Fukushima contamination

L’IRSN, confirme une très forte contamination de l’eau autour de la centrale de Fukushima :

Les mesures effectuées pendant plusieurs jours dans l’eau de mer à proximité de la centrale ont montré une forte contamination du milieu marin, conséquence de l’écoulement vers la mer d’une partie des eaux très contaminées présentes dans les unités accidentées. (29/04/2011)

Source :
http://www.irsn.fr

Radioactivité, ça monte, ça descend, ça monte

Alors que la radioactivité s’étend au Japon – 11 000 tonnes d’eau radioactive est déversée dans l’océan par les ouvriers de la centrale japonaise de Fukushima – l’IRSN la signale en baisse en France.
L’iode 131, qui a été mesuré dans du lait et quelques végétaux, « ne présente aucun danger environnemental ou sanitaire, même en cas de persistance dans la durée ».
L’iode 131, très volatil et radioactif, voit sa quantité divisée par 2 tous les 8 jours, par 2500 tous les trimestres et au bout d’un an il n’en reste plus trace dans les aliments.
De son côté, l’ACRO (Association pour le Contrôle de Radioactivité dans l’Ouest) a publié ses résultats de prélèvement et d’analyse. Elle ne révèle rien d’alarmant pour l’instant en terme de contamination alimentaire, mais conclue ainsi « du fait de sa courte demi-vie (8 jours), l’iode radioactif (iode-131) ne persistera pas dans l’environnement comme c’est le cas avec le césium-137 (30 ans). Ceci ne signifie pas que les niveaux observés n’augmentent pas dans l’avenir. L’intensité des dépôts radioactifs dépend d’abord de l’ampleur de la contamination de l’air et de sa persistance. Or, l’accident nucléaire de Fukushima est à l’origine de rejets radioactifs continuels ; la situation n’est toujours pas maîtrisée. »

Les retombées radioactives de Fukushima

Alors que le « panache » fait son tour de l’hémisphère nord, il est déjà possible de connaître certaines retombées en terme de radioactivité.

Au Japon, le premier ministre a ordonné ce mercredi 23 mars l’interdiction de la consommation de lait cru et de légumes provenant de la région proche de la centrale de Fukushima car ils contiennent des niveaux de radioactivité jusqu’à 8 fois supérieurs aux normes. Sur certains, le niveau de Césium est 160 fois plus élevé que le seuil de sûreté.
Les côtes japonaises sont également au centre des inquiétudes : « Au large de Fukushima, des prélèvements d’eau de mer ont été réalisés à 100 mètres de la berge, les résultats montrent des niveaux en iode 131 de l’ordre de 100 fois supérieurs à la norme japonaise», précise l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN).
A Tokyo, des traces de radioactivité sont décelées dans l’eau du robinet.
Le Japon est de plus en plus menacé de pénurie alimentaire.
A souligner également l’irradiation subie par les ouvriers de Fukushima. Aux dernières nouvelles, ils ont d’ailleurs été obligés d’interrompre leurs travaux en raison du taux de radioactivité trop élevé.

En France, le nuage semble avoir touché le pays de façon limitée. La Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) à d’ailleurs confirmé le caractère négligeable du « panache », tout en promettant de réaliser des analyses détaillées de son côté.

Il est d’ores et déjà possible de surveiller la radioactivité dans l’air sur le site de l’IRSN qui actualise les données toutes les 4 heures. L’IRSN communiquera également dans les prochains jours d’autres mesures effectuées sur les filtres aérosols et les eaux de pluie.

Centrales nucléaires = leucémies et cancers

Alors que de nombreuses études scientifiques internationales indépendantes révèlent que le nombre de cas de leucémies et de cancers chez les enfants vivant proche des centrales nucléaires est beaucoup plus élevé*, l’IRSN continue en France sa propagande de désinformation. Partout dans le monde le phénomène a été relevé, mais pas en France (c’est comme le nuage de Tchernobyl, resté sagement à la frontière).
Par conséquent, les efforts déployés pour noyer le poisson dans l’eau se révèlent être particulièrement grotesques dans la presse (cf- article du monde paru aujourd’hui). Je vous laisse observer la technique journalistique utilisée pour tourner autour du pot…

Voici un extrait de l’article du monde :

« Les scientifiques s’avouent impuissants à trouver une explication aux trois cas européens d’agrégats de leucémies, comme à la spécificité allemande. Sauf accident, les rejets radioactifs des
installations nucléaires, inférieurs à la radioactivité naturelle, ne peuvent être suspectés. »

Oh bahh… les petites doses ça existe…

Je ne vois que trois possibilités, soit nos scientifiques sont super myopes, soit ils sont un peu cons, ou alors, ils sont corrompus. « Un peu des trois mon colon ?! »

