Jean Paul Jaud Nos enfants nous accuseront

Jean Paul Jaud est réalisateur du film « Nos enfants nous accuseront » (à paraître à la rentrée), film relatant les méfaits de l’alimentation moderne et ses conséquences sur la santé.

Pourquoi ce titre : « Nos enfants nous accuseront » ?

Jean Paul Jaud :

« C’est un titre dur, mais je suis convaincu qu’ils nous accuseront. Que les générations des 30 glorieuses seront accusées, rendront des comptes. Les responsables, chefs d’etat, les parents, ceux qui ont bien profité de tout ça, avec une certaine arrogance, souvent peut-être avec une certaine ignorance, ou naïveté seront accusés. J’en suis persuadé. »

Simone de Beauvoir La Vieillesse

La question de la vieillesse abordée par Simone de Beauvoir, en promotion pour son ouvrage « La Vieillesse » publié en 1970 chez Gallimard.

Compte tenu de notre problématique, ici et , il est intéressant de constater que quarante ans après, les vieux semblent avoir opéré une prise de pouvoir politique et social. Il s’agit d’une sorte de revanche réalisée, du faible sur le fort.

La Vieillesse de Simone de Beauvoir :

Merci à Changer le rêve pour cette vidéo.

Sarkozy la voix des vieux

sarko vieux

Le Président de la République Nicolas Sarkozy, a été élu il y a un an grâce aux voix des vieux (75% des plus de 65 ans selon l’Ifop).

Un récent sondage confirme très largement cette tendance : chez les jeunes de 18-24 ans le président réunit 72% d’insatisfaits. Même tendance dans la part majoritaire des actifs, à savoir la catégorie des ouvriers et employés, avec 70 % d’insatisfaits.

La scission entre l’exécutif et les véritables forces vives du pays continue de grandir. Et en parallèle le fossé entre les vieux et les jeunes grandit lui aussi, nous rapprochant progressivement de la future lutte des classe d’âges.

Le pouvoir politique et économique appartenant quasi exclusivement aux classes d’âge des 50 à 70 ans (exemple du Parlement), un rééquilibrage doit se faire. D’autant que l’urgence écologique ne peut pas souffrir les pseudos discours environnementaux du pouvoir actuel.

Il est d’autre part difficile d’accepter que des décisions fondamentalement polluantes comme le choix du nucléaire soient prises par des personnes qui seront décédées dans les 20 prochaines années, sans prendre en compte l’avis des jeunes générations.

Certains diront que les vieux bénéficient de l' »expérience« . Or l’histoire nous a prouvé qu’en matière de pollution, les vieux font largement partie du problème et ne se sont guère souciés des nuisances faites aux générations futures. Nous pouvons au mieux parler d’expérience de pollueur et d’égoïsme, pas de quoi être fier en matière de respect de l’environnement donc.

Ce qui m’intéresse sur le Gandhi Vert, c’est de savoir comment le conflit inéluctable entre classes d’âges peut se réaliser de manière non violente. Et il me semble que cela commence par le fait d’en parler librement, et de ne pas refouler la problématique ; d’autant que pour l’instant les médias dominants se taisent sur ces questions, comme ils se taisent souvent sur les questions fondamentales.

Source :

Je vous propose de regarder l’interview de Véronique Le Ru auteur de La vieillesse De quoi avons-nous peur ?

http://www.liberation.fr

Considérations sur la force

Notre génération déprime, ne peut plus croître, plus croire ; les idéologies se sont évaporées.
Une tristesse infinie recouvre le monde, l’espoir gît comme un ancien combattant étalé sur le champ de bataille.
Face à ce constat cinglant, il convient de devenir fort, extrêmement fort, et puis de fuir aussi ; car il est impossible d’assumer les erreurs de nos parents, elles sont trop lourdes, trop conséquentes.
Développer une force non dominatrice, mais intraitable ; car c’est précisément la force qui est mise à mal.
Le travail des forts est éternellement sapé en ses fondements profonds :
le travail intellectuel est dévalué alors qu’il n’a jamais été aussi nécessaire, les tentacules de la dépression encerclent l’expression artistique.

Mais quel est le processus qui a détruit la force de la production intellectuelle ?

Alors que les repères du vieux monde se sont évaporés, l’art et l’intelligence se sont retrouvés dilués dans une masse infâme de signes et de codes. Le monde de l’inter-connexion a généré une inflation de textes, d’écritures, de sons, d’images ; et comme un rêve confus dans un cerveau malade, les informations ne circulent plus harmonieusement à l’intérieur de nos crânes.

Il faut pouvoir trier, extirper l’intègre du corrompu au milieu de la multitude. Et la tâche qui nous attend est aussi phénoménale et risquée que celle d’un résistant français en 1940. Le venin du faible est partout ; il s’appelle libéralisme, il s’appelle vieux, il s’appelle jeune, il s’appelle divertissement, il s’appelle amnésie.

Il convient de concentrer les forces vives, de viser juste, de ne pas lâcher, de toujours lutter contre la lâcheté ambiante, omniprésente.