Déchets radioactifs Indre

La France n’est pas une poubelle radioactive, il faut rester vigilant et motivé contre l’acharnement étatique à déposer leurs poubelles éternelles un peu partout sur le territoire (les déchets radioactifs à Neuvy Pailloux), et notamment pour le cas présent dans l’Indre.

Pour en savoir plus si vous habitez dans l’Indre c’est ici : http://indre.europe-ecologie.net/ Un RDV sera notamment organisé le lundi 16 janvier à 20h30 à Châteauroux par EELV.

Le fiasco de la Hague

Un article du monde paru récemment met en lumière la mauvaise gestion des déchets nucléaires sur le site de la Hague. Un article de Pierre Le Hir.

Dans l’industrie nucléaire, l’héritage du passé est souvent encombrant. Areva doit faire face à un stock de 25 000 m3 de déchets radioactifs anciens, issus de la première usine de retraitement du site de laHague (Manche) et entreposés dans des installations vétustes. Une situation qui provoque la colère de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Celle-ci « s’inquiète de retards pris dans les projets de reprise et d’évacuation ». Et « va prescrire un calendrier contraignant de reprise et de traitement ».
(…)
En France, les déchets nucléaires à vie longue, comme ceux à haute activité, sont toujours en attente d’un stockage définitif. Ce devrait être près de Bure (Meuse), dans une couche d’argile profonde de 500 mètres. Cette solution finale, contestée par les écologistes et une partie des riverains, n’est prévue, au mieux, qu’en 2025.

Lire la suite sur le site du Monde ici

Déchets radioactifs dans nos vêtements

Merci au gouvernement actuel !!

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Déchets, le cauchemar du nucléaire Mardi 13 Octobre

Il a des chances de devenir le « Le Monde selon Monsanto » du nucléaire. Le film documentaire « Déchets, le cauchemar du nucléaire » d’Éric Guéret et de Laure Noualhat va peut-être enfin reveler au grand jour l’inhumanité de l’industrie nucléaire, en prenant pour angle ses déchets, qui constituent effectivement le pire cauchemar du nucléaire… Avec – ne l’oublions pas – l’explosion de type Tchernobyl ; car cette explosion reste possible : il y a bien eu un 11 septembre.

A voir le mardi 13 octobre à 20h45 sur Arte.

Didier Jouve Liberation

Une interview pertinente de Didier Jouve pour le journal libération «Ce que nous faisons, nos enfants ne pourront plus le défaire»:

(…)
Quelle est votre analyse de la situation actuelle ?

Trois pilotes automatiques sont grippés. Le premier pilote automatique, c’était la croissance. Et toute une génération de responsables, qu’ils soient de droite ou de gauche, ont cru qu’il s’agissait d’une potion magique, d’un médicament général qui répondait à tout. Le pilote automatique numéro 2, c’était le marché et nombreux étaient ceux qui pensaient que tout ce qui avait attrait au public était inefficace. Le pilote numéro 3, et on n’en parle pas assez, c’était et c’est encore la religion technologique.

C’est-à-dire ?

Au XVIIIe siècle, la science nous sort de l’obscurantisme. Au XIXe siècle, la science est rachetée par l’industrie, principal mécène de l’époque. Chemin faisant, le capitalisme s’est organisé sur la prédation des ressources des autres. Et la société s’est articulée autour d’une équation quasi-religieuse : la croissance + le progrès scientifique = le bonheur.

Pourquoi cette équation a-t-elle échoué ?

La création d’une véritable religion matérialiste a conduit à une déconnexion totale entre les avancées des sciences dures, les technologies, et les sciences humaines ainsi que tout ce qui permet d’absorber les progrès scientifiques. Aujourd’hui, on manque d’argent pour développer l’épidémiologie, regardez l’état de nos botanistes en France, etc. La société n’arrive plus à suivre, ni à digérer les progrès et créations technologiques qui nous inondent. Le XXe siècle est donc le siècle de l’irresponsabilité technologique. Et on doit gérer cet héritage : celui des PCB déversés dans le Rhône, des déchets radioactifs, des 400000 substances chimiques présentes dans notre environnement et notre quotidien. Et demain, nous devrons gérer des objets dont nous n’avons pas la maîtrise : OGM, nanotechnologies etc.
Nous avons franchi une étape, et nous ne savons plus gérer la réversibilité de nos actes. Ce que nous faisons aujourd’hui, nos enfants ne pourront plus le défaire. D’après moi, la question de la réversibilité est plus importante que le principe de précaution.
(…)

Source :
Liberation

Sites nucléaires & contamination des nappes phréatiques

Un article interessant sur le site Le Point.fr par Par Marc Vignaud : « Les sites nucléaires provoquent une contamination des nappes phréatiques « 

Des nappes contaminées sur une majorité de sites.

