Store Wars
L’enfer est dans le champ (OGM)

Le projet de loi OGM à été adopté à l’Assemblée.
Sachez que ce texte autorise la coexistence entre OGM et non-OGM autrement dis, la contamination irrémédiable de certaines variétés de plantes. Et donc la fin définitive du non-OGM.
Elle institue également un «délit de fauchage» passible de 2 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende, la peine étant portée à 3 ans et 150.000 euros en cas de fauchage d’une parcelle destinée à la recherche…
Ce qui se joue en ce moment en France est du même ordre que ce qui se passa un jour d’avril 1986 à Tchernobyl ; c’est un point de non-retour.
Le gouvernement actuel porte désormais sur ses épaules une très lourde responsabilité de pollueur et devra rendre des comptes aux citoyens irrémédiablement pollués.
Que nous reste-t-il à par la désobéissance civile ? L’opposition systématique et déterminée au pouvoir en place ?
Résistons !
Liens:
Demain en France : évolution ou révolution ?
http://www.gandhivert.fr
Loi OGM : débat torché, vote irresponsable !
http://blog.greenpeace.fr/ogm
Le désarmement nucléaire : une nécessité pour l’humanité
Des scientifiques américains ont publié une étude dans la revue de l’Académie des sciences américaine, révélant que les conséquences d’un conflit nucléaire local, entraîneraient d’importantes
répercussions pour l’ensemble de la population mondiale.
Suite à un petit conflit nucléaire (ne faisant intervenir que 0,1% du stock mondial de bombes), une importante partie de l’ozone stratosphérique serait alors détruite (20%), et ce, pour une
dizaine d’années.
Les conséquences seraient les plus sévères pour les pays tempérés et des hautes latitudes…
« Tu crois toujours que tu peux t’arrêter
Te jeter dans un coin te coucher
Oublier la cadence »
(Noir Désir, Le Grand Incendie, 2001)
… et bien non.
Liens :
le blog de Sylvestre Huet, journaliste à Libération
http://sciences.blogs.liberation.fr
Gandhi & le réchauffement planétaire
http://www.gandhivert.fr
Compte rendus du spectacle « Mort de rien »
Voici deux compte rendus du spectacle « Mort de rien » :
La représentation se passe dans une petite pièce avec de grandes banquettes. On pourrait se croire dans un salon, entre amis. Mais au milieu de cette pièce, il n’y a pas de table à manger, mais une scène, avec deux hommes et une femme qui nous attendent, assis, le visage grave, impassible. Ils nous regardent nous installer tandis qu’une radio émet des avis de recherche douteux. La lumière s’éteint. La radio s’arrête. C’est alors parti pour un voyage en direct de Tchernobyl entre un certain mois d’avril 1986 et aujourd’hui. En moins d’une heure, nous faisons des aller-retours incessants entre l’Ukraine et la France, le civilisé et l’oublié, aux rythmes d’un poème chanté, accompagné d’un accordéon et d’une harpe. Le spectacle est saisissant. Les amis sur les banquettes ne bougent pas. Chacun retient son souffle, nos coeurs s’emballent à l’écoute de ces carnets de voyage, plein de vérité et d’esthétisme. Ces trois artistes nous emmènent au coeur d’ un enfer où l’homme semble être tombé et peine à se relever. Et lorsque les lumières se rallument, nous ne sommes pas tristes. Non, après avoir vu ce spectacle aussi beau et surprenant, nous ne pouvons qu’être soulagés et exaltés.
Fermez les yeux, imaginez un Bertrand Cantat à la voix / slam / poétique, (L’Europe, Nous n’avons fait que fuir), un John Cale à l’accordéon et une Nico période “The Drama of Exile” au chant. Pour le rythme, aucun batteur ne fera mieux l’affaire qu’un flash lumineux périodique et entêtant. Vous obtenez ainsi l’arène hantée du spectacle “Mort de rien” 42×42 secondes autour de Tchernobyl. Une plongée dans l’indicible ; 45 minutes dans un espace où le temps n’existe plus. Des centaines d’images lucides ; récit de voyage / poétique / esthétique /exaltant. En France, la chape de plomb qui recouvre les esprits est aussi lourde que le béton de Bouygues / TF1 / EDF. Il a donc fallu attendre vingt ans pour enfin pouvoir représenter musicalement ce grand tournant de l’humanité, ce trou noir sur Terre. Mais vingt ans c’est une paille pour la terre morte de Tchernobyl, et pour les hommes qui vivent et vivront dans la zone contaminée. N’échappez pas à cette réalité ; si vous avez encore le temps, courrez remplir les sièges de ce petit théâtre…
Liens :
Radio-Tchernobyl :
http://www.tchernobyl.fr/
Le communiqué de presse du spectacle :
http://www.gandhivert.fr
Finance verte : plutôt que de changer le flacon, changeons l’étiquette !
