Cinq ans ferme pour Fessenheim

Selon l’ASN pour fermer un réacteur c’est 5 ans minimum… Je croyais qu’il suffisait d’appuyer sur le bouton moi ? De là à penser qu’une centrale nucléaire est impossible à arrêter, il n’y a qu’un pas.

Allez messieurs de l’ASN, encore un petit effort et ces cinq années qui suffiront bien à noyer le poisson dans le bassin de refroidissement radioactif.

A lire sur liberation Pour l’ASN, il faudra cinq ans pour fermer Fessenheim

Greve de la faim à Fessenheim

Plusieurs militants écologistes ont commencé lundi 18 avril à Colmar une grève de la faim tournante pour obtenir la fermeture définitive de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), et demander une sortie du nucléaire d’ici à dix ans, ont-ils annoncé au cours d’une conférence de presse.

« Nous demandons la fermeture de Fessenheim, qui est la plus ancienne des centrales, et qui est construite en zone sismique et en contrebas du Grand Canal du Rhin, si bien qu’il y a un risque d’inondation », a expliqué devant la préfecture du Haut-Rhin le viticulteur alsacien Jean-Pierre Frick.

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Le nucléaire : on a assez rigolé

Il est temps d’agir concrètement contre cette énergie capable de détruire un pays en une semaine cf-le Japon.

Soutenons toutes les manifestations, afin de fermer définitivement les centrales et autres installations nucléaires. C’est le cas dans le Haut-Rhin et cette manifestation pour l’arrêt de Fessenheim. Servons-nous de la force de la communication et d’internet pour relayer les actions.

« Plus que jamais il est urgent d’arrêter la doyenne des centrales nucléaires françaises »: venues en famille, de France, d’Allemagne ou de Suisse, près de 4000 personnes se sont réunies dimanche en face de la centrale de Fessenheim pour demander son arrêt immédiat.

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Lepage : on essaie d’habituer les Français aux incidents

Etes-vous inquiète de la multiplication des incidents dans l’industrie nucléaire française ?

Corinne Lepage. Ce qui se passe est tout à fait anormal. A commencer par l’incident de la semaine dernière au Tricastin, qui a été classé de niveau 1, car sans impact sur l’environnement. Dans ce cas-là, pourquoi autant de communication, c’était du jamais-vu ! Je pense que cet événement aurait dû être classé de niveau 2. Et je m’interroge sur les raisons pour lesquelles cette médiatisation survient.

Qu’en déduisez-vous ?

Je me demande si nous ne sommes pas en face d’une opération concertée pour banaliser les incidents dans le nucléaire. Dans la grande privatisation qui se prépare dans cette industrie (NDLR : une fusion Areva-Alstom est évoquée depuis plusieurs mois), on essaie d’habituer les Français. On prépare le terrain en leur disant que ce ne sont que des incidents mineurs, et en leur déclarant à chaque fois : Vous voyez bien, on ne vous cache rien, on vous dit tout. Vous vous préoccupez aussi de l’état de nos réacteurs ?

Oui. J’ai été saisie par un collectif regroupant des Français, des Suisses et des Allemands à propos de la centrale de Fessenheim, qui est vieille et n’a pas bénéficié des investissements nécessaires pour des questions de rentabilité. Je m’apprête à déposer un recours gracieux auprès du préfet du Haut-Rhin et du gouvernement pour les alerter sur la situation.

 

Le Parisien 24/07/08 (Propos recueillis par Michel Valentin).