La majorité des eaux souterraines liées aux sites nucléaires, civils ou militaires, souffrent d’une contamination liée à des incidents d’exploitation, souvent anciens, et aux conditions d’entreposage de déchets radioactifs qui remontent aux années 1950 et 1960.

(…)

L’IRSN relève par ailleurs une contamination des eaux souterraines au tritium, au césium 137 ou encore au strontium 90 sous les sites des centres du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et les installations du cycle combustible nucléaire. Plus inquiétant, pour certains sites, les nappes situées en aval des sites sont elles-mêmes contaminées. C’est notamment le cas sur le site de Marcoule dans le Gard. Rappelons que, conformément à la loi, les exploitants de sites nucléaires obtiennent des autorisations de rejets (gazeux, liquides…) dans l’air, dans le sol ou dans les cours d’eaux liées au fonctionnement de leur activité. En revanche, tout rejet direct dans la nappe phréatique est strictement interdit.

(…)

La nappe du Tricastin particulièrement polluée.

Le site nucléaire à cheval sur le département de la Drôme et du Vaucluse rassemble un grand nombre d’installations différentes dont celle, militaire, de Pierrelatte. Or, l’état environnemental de ce genre de complexe est particulièrement difficile à appréhender, reconnaît l’IRSN, car les études demandées se limitent généralement à une seule installation nucléaire. L’état radiologique de la nappe phréatique du site est pourtant connu. Il présente, entre autres, une concentration en uranium « nettement supérieure » à la valeur guide recommandée par l’OMS de 15 microgrammes par litre. Plus grave, à l’extérieur du site, cette valeur est toujours dépassée, même si les chiffres sont moins importants. Selon l’IRSN, l’origine de ces concentrations reste encore incertaine. Didier Collet explique pour sa part que la pollution constatée au Tricastin est liée à « une accumulation de facteurs mais n’est pas une situation pérenne ». Selon ce responsable de l’ASN, le marquage anormal de la nappe provient surtout d »une contamination historique » dont l’origine est encore méconnue. Interrogé sur les actions à entreprendre pour y remédier, il répond que « l’IRSN va réaliser une étude hydrologique approfondie pour remonter à l’origine de cette contamination et mieux connaître l’état naturel de la nappe et notamment ses courants ».

Source : Le Point.fr

Tricastin & Uranium : les surprises II

Selon Libération :

 » A l’autre extrêmité du site en effet, les déchets radioactifs des usines militaires ont été littéralement enfouis dans le sol: 760 tonnes de barrières de diffusion – un des outils du processus d’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse -, des boues radioactives, des filtres de conditionnement (46 m3) et de fluorines ((14 000 m3). « C’est la palme du cynisme concernant ces déchets » raconte Corinne Castagnier. « De 1969 à 1975, ces déchets ont été entreposés sous une butte de terre. Deux ans après l’enfouissement, en 1977, les exploitants constatent déjà la pollution de la nappe située sous la butte alors qu’ils avaient prétendu avoir enfoui les déchets dans une barrière argileuse, donc étanche. En 1980, la contamination de la nappe est d’un facteur 1000 fois supérieur à la norme. Les exploitants décident alors de pomper la nappe à raison de 173 m3 par heure, et ce jusqu’en 1998…! Ils ont prélevé plus d’un million de m3 qu’ils ont ensuite rejeté dans le Rhône… Ce n’est peut-être pas le plus contaminé des sites que nous ayons étudiés, mais c’est de loin le plus cynique dans la façon dont la pollution a été gérée. »

En effet, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, la Direction départementale de l’action sanitaire et sociale et Areva ont récemment mis en évidence dans une étude sur la nappe phréatique du Tricastin des traces d’uranium dont la source n’a pas pu être identifiée. Sans réellement s’en inquiéter.

Sans compter qu’en 2002, la Criirad avait constaté des irradiations anormales en bordure du site. Le Tricastin vous souhaite un bel été radioactif. »

Lire la suite sur Libération : « Réactions en chaîne au Tricastin«