Toshiso Kosako, conseiller du 1er ministre japonais a démissionné, en larmes, l’homme s’est indigné de la décision politique du relèvement du taux de radioactivité pour les enfants. Le taux pour les enfants va en effet être porté à 20 millisieverts par ans, ce qui pour info est la limite autorisé pour les travailleurs du nucléaire en France…
Areva coule
Fukushima fait couler Areva, et pas seulement en bourse…
Je laisse la parole au premier commentaire trouvé sur le site du Figaro dont cet article est tiré. Merci à « vilainliberal » donc :
Le nucléaire c’est fini ! en premier lieu parce que c’est dangereux, incontrôlable et enfin non rentable ! et pour en mettre une couche supplémentaire, c’est totalement immoral, notre génération profite de l’énergie produite et laisse des déchets ultimes aux générations à venir qui n’auront que les dépenses sans les recettes ?!
Rien à rajouter !
Fukushima contamination
L’IRSN, confirme une très forte contamination de l’eau autour de la centrale de Fukushima :
Les mesures effectuées pendant plusieurs jours dans l’eau de mer à proximité de la centrale ont montré une forte contamination du milieu marin, conséquence de l’écoulement vers la mer d’une partie des eaux très contaminées présentes dans les unités accidentées. (29/04/2011)
Source :
http://www.irsn.fr
Poutine critique le Nucléaire japonais
« Les Japonais ont une situation unique. Je ne sais pas pourquoi – c’est leur choix – ils construisent leurs centrales dans des zones sismiques, chez eux tout est dans la zone sismique »
(…)
« Elles auraient dû amener à temps de nouveaux générateurs d’énergie mobiles des autres régions du pays, mais elles ne l’ont pas fait à temps ce qui a provoqué des problèmes »
Nucléaire civil en temps de guerre
Le sociologue Pierre Jacquiot s’interroge intelligemment sur le devenir des installations nucléaires en temps de guerre. Je dirais que justement… l’idée est de faire du nucléaire guerrier pour protéger le nucléaire civil et inversement. Le nucléaire, c’est l’art dédalesque de la fuite en avant sans penser aux conséquences tragiques…
Un deuxième Fukushima dans les cartons ?
C’est ce que titre un article du monde (de l’historienne Miho Matsunuma) bien ficelé…
Depuis le séisme, en France, on applaudit souvent la « dignité » des Japonais, qui se remettent au travail sans pleurer ni se plaindre ; autrement dit, cette « dignité » est à la fois une résignation (puisque c’est une catastrophe naturelle inévitable) et un effort collectif pour rebondir. Le système japonais qui cherche la croissance illimitée ne respecte pas les droits de la personne et il se moque éperdument de la planète. Le pouvoir est entre les mains de menteurs incompétents et irresponsables. C’est le résultat de soixante-cinq ans de démocratie japonaise.
Le Japon est incapable de se regarder objectivement et de changer de l’intérieur. En outre, depuis le début de l’accident, l’énorme écart entre les informations étrangères et les informations japonaises est plus que choquant.
Comme le Japon ne peut pas et ne veut pas changer de l’intérieur, il faudrait que s’exerce une pression de la communauté internationale pour que le Japon n’entraîner toute l’humanité dans un suicide collectif. Certains de mes amis français me disent que les Japonais ne sont pas seuls en cause. C’est vrai, mais cela n’excuse pas les erreurs humaines impardonnables. Et comme le Japon n’est pas le seul pays nucléarisé, la question se pose pour bien d’autres Etats.
L’explosion de Tchernobyl a 25 ans
Les médias ne semblent jamais avoir autant parlé de nucléaire et de Tchernobyl. À croire que Fukushima arrive juste pour souffler les bougies des 25 ans de l’explosion de Tchernobyl, d’un petit souffle d’hydrogène radioactif.
Il y a tellement de choses à voir que nous allons devenir aveugle, au niveau de l’image, n’oubliez pas ce soir sur Arte un documentaire inédit, et puis le web documentaire (reportage sur Tchernobyl) du monde qui est intéressant également.
En ce qui concerne les articles, un bon article du monde : A Dampierre, avec les « nomades » du nucléaire, qui nous renseigne sur les conditions de travail dramatiques dans le nucléaire : Plusieurs ont perdu des collègues morts du cancer. Mais aucun n’identifie le travail en milieu nucléaire comme cause possible de la maladie. « Chaque fois qu’on constate un cancer chez un salarié, on s’interroge sur le lien avec son activité, explique France Monredon.
Interview Alain de Halleux
Le documentariste Alain de Halleux donne une interview tres juste et à écouter sur France Culture : http://www.franceculture.com
Sortir de l’épouvantail CO2
Depuis une dizaine d’années, la problématique du gaz à effet de serre (émission de co2) qui réchauffe le globe sert à faire passer toutes les mesures les plus régressives environnementalement. C’est ainsi que le nucléaire a bénéficié d’une seconde chance médiatique inespérée, soi-disant que cette énergie violente, du passé, pouvait permettre de sortir de cette problématique. Au final, la problématique de l’effet de serre a agi comme un épouvantail. Et le réel problème environnemental vient davantage de la radioactivité et des pesticides, qui occasionnent des cancers et autres mutations génétiques, que de l’augmentation du CO2. À condition de placer le curseur à l’échelle de l’homme évidemment… Et si l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère est plus ou moins inéluctable, ce n’est pas le cas de l’émission de radioactivité de centrales vieillissantes.
Alors, sortons de cette obsession débile de l’augmentation du CO2 qui sert finalement à faire peur à tout le monde, et fait le jeu des lobbys industriels polluants comme le nucléaire (ou l’industrie automobile et agricole). Une seule centrale qui explose en France et c’est la fin d’un pays et de son industrie touristique. 10% de CO2 de plus émis ne changera pas fondamentalement la question du réchauffement climatique. Par ailleurs, l’homme pourra bien plus facilement s’adapter sur le long terme à un réchauffement climatique (ammorcé depuis le XIXe siècle avec l’avènement du charbon) alors qu’il ne pourra jamais s’adapter à la pollution radioactive et quasi éternelle de son sol.
La question est plutôt la suivante : faut-il penser en priorité à l’homme ou à un état d’équilibre « supposé » de l’environnement?
S’il s’agit de plaider la cause environnementale, la finalité pour moi et l’unique sens de cette démarche restera toujours l’homme – la seule espèce véritablement en voie de disparition à ce jour à Tchernobyl et à Fukushima…
Apple, charbon et nucléaire…
Apple serait selon un rapport de Greenpeace mauvais élève, en ce qui concerne ses « Data Centers » ; avec notament un centre en Caroline du Nord ou 61% de l’électricité est obtenue à partir de charbon et 38% du nucléaire.
Source :
http://www.macbidouille.com
