Gandhi Vert

Argile, Nucléaire et Verts de Terres

Les semences bio Kokopelli

Par • 20 Mai, 2008 • Catégorie: Culture

Kokopelli est une association qui vend des semences issues de l’agriculture biologique. Elle propose 2000 variétés (pour la plupart anciennes et rares) dont un millier dans la gamme “collection” réservée aux parrains de l’association. Les graines Kokopelli sont trouvables dans les magasins biologiques ou en vente par correspondance depuis leur site internet.

Les graines sont bio et reproductibles, car aussi étonnant que cela puisse paraître, les graines bio peuvent être stériles, non reproductibles, à savoir qu’il faut les racheter à chaque fois (ce sont les joies du capitalisme moderne appliqué à la nature).
Il est donc très important d’acheter nos graines chez ce type de petits semenciers pour ne pas enrichir les semanciers industriels qui méprisent l’environnement et la diversité des espèces.
Ces entreprises peu scrupuleuses (à boycotter donc) s’appellent Limagrain, Baumaux, Monsanto, Bayer etc…

Cette interview très intéressante de Bruno Morandeau de l’association Kokopelli nous permet de mieux comprendre les enjeux actuels en la matière (à savoir la question des OGM évidemment, mais aussi celle des pesticides, des brevets sur le vivant, des hybrides etc…).


Interview de Bruno Morandeau de l’association Kokopelli
Lors du salon “Planète en fête” 2006. Images : Gwendal Bazin

Sources:
Site de Kokopelli

Merci à Psychonouille et Gwendal Bazin pour cette vidéo

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16 Réponses »

  1. Les semences de Kokopelli sont tout sauf bio.
    Merci de faire un vrai travail de recherche avant de poster sur un tel sujet !

    Et coller Baumaux entre Limagrain et Monsanto, c’est on ne peut plus ridicule !
    Il faudrait faire un peu preuve d’esprit critique quand même ! Le discours idéologique et partisan de personnages ne jouant pas véritablement le jeu de la bio et de la diversité potagère empêchent trop souvent de faire la part des choses. C’est notamment le cas ici où vous êtes complètement sous le coup de ce discours préfabriqué.

  2. @Wawa développez un peu votre critique, je ne comprends pas.

  3. La bio en matière de production de semences revient à respecter un cahier des charges assez lourd à mettre en œuvre même pour des producteurs multiplicateurs de semences et à se faire contrôler par un organisme indépendant sur la base de ce cahier des charges. Si ont ne respectent pas de cahier des charges alors on ne peut prétendre à ce label bio. Il ne suffit pas de se dire « je ne traite pas mes cultures, donc mes produits sont bio ».

    Des lors, le système de production de Kokopelli ne peut entrer dans ce cadre trop contraignant. Rendez-vous compte, Kokopelli fait appel à la bonne volonté de ces membres qui en plus d’une adhésion se doivent de multiplier certaines variétés dites en danger. Qui, du reste, pourrait résister à ce discours et ne pas contribuer à la défense active du patrimoine légumier mondiale et de la biodiversité cultivée ? Cependant, peu parmi les membres de Kokopelli peuvent réellement prétendre savoir produire des semences, qui plus est en bio.
    On parle ici d’un réseau de plusieurs centaines de jardiniers amateurs, souvent passionnées, mais très peu au fait de ce qu’est le métier de mainteneur. Ils récoltent leurs semences, produites de façon très différentes d’un jardin à l’autre, et les confie à l’association. L’association va réunir par variété tous ces petits lots de semences, dans un manque patent de traçabilité, et va ensuite les mettre en sachets.
    Donc je maintien que les semences produite dans le réseau Kokopelli ne sont pas bio, tout au mieux peut on dire qu’elle ne sont pas que conventionnelle.

    Ce qui est plus embêtant à mon sens c’est que le test DHS (pour « Distinction, Homogénéité, Stabilité ») n’est jamais réalisé dans le cadre de ces productions de graines. Or c’est le seul test qui permet de dire que les semences produites sont dans le type de ce qu’on propose.
    Les testes de germination, qui permettent quand à eux de savoir si la semences est apte à pousser dans des conditions normales, ne sont pas fait ou pas suivie.

    Nombreux sont donc les maraîchers bio qui ont arrêté de se fournir chez Kokopelli.
    D’abord pour des problèmes de certification, Kokopelli ne pouvant leur fournir les semences au label bio dont ils ont besoins si de leurs côtés ils veulent produire des légumes bio.
    Ensuite pour des problèmes de DHS : des carottes sauvages poussant allègrement dans les carottes cultivées, des tomates ou des courges censés être de tels types, mais qui en réalités ont été hybridés et ne sont ni homogène ni stable.
    Enfin, tout simplement, parce que trop souvent la germination des semences de Kokopelli n’est pas bonne.

