Le débat sur les centrales atomiques se complique pour Angela Merkel, qui semble être prise désormais entre plusieurs feux. Les lignes du conflit entre le gouvernement et les fournisseurs d’énergie semblaient jusqu’à présent claires : le gouvernement accepte de repousser la sortie du nucléaire à 2032 en échange d’un nouvel impôt sur les combustibles nucléaires, qui rapporterait 2,3 milliards d’euros par an.
Mais les fournisseurs d’énergie ne l’entendent pas de cette oreille: opposés à cette taxe, ils essayent de faire pression sur le gouvernement, allant jusqu’à faire appel au manager de l’équipe nationale de football pour porter leur message. Et c’est désormais sur le front législatif que les problèmes apparaissent. Selon un juriste du ministère de la Justice, le gouvernement n’a pas la possibilité constitutionnelle de prolonger la vie des centrales plus de 2 ans et 4 mois. Une durée ridicule comparée aux 12 ans promis par le gouvernement.