*« Une étude Allemande a été réalisée (en décembre 2007) par l’Université de Mayence sur demande de l’Office fédéral de protection contre les radiations, à partir de données statistiques
portant sur la période 1980-2003 dans les régions proches de 21 réacteurs ou anciens réacteurs allemands. Elle montre que le risque de cancer augmente de 60% lorsque l’enfant habite à moins de 5
km d’une centrale, et de 117% si on prend en compte uniquement les leucémies. L’étude montre aussi que l’excès de cancers et leucémies est détectable jusqu’à 50 km autour des installations nucléaires. »

Liens :

Leucémies autour des centrales nucléaires : le réseau « sortir du nucléaire » conteste la légitimité de l’IRSN à mener une étude indépendante.
http://www.contaminations-chimiques.info

La fréquence accrue des leucémies infantiles près de sites nucléaires reste inexpliquée
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement

Une catastrophe nucléaire en Chine conséquence du séisme ?

feltenchine nucléaire

Le séisme chinois semble annoncer une catastrophe écologique. Deux usines chimiques dans la ville de Shifang ont notamment été intégralement détruites déversant au passage 80 de tonnes d’ammoniaque dans la nature.

Mais le plus inquiétant est la présence d’usines nucléaires importantes dans la région de Sichuan.

A quelques centaines de kilomètres seulement de l’épicentre du séisme (Yingxiu) se trouve plusieurs sites nucléaires à haut risque dont le “Yibin Nuclear Fuel Element Plant” (centrale nucléaire en partenariat avec Areva), qui fournit la totalité des recharges de combustibles aux Réacteurs en Eau Pressurisée chinois de Daya Bay Quinshan et Ling Ao. L’usine produit également des armes nucléaires (production de plutonium).

Selon un document d’areva :
“L’usine de fabrication de combustible pour Réacteurs à Eau Pressurisée (REP) située à Yibin, dans la province du Sichuan, fournit à Qinshan-1 près de 11 tonnes d’assemblages combustibles par an. Une 2nde chaîne de production a été établie sur le même site. Elle fournit 26 tonnes d’assemblages combustibles par an aux réacteurs de Daya Bay. L’usine de Yibin est appelée à se développer dans les prochaines années.”

cf- http://www.areva-np.com

La région comporte en outre selon un document d’Areva de nombreux réacteurs de recherche.

Ces centrales ont forcément été touchées compte tenu de l’ampleur du séisme, il s’agit donc de savoir quelles sont les conséquences réelles du séisme sur ces installations à haut risque.

En cas de désastre, la responsabilité française serait accablante, compte tenu du fait que le transfère de technologie est directement imputable à la France. Ne regardez donc pas trop la presse française pour connaître la vérité sur ce problème, même si le figaro annonce quand même aujourd’hui que : “Pour se prémunir de tout éventuel incident écologique, notamment dans les centrales nucléaires, la Chine a envoyé 21 experts dans les zones sinistrées. Ils doivent s’assurer de la sécurité des installations nucléaires, chimiques, les cimenteries et autres installations «sensibles» dans les zones touchées, indique un communiqué sur le site du ministère chinois de la Protection de l’environnement.”

Rappelons enfin que l’année dernière la centrale de Kashiwazaki-Kariwa au japon avait été également touchée par un séisme : elle est toujours fermée depuis.

 

EDIT : (AFP, 13/05/2008 19:19)

Nucléaire chinois: un institut français n’exclut pas des dommages

PARIS, 13 mai 2008 (AFP) – Les experts français de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire n’ont pas exclu mardi que le tremblement de terre dans l’Ouest de la Chine ait pu endommager des installations chinoises nucléaires de recherche ou de fabrication de combustible.

« Les quatre sites produisant de l’électricité en Chine (Lingao, Daya Bay, Qinshan, Tianwan) sont situés sur la côte orientale, à plus de 1000 km de l’épicentre », ont indiqué ces experts dans une note d’information. « Il est probable que ces réacteurs n’ont pas subi de dommages notables, ce qui devra être confirmé à l’issue des inspections demandées par les autorités chinoises », ajoute l’IRSN. Toutefois, « plusieurs installations nucléaires autres que celles produisant de l’électricité (usines de fabrication du combustible, réacteurs de recherche) sont répertoriées dans la région du Sichuan, dont certaines à des distances inférieures à 100 km de l’épicentre du séisme », relèvent les experts du bureau d’évaluation des risques sismiques de l’Institut. « Compte tenu de la forte accélération observée à 70 km de l’épicentre (250 cm/s2) il n’est pas possible à ce stade d’exclure que ces installations aient pu subir des dommages« , ajoutent-ils.

Sources :

http://www.lefigaro.fr

http://www.industrie.gouv.fr

http://www.dauphine.fr

http://www.areva-np.com

http://www.irsn.org/