    Je vous engage à lire l’article suivant, qui permet de mieux comprendre le conflit qui a opposé Kokopelli et Baumaux :
    http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?article296

    Sur le deuxième point, la comparaison entre Limagrain, Monsanto et Baumaux.
    Vous n’êtes pas sans ignorer que les deux premières sont des groupes semenciers, des obtenteurs, qui développent, produisent et commercialisent des semences hybrides et OGM de grands champs, surtout des céréales.
    Baumaux est un grainetier, c’est-à-dire un distributeur de graines potagères pour les jardiniers amateurs et les petits maraîchers. Il a fait le choix de privilégier la diffusion de graines d’hybrides F1 (rien à voir avec des OGM ici) tout en proposant aussi des semences de variétés anciennes et rustiques. Les deux ayant leurs intérêts et leurs limites.
    Comparer, sur le fond comme sur la forme, le monstrueux géant Monsanto avec le petit grainetier alsacien Baumaux, n’est pas fondé et revient à manipuler l’opinion publique.

    Le discours de monsieur Dominique Guillet, idéologique et partisan, ne résiste pas à l’étude minutieuse de son catalogue de graines. Car s’il est aisé de dire qu’il y a péril en la demeure, que l’érosion génétique est importante, qu’il faut sauver les variétés anciennes, il est plus ardu de « maintenir » véritablement les variétés en danger, et de les faire réinscrire au registre annexe des variétés anciennes pour jardiniers amateurs.
    Là, Kokopelli est aux abonnés absents, et ce sont des petites structures privés, qui sans crédit publique s’adonne à ce travail difficile et coûteux. On peut citer ici la Ferme de Sainte Marthe, le Biau Germe ou encore… les Graines Baumaux.

  4. Merci beaucoup pour ces précisions Wawa, notamment en ce qui concerne le grainetier Baumaux.
    Convenez cependant que l’adoption d’hybride F1 dans le catalogue de Baumaux n’est pas vraiment compatible avec leur discours vantant la biodiversité, le « rustique » etc.

    Cf- http://fr.wikipedia.org/wiki/Hybride_F1

  5. La posture de Baumaux sur ce point est la suivante :
    « Depuis 66 ans, GRAINES BAUMAUX s’adressant à une clientèle de jardiniers avertis et exigeants, s’efforce d’offrir une large gamme de semences potagères en graines sélectionnées dans les variétés que nous pensons les meilleures et les plus adaptées à la réussite de notre clientèle. Notre important choix de variétés se compose de :
    ● La quasi-totalité des variétés courantes et connues utilisées depuis des dizaines d’années par les amateurs.
    ● Bon nombre de variétés anciennes, peu usitées, mais présentant des formes, des coloris ou des saveurs singuliers qui font du jardinage un plaisir de découverte.
    ● Et aussi un choix exceptionnel de nouvelles obtentions provenant des meilleurs semenciers mondiaux apportant aux jardiniers amateurs toutes les améliorations de la recherche actuelle très largement utilisées par les professionnels du maraîchage. À noter que ces spécialités ne sont que très peu ou pas du tout diffusées par nos concurrents et collègues. »
    (Source : http://www.graines-baumaux.fr/presentation.php)

    Bref, Baumaux fait feu de tout bois, et propose pêle-mêle des variétés anciennes, en bio ou en conventionnelle, à côté d’obtention plus récente en hybride F1. Le seul dénominateur commun est qu’il estime que toutes ces variétés sont intéressantes à cultiver pour le jardinier amateur.

    En effet, si beaucoup de variétés hybride F1 ont été créées essentiellement sur des critères marchands peu intéressants pour le jardinier amateur (résistance au transport, couleur uniforme, gabarit homogène, etc.) certaines offrent au contraire des qualités que ne renies pas le jardinier amateur (la qualité gustative en tête, les qualités nutritionnelles, culturales etc.).

    De mon point de vue, certaines F1 ont donc largement gagnées leur droit de citer dans ce qu’on appel aujourd’hui la biodiversité cultivée.

  6. @Wawa, Merci pour ces précisions !

  7. Message à l’intention de Wawa:

    Attention à la diffamation: toutes nos semences sont contrôlées par un organisme de certification de l’Agriculture Biologique (Ulase, racheté récemment par Qualité France).

    Tous nos producteurs sont contrôlés « bios ».

    Les semences produites par nos adhérents sont pour le Tiers-Monde ou pour la gamme collection.

    Je ne vais pas perdre mon temps à analyser les autres délires et mensonges de Wawa: on se demande quelle cause il, ou elle, défend.

