leur bénéficier. Car il est certain qu’ils ont une âme aussi. »
Gandhi

Cette citation de Gandhi illustre bien la problématique de l’agriculture actuelle:

Lorsque l’homme utilise les découvertes scientifiques sur le vivant pour mieux tuer (pesticides, OGM…), il détruit la biodiversité (en oubliant au passage qu’il
en fait partie).
Ainsi, la question n’est pas de nier ou de refouler les découvertes scientifiques, mais de les utiliser dans un sens de respect du vivant. Car notre intérêt commun réside précisément dans le respect de cette biodiversité.

Cf- d’autres citations de Gandhi ici

Des pesticides dans l’air (Ile de France)

Une étude publiée aujourd’hui (28/06/2007) par Airparif (surveillance de la qualité de l’air en Ile de France) révèle que l’air que nous respirons en Ile de France est très chargé en pesticides. Les particules pénètrent dans notre sang par inhalation.
Sur 80 pesticides recherchés, 30 ont été retrouvés dans l’air francilien. À la station des Halles, 19 pesticides ont été mesurés.

Jamais une telle étude n’avait été réalisée auparavant.

A part certains pesticides pour rosiers utilisés en ville, l’essentiel de cette pollution est d’origine agricole.

3 200 tonnes de pesticides seraient employés au total tous les ans en IDF, dont 2 900 tonnes pour des usages agricoles uniquement (source IAURIF)

Rappelons l’absurdité et le caractère irresponsable des industriels de l’agriculture qui utilisent ces procédés. Car en plus de la destruction de la biodiversité, c’est la santé de l’ensemble de la population qu’ils mettent en danger.
La France est tristement le troisième pays utilisateur de pesticides au monde!

La solution, est de consommer bio, et de ne pas utiliser de pesticides pour le jardinage, ces produits étant dangereusement toxiques.

Sources:

Le dossier d’Airparif

http://www.airparif.asso.fr/pages/actualites/pesticides

L’air de Paris pollué par les pesticides (le Figaro du 28/06/07)

OGM: l’exemple argentin

Monsanto, a réussi à imposer son soja transgenique, en 10 ans la situation est catastrophique (santé, biodiversité, agriculture, déforestation, pollution…)

Reportage, Arte
MM Robin / G. Martin / M. Duployer / F. Boulègue
(2005, 23 min)