L’écrivain Henry Miller explique les raisons de son exil en France, à Paris dans les années 30.
Thierry Henry le magicien
Ok, pas de lien direct avec l’environnement dans ce billet d’humeur sur un sujet archi rabattu : la qualification de l’équipe de France pour la coupe du monde.
Seulement, voila, je n’en peux plus de la culpabilité omniprésente, et de ce débat qui persiste. Je fais mon coming out, car il n’est jamais trop tard : je trouve la qualification de l’équipe de France magique, surréaliste, superbe, salvatrice. Et je pense que tous les Français qui se flagellent en évoquant un soi-disant « honneur » sont ridicules et ingrats. Je pense que tous ceux qui conspuent Thierry Henry sont de bons gros loosers.
Et puis le voila mon lien avec l’environnement : je pense que s’il y a lieu d’avoir une honte franco-française, il y a déjà celle d’être le pays le plus nucléarisé du monde. Il est toujours possible d’éteindre sa télé pour ne pas voir l’équipe de France, mais une centrale nucléaire ne s’arrête pas comme ça. Mais ici, cela n’intéresse personne, le petit crime contre l’humanité que l’on est en train de construire, tout doucement, en France et en toute bonne conscience, non.
C’est bien plus important de culpabiliser lorsqu’il n’y a pas lieu de le faire ; et de prendre très au sérieux un jeu, nier la magie, le réflexe salvateur.

Les début du nucléaire en france
Retour sur les début du nucléaire en france avec U.235, un petit film de propagande de William Novik.
Where did it all go wrong ?
2 milliards du grand emprunt pour le nucléaire…
Non seulement nous allons payer pour rembourser ce grand emprunt, mais en plus nous allons etre pollués par des OGM et du nucléaire, c’est la stratègie win-win inversé. Nos dirigeant inventent le loose/loose !
« Energies décarbonées et nucléaire: 3,5 milliards
– Développer les technologies énergétiques décarbonées et l’économie du recyclage avec la création d’une Agence pour les énergies renouvelables (1,5 milliard)
– Créer des instituts de recherche technologique dans le secteur des énergies décarbonées (1 milliard)
Préparer les technologies nucléaires de demain (1 milliard) »
Au niveau des OGM et autre « Science du vivant », hop 2 milliards pour les OGM.
« Sciences du vivant: 2 milliards
– Soutenir l’innovation dans les agro-biotechnologies (1 milliard)
– Dynamiser la recherche partenariale dans le secteur de la santé et des sciences de la vie: création d’«instituts hospitalo-universitaires» (cinq au maximum pour 0,5 milliard) et fonds de financement dans les secteurs de l’alimentation et de la santé (0,5 milliard) »
Source :
http://www.liberation.fr
Les Pixies live à télécharger gratuitement
Il s’agit de 4 titres enregistrés à Paris le 16 Octobre 2009 !
Tchernobyl l’état doit-il payer pour son mensonge ?
Yoann Van Waeyenberghe et son avocat ont déposé une plainte devant le tribunal administratif de Châlons. Atteint d’un cancer de la thyroïde, le Rémois accuse la France d’avoir dissimulé des informations après le passage du nuage radioactif de Tchernobyl.
LE combat continue pour Yoann Van Waeyenberghe ! Le Rémois, atteint d’un cancer de la thyroïde a été le premier à déposer plainte pour dénoncer les mensonges de l’Etat après le passage du nuage radioactif de Tchernobyl au-dessus de la France. Hier, Yoann Van Waeyenberghe et son avocat, Me Ludot, se sont retrouvés devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, chargé de juger la plus grande part des litiges entre les particuliers et les administrations. « La faute de l’État est archi-caractérisée », réaffirmait l’avocat rémois, « Elle est basée sur la dissimulation d’informations ».
Yoann est âgé de 17 ans lorsque le nuage radioactif de Tchernobyl survole l’Est de la France, notamment les 1er, 2 et 5 mai 1986. Comme 2 300 000 autres enfants, Yoann, alors adolescent du quartier du Val-de-Murigny à Reims, a pu être contaminé à ce moment-là. En 1993, sept ans après la catastrophe ukrainienne, le diagnostic tombe et Yoann Van Waeyenberghe apprend qu’il est atteint d’un cancer de la thyroïde. Opération. Radiothérapie. Traitement lourd. Le jeune homme alterne les phases de fatigue et les phases de dépression. Difficile alors de mener de front une activité professionnelle. Sa première plainte devant la Cour de justice de la République a été rejetée en juin 2000. Certain que sa maladie et les fortes retombées de césium 137 sont intimement liées, le Rémois ne se décourage pas. « Mon client a été expertisé par le professeur Bonnet, un spécialiste qui exerce à la clinique des Capucins à Reims. Il a affirmé que la cause de ce cancer était exogène, ce qui signifie qu’il ne peut-être attribué qu’à des causes externes ». Me Ludot se base essentiellement sur cette expertise pour défendre la cause du Rémois devant le tribunal administratif. « C’est un combat difficile, je le sais. Je sens toujours le doigt d’Aréva sur la tempe ». Fatigué en permanence et soumis à de nombreux examens médicaux, Yoann Van Waeyenberghe doit quitter son emploi en 2006. « Cela devenait trop dur. J’ai des nausées chaque matin… », confie, la voix désormais affaiblie par la maladie, ce père de trois enfants. Depuis, il alterne les missions en intérim. Un préjudice moral et physique qui a un coût selon Emmanuel Ludot qui réclame une indemnisation à hauteur de 150 000 euros.