    Quant au petit grainetier Baumaux, prière de consulter notre blog pour vous informer de son dernier coup bas:

    http://www.kokopelli-blog.org/?p=207

    Ce serait sympa que Gandhi vert nous consulte avant de laisser courir de telles anneries

    Merci

    Dominique

  8. Pour être plus précis:

    La très grande majorité des semences distribuées en Europe par Kokopelli proviennent de notre propre réseau de producteurs en France qui sont tous certifiés en Agriculture Biologique.

    Le reste provient de Sativa en Suisse (semences biodynamiques), d’Italie (une vingtaine de variétés en bio), parfois d’Angleterre et occasionnellement des USA. Pour ces dernières, nous sommes tenus d’omettre la mention « bio » malgré que toutes ces semences soient certifiées bios par des organismes US (Oregon Tilth, OCIA, etc.) car il n’existe pas d’équivalence automatique entre les homologations nord-Américaines et Européennes et nous ne souhaitons pas entamer des procédures extrêmement compliquées pour obtenir ces homologations.

    Il suffit amplement que nous soyons obligés de payer et d’être sujets à moult tracasseries pour avoir l’honneur de distribuer des semences bios alors que 98 % de l’agriculture Française pollue irrémédiablement l’environnement, les êtres humains et les animaux, et ce, subventionnée par Bruxelles.

    Nous sommes heureux de vous présenter le noyau de notre réseau en France dont certains travaillent avec nous depuis le début de Kokopelli en 1999, et même avant, avec feu Terre de Semences, ce qui signifie une douzaine d’années.

    * Maryse Watremez, dans la Saone et Loire (photo du milieu).
    * Yannik Loubet, dans la Côte d’Or (photo en haut).
    * Alain Carter et Heidrun Koelher, dans les Alpes Maritimes (photo ci-contre).
    * Pascal et Véronique Naudin, d’Essem Bio, dans le Gers.
    * Lex Reenders dans l’Allier.
    * Brigitte et Michel Coppeaux, dans la Côte d’Or.
    * Raoul et Annie Jacquin-Porretaz dans l’Hérault.
    * David et Sabine, en Ardèche.
    * Longo Maï à la Crau, dans les Bouches du Rhône
    * Nadia en Dordogne
    * Stéphane Forissier en Ardèche
    * Corinne et Jean-Noêl dans la Saône et Loire
    * Emmanuel Chataignier dans le Lot-et-Garonne
    * Jean-Michel Peulier dans la Vienne
    * Jérôme Keller Keller dans la Vienne
    * Bruno Defay dans la Loire
    * Loncas Maryse dans la Vienne

  9. j’ai beau lire et relire ton argument et suis toujours pas convaincue de la qualite bio de BEAUMAUX et en toute franchise, je te laisse consommer TOUT SEUL leurs produits , tu sembles si ardemment convaincu et si partisan! Pour ma part , j’écoute ma p’tite voix qui me dit simplement VIVE KOKOPELLI…

    Sophie

  10. Belle défense de Baumaux, malheureusement, ce « petit semencier » a su largement démontré par ses actions qu’il est tout à fait digne de la comparaison avec Monsanto et autres. Pourquoi mettre tant d’ardeur à démolir la petite association Kokopelli qui ne lui fait pas vraiment concurrence, et, pire encore, pourquoi appeler une sélection de tomates « Kokopelli » dans son catalogue ? Ce Monsieur Baumaux a bien des techniques de voyous, contrairement à ce qu’il tente de faire croire !

  11. A M . Guillet :
    Il va falloir sortir un jour de cette posture de victime, c’est lassant.
    « On m’attaque ! On me diffame ! » Euh, non, pas vraiment, on développe juste un raisonnement critique, c’est mal ?

    J’ignorais, je dois vous l’avouer, que Kokopelli est certifié bio (est-ce récent ?), enfin a priori par pour tout !
    Car à vous lire je me rends compte qu’il y a donc deux types de graines chez Kokopelli :
    – Des graines produites de façon bio par des producteurs professionnels pour le marché national.
    – Des graines de moindre qualité, non bio, produites par des amateurs, sans contrôle phytosanitaire, test de germination et autres car pour le marché du « Tiers-Monde » !

    Outre que je trouve que l’utilisation en 2010 du terme «Tiers-Monde » est d’une grande condescendance, je m’insurge surtout contre cette pratique qui consiste à envoyer dans les pays en voie de développement des graines dont la qualité n’a pas été dûment contrôlée. C’est aberrant surtout quand on connaît les difficultés que connaissent les cultivateurs des pays du sud dans leurs cultures, notamment face aux problématiques d’irrigation.
    Voilà des personnes qui vont mettre en œuvre des moyens, du temps, de l’énergie, des ressources etc. sans aucune garantie de résultat quant aux semences utilisés !
    Belle esprit d’entraide que cela !

