OMS et AIEA

Un documentaire indépendant : CONTROVERSES NUCLEAIRES sur le rôle de l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) en ce qui concerne la non indépendance, justement, de l’organisation vis à vis de l’AIEA et des conséquences sanitaires de la contamination radioactive.
Merci à No Nuke Planet

Tricastin & Uranium : les surprises

Le 15 Juillet 2008

Selon Le Monde :  » (…) il reste plusieurs zones d’ombre. La plus préoccupante concerne la présence, encore inexpliquée, de teneurs en uranium plus élevées que la normale dans divers points de la nappe phréatique. Compte tenu de la vitesse de diffusion de l’uranium, ces concentrations n’auraient pas dû être relevées. Sur un point de prélèvement, nommé AEP4, situé à deux kilomètres au sud de la Socatri, la teneur est montée jusqu’à 64 µg/l le 8 juillet, et restait à 36,6 µg/l le 13 juillet.

Dans une ferme avoisinante, elle se situait autour de la limite fixée par l’OMS – soit presque dix fois au-dessus du « bruit de fond » enregistré habituellement dans la nappe. « Ces valeurs ne peuvent être expliquées par le rejet accidentel », estime l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Le point AEP4, situé chez un particulier, déconcerte les autorités : la teneur en uranium fluctue, l’eau prélevée au puits présentant des concentrations moins élevées que celles mesurées au robinet qu’il alimente.

Cette découverte renvoie à une étude récemment conduite par l’IRSN, la Direction départementale de l’action sanitaire et sociale et Areva sur la nappe phréatique du Tricastin. « Elle avait mis en évidence des marquages à l’uranium en certains points, entre 10 et 15 µg/l, sans que l’on puisse préciser leur source, indique Didier Champion, directeur de l’environnement à l’IRSN. On ne peut exclure qu’il y ait eu des rejets antérieurs, à l’origine d’une pollution à l’uranium. » Soucieuse d’éclaircir ce point, la préfecture du Vaucluse ne prévoit pas de modifier ses prescriptions sur l’usage de l’eau avant plusieurs jours. Le temps aussi de collecter les résultats des analyses de sédiment, de plantes et de poisson issus des cours et plans d’eau souillés. »

Lire la suite sur Le Monde, De l’uranium suspect décelé dans la nappe phréatique au Tricastin, Hervé Morin

Le coût de la pollution en vies et en euros

La Chine censure un rapport de la banque mondiale faisant état de 750 000 décès potentiels dûs à la pollution en 2006, afin d’éviter des « émeutes » et autres « troubles sociaux ».

Selon Liberation:
« Dans la partie manquante de l’avant-projet, les estimations font apparaître que la pollution de l’air des villes chinoises provoque la mort prématurée de 350 000 à 400 000 personnes chaque année. 300 000 autres mourraient en raison de la mauvaise qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments, comprendre l’enceinte des ateliers et des usines. Dans les campagnes, la mauvaise qualité de l’eau entraînerait 60 000 décès évitables. »
(…)
« En 2006, «année la plus noire pour l’environnement», elle a reconnu 161 incidents majeurs de pollution, et aussi que les objectifs fixés pour réduire les émissions de substances polluantes «n’avaient pas été atteints». Elle ne conteste pas non plus que 16 des 20 villes les plus polluées du monde se trouvent à l’intérieur de ses frontières, comme annoncé dans un précédent rapport de la Banque mondiale. »

La Chine appliquant notre modèle de développement occidental « dans les règles de l’art », est extrêmement touchée par la pollution, et va probablement devoir rapidement revoir ce développement sans freins qui devient finalement un vrai frein à la sacro-sainte croissance.

Enfin n’oublions pas qu’en France la situation n’est pas glorieuse, ainsi selon une étude de l’OMS parue en juin 1999, 17 600 personnes par an seraient victimes de la pollution atmosphérique. En plus des allergies, bronchites, et autres maladies respiratoires chroniques directement imputables à la pollution. Rappelons enfin que tout cela a un coût pour nous tous, estimé par l’OMS à 40 milliards d’euros (soit 370 euros par habitants).

Sources:
http://www.liberation.fr

Coûts externes de la santé imputables à la pollution de l’air par les transports (étude trilatérale
de l’Autriche, de la France et de la Suisse)