Il faut que tout devienne vert, car les gens « veulent du vert », ils en ont marre que l’on se moque d’eux, qu’on les pollue sans cesse…
Mais devenir « propre » est compliqué et coûte cher, surtout en terme de performance : « Pas question de plomber le rendement de la sicav au motif de sauver la planète ».
Alors, plutôt que de changer le contenu du flacon, changeons l’étiquette !
La technique est simple, et ça marche !
Si la pseudo pub verte est la partie visible, agressive, de ce phénomène ; la finance cache mieux son jeu…
Il est en effet stupéfiant d’apprendre que derrière certaines SICAV appelées « Croissance Durable » (Macif Gestion) ou « Valeurs Durables » (AGF, AGI France) se cachent de petits monstres de l’environnement comme Total.
Liens :
La finance verte pas si vertueuse
http://www.liberation.fr
Boycottons joyeusement !!
http://www.gandhivert.fr
Demain en France : évolution ou révolution ?
J’ai l’intuition que ce qui se joue en ce moment sur les questions environnementales (OGM, pesticides, nucléaire, nanotechnologies, etc.) préfigure, dessine, les contours de la révolution à venir. Soit cette dernière se fera relativement calmement, soit elle sera formidablement violente et brutale.
Aujourd’hui, les députés UMP ont une lourde responsabilité sur les épaules ; s’ils cèdent aux lobbys contre l’intérêt du peuple, ils vont inexorablement générer un sentiment de nihilisme profond dans l’inconscient collectif, qui ne pourra s’exprimer que par un rejet radical de la chose publique et de l’état.
Nicolas Sarkozy l’a bien compris ; ce n’est pas par goût personnel que ce dernier a opté en novembre dernier pour un « Grenelle de l’environnement », mais par pur calcul politique, sachant pertinemment que le futur politique sera axé autour de cette problématique.
Le terme de « Grenelle » renvoyant lui-même – toujours dans cet inconscient collectif – à la période de mai 68, comme s’il s’agissait d’anticiper un mai 68 moderne (cf- les accords de grenelle).
Le problème pour Sarkozy est qu’une majorité d’ acteurs de son clan est malhabile politiquement, et tombe dans le piège tendu par les lobbyistes. D’autre part, la démarche environnementale de Sarkozy est incohérente, notamment sur la question du nucléaire. Le grenelle apparaissant pour le citoyen comme un coup médiatique de plus, une esbroufe sans réalité concrète.
Je ne pense pas que l’on puisse mentir à l’inconscient collectif sans conséquences insurrectionnelles (à moyen ou à long terme).
Sources :
Exclusif : le rapport explosif sur la France, enterré sous Sarkozy place Beauvau :
http://www.bakchich.info
Une lumière dans la nuit :
http://www.greenpeace.org
Greenpeace remet un Monsanto d’or au député UMP Bernard Debré :
http://www.greenpeace.org
Sarkozy ou l’imposture verte :
http://www.gandhivert.fr
Radiohead remixé par Sebastien Schuller
Le groupe Radiohead vient de lancer un concours de remix de leur titre « Nude ». Le concept est douteux, car nos amis font payer les différentes pistes séparément, (au prix de 99 centimes chacune) sur la plateforme de téléchargement iThunes.
Mais ce qui nous intéresse ici, c’est que le grand Sebastien Schuller propose son remix de Nude intitulé « In The Cage Mix« . Le titre est excellent et réunit deux univers proches et singuliers à la fois.
Vous pouvez voter pour le « REMIX #536 »
Source :
Désobéissons : plantons !
Et oui, en France les lois sont ainsi faites, qu’il est interdit de planter certaines semences anciennes…
Noël Mamère : « Il faut désobéir pour sauver Kokopelli »
Source :
OGM : François Grosdidier (Le député UMP de la Moselle)
Dans votre courrier, vous évoquez « l’activisme forcené de la FNSEA », le principal syndicat agricole et du lobby pro-OGM pour détricoter le projet de loi. Pouvez vous donner des exemples?