    A Sophie : Relis moi, tu verras que je n’ai jamais écrit que Baumaux est un fer de lance de la bio, mais qu’il l’est de la biodiversité potagère, ce n’est pas la même chose. Personnellement je ne me contente pas « d’ écouter ma petite voix », mais je sème, je plante, je cultive, j’expérimente, j’essai des semences d’ici ou d’ailleurs, venant de nombreux catalogues. Et cela me fait effectivement dire que Kokopelli n’a pas l’apanage de la biodiversité cultivée et que beaucoup d’artisans semenciers font très bien leur travail sans avoir à se victimiser constamment.

    A Jean : Une fois encore, je pense que comparer Baumaux à Monsanto et consort décrédibilise fortement votre discours. C’est un peu le point Godwin de la bio. Maintenant je vous rejoins sur le coup des « tomates Kokopelli » du catalogue de Baumaux ; c’est clairement provoquant et inélégant.

    Merci à Gandhi vert de faire de cet espace un lieu d’expression où l’on peut développer des points de vue différents de la tendance dominante et de la pensée unique (ce que M. Guillet appelle avec condescendance des âneries, voire des mensonges et délires !? )

  12. Bonjour,
    je suis un peu hors sujet, mais je me permets de revenir sur la longue intervention de Wawa, en date du 8/12 2009 :
    Pas moins de 22 fautes d’orthographe évidentes (parfois TRES évidentes) sur ce texte !
    si telle est la culture générale des intervenants, alors on peut aussi se poser des questions sur le degré de culture agronomique -ou plus simplement botanique- de ces intervenants.
    De grâce, un peu de tenue s’il vous plaît.
    Françoise

  13. Faut-il vraiment avoir une Maîtrise de lettres pour avoir un avis sur la question et le droit de l’exprimer ?

    Relever le nombre de fautes d’orthographe ! C’est bien là le dernier refuge des individus dénués de sens critique : s’attaquer à la forme quand le fond les dépasses…

  14. Bonjour à tous.
    Je cite Wawa « développer des points de vue différents de la tendance dominante et de la pensée unique ».

    Et j’en profite pour me demander si la « tendance dominante » et la « pensée unique » ne serait pas justement l’apanage de Baumaux, Monsanto et compagnie… à moins que je me trompe ! … Mais Wawa à l’air de prétendre l’inverse ?

    Il semble évident que la très grande majorité des semences utilisées dans nos beaux pays industrialisés proviennent en grande majorité de ces industriels de la semence, donc fatalement la « tendance dominante » c’est eux !
    Qu’on me démontre l’inverse…

    Ensuite, je pense que Wawa n’a pas bien conscience de ce que c’est réellement « entretenir la biodiversité » :
    – Certes il y a une part de technique importante dans la conservation, l’élaboration et le contrôle de nouvelles semences qui n’est pas à négliger et qui nécessite des moyens financiers conséquents, souvent réservés aux grosses firmes agréés par nos gouvernements.
    – Mais je pense que le seul fait d’afficher en masse les semences hybrides F1 dans son catalogue dénote, de la part des industriels, d’une incompréhension totale de ce que signifie « sauvegarder la biodiversité ».
    – La biodiversité a toujours existé et on constate par les études faites que c’est bien l’utilisation de semences hybrides (infertiles et génétiquement identique) qui mène, entre autres, à réduire jour après jour la biodiversité des espèces présentent sur notre belle planète.

    Pour ceux qui se rapellent du cours de biologie sur « l’évolution des espèces » et « le brassage génétique », il apparait comme une évidence que ce brassage est inexistant lors de l’usage des hybrides F1. Il faut pas prendre les gens pour des pigeons.

    Soutenir les firmes qui vendent des hybrides F1 en masse, relève de l’incompréhension totale du maintient de la biodiversité, à mon sens.

    Mais la soif de pognon des sociétés industrielles permet de passer sous silence, voire décrédibiliser toute thèse scientifique, étude d’impact, ou avis inverse quel qu’il soit.
    L’avidité et la cupidité de l’Homme n’ont aucune limite lorsqu’il s’agit de protéger ses intérêts personnels.

    Je reste ouvert aux commentaires

    Bien à tout ceux qui vivent pour l’intérêt commun de notre espèce !

  15. @ Gezus : Bravo !

  16. Bonjour,
    Du coup, moi qui cherche des semences BIO non hybrides, VOUS M’AVEZ REFROIDI, je n’y comprends pas grand chose et voudrais me lancer dans un petit potager, je suis dégoûté.
    Merci à tous.

    P.S.: J’espère ne pas avoir fait trop de fautes d’orthographe.