J’ai eu la chance d’assister à la projection de Gerboise Bleue suivie d’un débat en présence du réalisateur Djamel Ouahab. Il s’agit selon moi d’un documentaire essentiel. Sa narration va droit au but, et les témoignages de vétérans ou d’habitants de la zone contaminée sont poignants. Le traumatisme induit par la bombe reste impalpable, indéfinissable du côté français comme du côté algérien, mais le film permet de flirter avec ce « point zéro » de la mémoire française et algérienne.
Le documentaire de Djamel Ouahab, « Gerboise Bleue », revient donc sur cet épisode assez méconnu de l’histoire contemporaine. Par le biais de témoignages d’anciens soldats, d’appelés et d’Algériens, il montre comment la France a procédé à ces essais sans avoir pris la peine de prévenir les militaires, les civils et les populations locales de la dangerosité des manœuvres. De plus, après son départ, l’armée française n’a procédé à aucune décontamination des sites et s’est contentée d’un enfouissement sommaire des matériels. Aujourd’hui, abandonnés à leur sort, les victimes françaises et algériennes des ces essais, qui pour beaucoup souffrent de lourdes pathologies, réclament reconnaissance et justice. L’Etat algérien, qui s’est peu préoccupé de ce problème jusque-là, voudrait que lui soient communiqués les documents utiles pour « comprendre ce qui s’est passé, connaître les sites contaminés et les circonscrire ». Mais l’Etat français continue de faire la sourde oreille. Il a décidé de classer secret-défense les archives relatives à ces essais et refuse de reconnaître une quelconque corrélation entre l’exposition aux radiations et l’apparition des maladies.
Beau fixe sur l’énergie solaire, en dépit d’un passage nuageux. Semaine après semaine, les industriels de la filière photovoltaïque annoncent de nouveaux investissements, chiffrés en centaines de millions, quand ce n’est pas en milliards de dollars.
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« La crise pèse sur le financement des projets, commente Matthieu Versavel, consultant pour la société de conseil Alcimed. Mais la situation n’est pas comparable à celle de l’industrie automobile, par exemple. Nous assistons simplement au ralentissement d’une croissance qui – au lieu d’être de 30 % ou de 40 % par an – ne sera peut-être, en 2009, que de 20 %. »
Un rendez-vous à ne pas rater pour les Parisiens et les Montreuillois : le 7e marché des vins bio se déroulera samedi 21 mars, de 10h à 18h30, à la Maison de l’arbre, 9 rue François-Debergue à Montreuil.
Alors RDV samedi (pour ceux qui ne me connaissent pas, je serai facile à reconnaître j’aurai un verre à vin dans la main ;)).
Jeudi 19 mars, dans le cadre de la manifestation unitaire, Sortir du
Nucléaire Paris vous invite à manifester votre opposition aux choix
énergétiques de notre Président en soulignant l’aspect économique et
social du nucléaire qui crée peu d’emplois face aux possibilités
qu’offrent les économies d’énergie et les renouvelables.
Nous vous donnons rendez-vous à 15h devant le Cirque d’Hiver, métro
Filles du Calvaire.
Selon Le Hiboo, la Flèche d’Or fermerait définitivement ses portes en avril.
Bien triste nouvelle quand on sait le rôle qu’a joué la salle dans le développement d’une véritable « scène » (de 2006 à 2007) avec notamment l’émergence de Stuck in the Sound,The Do, et toute une vague de groupes « MySpace« . La Flèche d’Or fut en effet la première salle de concert à miser (avec succès) sur ces petits groupes et sur leur public d’internautes ; sans parler de la révolution de « l’entrée libre ».
Avec le départ du programmateur Sergeï et de Matthieu Blestel (à la communication), la programmation était cependant devenue moins riche et radicale.
« Peter Kember, aka Sonic Boom. Avec Jason Pierce, il fonde Spacemen 3 en 1985 et invente un drone-rock qui influence jusqu’aux meilleurs groupes psyché d’aujourd’hui.
Sonic Boom forme ensuite son propre groupe, Spectrum, dont le dernier album, « Indian Giver » est paru en avril 2008. Il continue aussi à collaborer régulièrement avec des artistes comme Kevin Shields, Yo la Tengo, Stereolab »
En 1956, la France fournissait la technologie nécessaire à la construction d’un réacteur nucléaire à Israël, sur le site de Dimona dans le désert du Néguev. Aujourd’hui les conséquences de ce programme nucléaire militaire sont dramatiques pour les populations environnantes.
Apres de nombreuses fuites nucléaires radioactives, et en conséquence d’essais nucléaires, la population de la région connaît un très grand nombre de cancers. La photo du jeune Jabar 13 ans, la jambe complètement brûlée par la radioactivité après que ce dernier ait joué dans la zone est particulièrement éloquente. Et illustre à merveille l’inconscience des politiques et des militaires incapables d’accepter par ailleurs leur évidente responsabilité.
«Il y a plus de 200 cas de cancer et il est devenu clair qu’il y a une augmentation des cas d’infertilité, qui a atteint 65%. En outre, des cas de fausses couches se sont répandus et l’un des cas significatifs à cette époque fut quand huit femmes d’un même quartier ont fait une fausse couche en l’espace d’une journée»
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«Je suis médecin et j’ai travaillé pendant près de 30 ans à Al Thahiriyeh. Je confirme que les cas dont j’ai été témoin au cours des dernières années n’ont pas d’explications, sauf la radioactivité des armes nucléaires»
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«Je n’exagère pas quand je dis que les cas de cancer sont devenus un phénomène quotidien dans ces régions en raison de la radioactivité nucléaire. Il y a des enfants qui sont nés sans mains et d’autres qui sont nés avec une difformité au visage ou sur le corps. De plus, les tumeurs de peau se propagent chez les gens à cause de ces radiations mortelles et les hommes dans les villages du Sud d’Hébron souffrent d’une perte des cheveux, » Dr Sa’adeh, 2007 (Le Dr Mahmoud Sa’adeh est fondateur du Palestinian Medical Relief Society).
Rappelons que notre président VRP du nucléaire national Monsieur Nicolas Sarkozy continu de vendre à tour de bras et en toute impunité ces funestes technologies.
Il n’est jamais trop tard pour résister.