Il s’agit notamment de démarches individuelles faites auprès des députés ruraux, qui constituent la majorité des députés de la majorité, par les branches départementales de la FNSEA avec plus ou moins, disons, de véhémence. Certains de mes collègues, dont je tairai le nom, se sont entendus dire que leur permanence risquait d’être mise à sac. Le lobby semencier a remarquablement utilisé la base de la FNSEA pour ce travail; puis il a agi via la commission des Affaires économiques du Sénat et de l’Assemblée.
Comment réagissent les députés?
Mes collègues sont grandement intoxiqués. D’un côté, on leur affirme que les opposants au texte rejettent la recherche, les OGM-médicaments ou résistant aux conditiosn extrêmes. C’est totalement faux, bien sûr. Je pourrais même être favorable aux OGM dans l’alimentation animale si on arrivait à prouver leur innocuité ou le caractère réversible de leur utilisation. Or ce n’est pas le cas, comme on l’a vu avec le maïs Mon810.
En outre, Bernard Acoyer, président de l’Assemblée nationale, ou Patrick Ollier, qui dirige la Commission des affaires économiques de l’Assemblée, assurent les députés que le projet de loi actuel respecte les principes de la directive européenne sur les OGM, principes exposés lors du Grenelle de l’Environnement puis repris par Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo. Or ces principes sont totalement battus en brèche par le texte amendé par les sénateurs qui n’a pour seul objectif qu’une mise en culture rapide et massive de céréales OGM en France, en s’exonérant du principe de précaution.
Exemples de modifications qui trahissent selon vous le projet de loi initial?
La Haute autorité, qui devait étre chargée de l’évaluation des OGM, est devenu un Haut conseil totalement verrouillé par le Sénat et dont l’indépendance des membres n’est plus assurée.Donc nous n’aurons pas la garantie d’une expertise scientifique indépendante.
Autre problème: le texte réduit le principe de responsabilité. Celle de l’agriculteur est limitée à l’impact éventuel sur la récolte du champ voisin alors que les scientifiques s’accordent à dire que la dissémination d’un OGM va bien au-delà de la dizaine de mètres.
Le texte ne prévoit aucune responsabilité globale de la filière. En cas de catastrophe sanitaire ou environnementale, ce sera donc à l’agriculteur esseulé de rembourser et comme il ne le pourra pas, les fonds publics seront mis à contribution. Les semenciers auront ainsi réussi à privatiser les avantages des OGM et à faire reposer leurs risques sur la collectivité ! Comme libéral, je ne peux accepter cela ! Enfin le texte ne garantit plus la liberté de cultiver ou de manger sans OGM puisq’il n’offre plus de protection contre les contamination de parcelles bio ou traditionnelles.
Comment expliquer ce revirement alors que le gouvernment s’était clairement engagé avec notamment les déclarations de Sarkozy à la fin du Grenelle évoquant les « doutes sur l’intérêt des OGM pesticides » ou le « contrôle de la dissémination » ?
Le gouvernement a été totalement battu en brèche au Sénat ! D’ailleurs le sénateur Legrand, qui présidait la Haute autorité provisoire sur les OGM, et était le plus proche des positions de Jean-Louis Borloo et de Nathalie Kosciusko-Morizet, a fini par baisser les bras et démissionner.
Au Sénat, c’est le lobby OGM qui a fait la loi et aujourd’hui à l’Assemblée, Patrick Ollier prend le relais. Le texte échappe complètement au gouvernement.
Vous êtes de droite, député UMP. Qu’est-ce qui vous a poussé à prendre ainsi position?
J’ai commencé à m’intéresser avec plutôt un a-priori favorable à ces biotechnologies, à la recherche en général.
Géographiquement, en Moselle, je suis proche du botaniste messin Jean-Marie Pelt, avec qui j’ai beaucoup discuté. Je n’ai absolument rien qui me rapproche de altermondialistes mais j’ai essayé, en honnête homme, de faire mon travail, de m’informer et de comprendre.
Et puis vous savez, j’ai été confronté, dans ma circonscription, au problème de l’amiante. J’ai des administrés qui en sont morts ou qui en souffrent. Je me suis beaucoup intéressé aux missions d’enquêtes parlementaires sur ce dossier. Et j’ai été effaré de voir que l’on connaissait les risques depuis des décennies. Je suis affolé de voir que de telles catastrophes sanitaires ne servent pas de leçon, que les lobbies peuvent encore mettre en oeuvre les mêmes techniques. C’est scandaleux et ça se répéte.
Source :
le 01/04/2008