Lire la suite :
http://jacques.tourtaux.over-blog.com
Hadopi vu par Henry Padovani
Une vidéo à voir absolument de Henry Padovani (ex-Police) sur Hadopi, le gars a tout compris… et c’est rare !
Nucléaire & Inrock
Wouhouu!! Parler du nucléaire devient tendance, en témoigne ce bon petit papier dans les Inrocks (par Jean-Marie Durand) au sujet du film documentaire d’ Esther Hoffenberg diffusé hier soir (tard) sur France 2.
J’ai vraiment apprécié ce film, le regard porté sur la problématique du nucléaire est singulier et limpide.
Les films documentaires possèdent cette capacité inouïe à réveiller les consciences…
Le nucléaire pour horizon
La Hague, son réacteur EPR, son usine de retraitement et ses sites d’enfouissement des déchets… Périple dans la région la plus nucléarisée du monde avec Au pays du nucléaire un documentaire d’Esther Hoffenberg diffusé ce soir sur France 2.
Sauvage, préservée des constructions du monde moderne, la péninsule de La Hague, bordée par la Manche, a l’allure d’un sanctuaire paradisiaque. Bruyères, valons et vents lui donnent un air de “petite Irlande”. Sauf que la carte postale cache un vice : cette région est la plus nucléarisée de toute la planète !
Analysé dès 1989 par l’ethnologue Françoise Zonabend dans La Presqu’île au nucléaire, l’équilibre économique et social des communes dépend de l’activité d’Areva – notamment de celle de son usine de retraitement, la plus grande au monde. Les installations ont beau polluer et avoir, selon leurs détracteurs, des effets néfastes sur la santé (cancers de la tyroïde, leucémies chez les enfants…), elles font partie du paysage, au même titre que les rochers de granit sur lesquels s’écrase la Manche déchaînée.
Le nucléaire a cessé, lui, de déchaîner les foules : tout le monde ou presque l’accepte, tant il fait vivre la région (emplois, ressources fiscales…). Il la soutient comme la corde le pendu. C’est ce paradoxe entre la prospérité d’un paysage géographique et l’effroi sourd qui l’agite souterrainement qu’interroge Esther Offenberg dans un documentaire magnétique comme une onde.
Entre le format d’une pure enquête journalistique et l’errance d’une voyageuse contemplative, elle invente un récit hybride et passionnant qui pose au fond la question ultime et tabou en France : que penser de la place centrale et non discutée du nucléaire dans l’industrie énergétique hexagonale ? Comment vivre avec le risque d’accident ? Comment gérer le problème des déchets, qui se posera aux générations futures ? Que deviendront les 17 000 tonnes de plomb et la centaine de kilos de plutonium qui reposent sous terre dans des centres de stockage ? Comment expliquer la contradiction entre la nécessité, suggérée par le récent Grenelle de l’environnement, d’inventer des énergies alternatives non polluantes et la décision prise en 2007 de construire un réacteur EPR à Flamanville ?
Ces questions nourrissent la réflexion de la réalisatrice, ouverte à toutes les voix concernées (les habitants, les maires, les responsables d’Areva, les militants écologistes, les scientifiques critiques comme la physicienne nucléaire Monique Sené, les enseignants impliqués…). Précise dans la formulation de ses doutes et de ses inquiétudes, sans pour autant adopter le ton d’un manifeste apocalyptique, Esther Offenberg puise dans l’espace exigu du territoire exploré la matière (radioactive) d’un questionnement intime et politique. L’échelle géographique densifiée de son déplacement offre l’espace d’une réflexion étendue, par-delà les frontières du Cotentin. Alors qu’un pays comme l’Allemagne s’est engagé dans la sortie du nucléaire, la France, soumise à la puissance de son lobby, dans une absence de transparence (antidémocratique), persévère dans son choix de s’y enfoncer (et les déchets avec). A la manière de Gulliver parti pour un voyage étrange, Esther Offenberg révèle l’absurdité de cette politique publique (mais tenue secrète) : le coeur du réacteur n’est pas prêt de s’arrêter de battre.
Source :
http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1253176201/article/le-nucleaire-pour-horizon-1/
Déconstruction du mythe nucléaire Mycle Schneide
A écouter sur le site de libé : «Le nucléaire a conduit à une perversion du système électrique».
Mycle Schneide (consultant international en matière d’énergie et de nucléaire qui vient de rendre un rapport au Parlement européen sur le mythe de la politique énergétique française) interrogé par Laure Noualhat.
Les inrockuptibles et l’EPR
Les Inrockuptibles et l’EPR « Silence sur le relance du nucléaire » (Février 2009) :

Source :
Ecolo Info Une crise bénéfique!?
