Depuis une dizaine d’années, la problématique du gaz à effet de serre (émission de co2) qui réchauffe le globe sert à faire passer toutes les mesures les plus régressives environnementalement. C’est ainsi que le nucléaire a bénéficié d’une seconde chance médiatique inespérée, soi-disant que cette énergie violente, du passé, pouvait permettre de sortir de cette problématique. Au final, la problématique de l’effet de serre a agi comme un épouvantail. Et le réel problème environnemental vient davantage de la radioactivité et des pesticides, qui occasionnent des cancers et autres mutations génétiques, que de l’augmentation du CO2. À condition de placer le curseur à l’échelle de l’homme évidemment… Et si l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère est plus ou moins inéluctable, ce n’est pas le cas de l’émission de radioactivité de centrales vieillissantes.
Alors, sortons de cette obsession débile de l’augmentation du CO2 qui sert finalement à faire peur à tout le monde, et fait le jeu des lobbys industriels polluants comme le nucléaire (ou l’industrie automobile et agricole). Une seule centrale qui explose en France et c’est la fin d’un pays et de son industrie touristique. 10% de CO2 de plus émis ne changera pas fondamentalement la question du réchauffement climatique. Par ailleurs, l’homme pourra bien plus facilement s’adapter sur le long terme à un réchauffement climatique (ammorcé depuis le XIXe siècle avec l’avènement du charbon) alors qu’il ne pourra jamais s’adapter à la pollution radioactive et quasi éternelle de son sol.
La question est plutôt la suivante : faut-il penser en priorité à l’homme ou à un état d’équilibre « supposé » de l’environnement?
S’il s’agit de plaider la cause environnementale, la finalité pour moi et l’unique sens de cette démarche restera toujours l’homme – la seule espèce véritablement en voie de disparition à ce jour à Tchernobyl et à Fukushima…
