Les bâtiments qui protègent 4 réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima baigne dans une eau contaminée montant jusqu’à 1m50 de haut.
En plus, une fissure vient d’être découverte sur le réacteur numéro 2. Les ouvriers vont tenter de la combler en injectant du béton. Et de l’eau radioactive s’écoule toujours dans l’océan.
Gaz de schiste : une extraction préoccupante
Peu de média sonnent réellement l’alerte et pourtant le sujet est préoccupant. Les risques environnementaux entourant l’extraction du gaz de schiste pourraient être considérables.
Car même si ces gisements sont d’une grande richesse (ils pourraient satisfaire la demande en gaz pour le chauffage d’immeubles, la production d’électricité et l’alimentation de véhicules pour les cent ans à venir), le « jeu » n’en vaut peut être pas la chandelle.
Les Etats-Unis, qui extraient la plus grande quantité de gaz dans le monde (500 000 puits répartis dans 31 Etats), ont déjà une lourde expérience en la matière. Un article du New York Times, relayé par le Courrier International dresse un état des lieux complet sur le sujet (et largement cité dans cet article).
On y apprend que la technique de forage utilisée massivement est l’hydrofracturation : on fore des puits horizontaux à partir d’un puits vertical, puis on injecte de l’eau sous forte pression avec du sable et des produits chimiques pour fissurer les formations rocheuses, libérer le gaz et éviter que les fractures ne se referment. Cette technique peut produire des millions de litres d’eaux usées, souvent mêlées de sels hautement corrosifs, de substances cancérigènes comme le benzène et d’éléments radioactifs, notamment du radium, tous présents naturellement à plusieurs centaines de mètres de profondeur.
Au-delà de l’impact sur le paysage, les dangers de cette pratique ont été illustrés par de récents incidents. A la fin de 2008, des déchets rejetés en pleine sécheresse ont saturé la rivière Monongahela au point que les autorités locales ont recommandé aux résidents de boire de l’eau en bouteille.
Par ailleurs, le gaz s’est infiltré dans les nappes phréatiques dans cinq Etats au moins, dont le Colorado, l’Ohio, la Pennsylvanie, le Texas et la Virginie-Occidentale.
La technologie d’extraction a gagné en puissance et elle s’est répandue ces derniers temps, engendrant des volumes plus importants d’eaux usées. Celles-ci, radioactives, deviennent très dangereuses si elles contaminent l’eau potable ou si elles entrent dans la chaîne alimentaire par la pêche ou l’élevage.
Ces trois dernières années, les puits de Pennsylvanie ont produit plus de 5 milliards de litres d’eaux usées, soit bien plus que les chiffres officiels. Ces eaux – capables de recouvrir Manhattan sous près de 8 centimètres d’eau – ont été en grande partie traitées par des stations d’épuration qui n’étaient pas équipées pour les purger de toutes leurs substances toxiques.
En France, l’extraction des gaz de schiste, qui a pourtant prouvé ailleurs ses dangers pour l’environnement et pour la santé, n’est pourtant pas découragée par le ministère de l’Environnement, qui a accordé récemment trois nouveaux permis de prospection, sans débat public avec les riverains.
La carte des gaz de schiste en France est disponible sur le site 20minutes

Lien :
Des produits cancérigènes utilisés pour l’extraction de gaz de schiste aux Etats-Unis
Le train de déchets nucléaires bloqué (Ganva)
Bonne nouvelle, le train de déchets nucléaires est bloqué à Caen, la résistance pacifiste est présente !
Il faut bien fêter comme il se doit cet événement historique, puisqu’il s’agit du train le plus radioactif de l’histoire…
Une petite vidéo du train radioactif :
Edit : selon Liberation il s’agirait du collectif non violent « Ganva » groupe d’actions non-violentes antinucléaires.
Bravo les amis !!
Oxmo Puccino et son panache radioactif
Un clip qui commence avec un panache radioactif d’une centrale nucléaire Française, ça parles au Gandhi Vert ; Oxmo Puccino Soleil du Nord.
Greenpeace shoot 900 kilos de plutonium
L’organisation a réussi à projeter sur un très gros (110 tonnes) convoi radioactif une cible, afin de symboliser la vulnérabilité du transport de matière nucléaire et le risque de prolifération.
En savoir plus sur le blog de Greenpeace:
http://blog.greenpeace.fr/energie-climat/un-convoi-dangereux-et-vulnerable
et
http://blog.greenpeace.fr/cp/greenpeace-met-en-lumiere-le-plus-important-transport-de-plutonium-jamais-effectue
Les inrockuptibles et l’EPR
Les Inrockuptibles et l’EPR « Silence sur le relance du nucléaire » (Février 2009) :

Source :
Ecolo Info Une crise bénéfique!?
Fuite d’uranium dans la Drôme
AFP, le 22/08/2008 20h20
Une petite fuite d’uranium a été détectée jeudi sur une canalisation des réseaux d’effluents de la société Comurhex, filiale d’Areva, à Pierrelatte (Drôme), a indiqué l’entreprise dans un communiqué.
La fuite a été détectée sur une canalisation enterrée, qui n’était normalement plus utilisée. Mais lors de travaux de modernisation de ce réseau, les ouvrier se sont aperçus qu’un clapet anti-retour défectueux avait laissé passé de manière occasionnelle des échantillons sortant d’un laboratoire d’analyse et qui devaient aller vers une station de retraitement, a expliqué un porte-parole d’Areva.
« Compte tenu du débit faible et très irrégulier de celle-ci, la quantité de matière concernée ne peut-être que mineure », détaille le communiqué.
En se basant sur la concentration moyenne en uranium des échantillons et sur l’importance de la fuite, la Comurhex estime qu’envion 250 grammes d’uranium par an ont pu pénétrer dans le environnant la canalisation défectueuse.
Poubelles éternelles
L’État cherche des volontaires pour l’enfouissement de déchet radioactif.
La durée de vie de ces déchets est estimée à 100 000 ans… une paille 😉
La liste des communes concernées n’étant pas rendue publique, vous pouvez signer la pétition sur le site Sortir du nucléaire, afin de sortir de ce flou étatique.
La question des déchets est fondamentale, autant que la question des catastrophes (comme Tchernobyl) dans ce dossier.
Source :
http://www.sortirdunucleaire.org
Attention chute d’objet radioactif identifié
Un satellite-espion américain est sur le point (27 janv. 08) de s’écraser sur terre. Ce ne serait pas un problème en soi si le satellite n’était pas bourré de produits toxiques (hydrazine) et peut être même équipé d’un réacteur nucléaire.
Mais ça ne sera pas le premier, alors nous pouvons être rassurés…
Selon l’AFP :
« En janvier, 1978, un satellite-espion russe (Cosmos 954), mu par un réacteur nucléaire, s’était écrasé dans les immensités désertiques du grand Nord canadien.
Un de ses successeurs, Cosmos 1402, s’était désintégré dans l’atmosphère en février 1983 au-dessus de l’océan Indien, mais des traces de son plutonium avaient été détectées jusque que dans la neige tombée sur l’Arkansas (sud des États-Unis). »
Merci l’ami américain, c’est beau la guerre !
Sources:
