Demain en France : évolution ou révolution ?

J’ai l’intuition que ce qui se joue en ce moment sur les questions environnementales (OGM, pesticides, nucléaire, nanotechnologies, etc.) préfigure, dessine, les contours de la révolution à venir. Soit cette dernière se fera relativement calmement, soit elle sera formidablement violente et brutale.

Aujourd’hui, les députés UMP ont une lourde responsabilité sur les épaules ; s’ils cèdent aux lobbys contre l’intérêt du peuple, ils vont inexorablement générer un sentiment de nihilisme profond dans l’inconscient collectif, qui ne pourra s’exprimer que par un rejet radical de la chose publique et de l’état.

Nicolas Sarkozy l’a bien compris ; ce n’est pas par goût personnel que ce dernier a opté en novembre dernier pour un « Grenelle de l’environnement », mais par pur calcul politique, sachant pertinemment que le futur politique sera axé autour de cette problématique.

Le terme de « Grenelle » renvoyant lui-même – toujours dans cet inconscient collectif – à la période de mai 68, comme s’il s’agissait d’anticiper un mai 68 moderne (cf- les accords de grenelle).

Le problème pour Sarkozy est qu’une majorité d’ acteurs de son clan est malhabile politiquement, et tombe dans le piège tendu par les lobbyistes. D’autre part, la démarche environnementale de Sarkozy est incohérente, notamment sur la question du nucléaire. Le grenelle apparaissant pour le citoyen comme un coup médiatique de plus, une esbroufe sans réalité concrète.

Je ne pense pas que l’on puisse mentir à l’inconscient collectif sans conséquences insurrectionnelles (à moyen ou à long terme).

Sources :

Exclusif : le rapport explosif sur la France, enterré sous Sarkozy place Beauvau :
http://www.bakchich.info

Une lumière dans la nuit :
http://www.greenpeace.org

Greenpeace remet un Monsanto d’or au député UMP Bernard Debré :
http://www.greenpeace.org

Sarkozy ou l’imposture verte :
http://www.gandhivert.fr

OGM : François Grosdidier (Le député UMP de la Moselle)

Dans votre courrier, vous évoquez « l’activisme forcené de la FNSEA », le principal syndicat agricole et du lobby pro-OGM pour détricoter le projet de loi. Pouvez vous donner des exemples?

Il s’agit notamment de démarches individuelles faites auprès des députés ruraux, qui constituent la majorité des députés de la majorité, par les branches départementales de la FNSEA avec plus ou moins, disons, de véhémence. Certains de mes collègues, dont je tairai le nom, se sont entendus dire que leur permanence risquait d’être mise à sac. Le lobby semencier a remarquablement utilisé la base de la FNSEA pour ce travail; puis il a agi via la commission des Affaires économiques du Sénat et de l’Assemblée.

Comment réagissent les députés?

Mes collègues sont grandement intoxiqués. D’un côté, on leur affirme que les opposants au texte rejettent la recherche, les OGM-médicaments ou résistant aux conditiosn extrêmes. C’est totalement faux, bien sûr. Je pourrais même être favorable aux OGM dans l’alimentation animale si on arrivait à prouver leur innocuité ou le caractère réversible de leur utilisation. Or ce n’est pas le cas, comme on l’a vu avec le maïs Mon810.
En outre, Bernard Acoyer, président de l’Assemblée nationale, ou Patrick Ollier, qui dirige la Commission des affaires économiques de l’Assemblée, assurent les députés que le projet de loi actuel respecte les principes de la directive européenne sur les OGM, principes exposés lors du Grenelle de l’Environnement puis repris par Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo. Or ces principes sont totalement battus en brèche par le texte amendé par les sénateurs qui n’a pour seul objectif qu’une mise en culture rapide et massive de céréales OGM en France, en s’exonérant du principe de précaution.

Exemples de modifications qui trahissent selon vous le projet de loi initial?

La Haute autorité, qui devait étre chargée de l’évaluation des OGM, est devenu un Haut conseil totalement verrouillé par le Sénat et dont l’indépendance des membres n’est plus assurée.Donc nous n’aurons pas la garantie d’une expertise scientifique indépendante.
Autre problème: le texte réduit le principe de responsabilité. Celle de l’agriculteur est limitée à l’impact éventuel sur la récolte du champ voisin alors que les scientifiques s’accordent à dire que la dissémination d’un OGM va bien au-delà de la dizaine de mètres.
Le texte ne prévoit aucune responsabilité globale de la filière. En cas de catastrophe sanitaire ou environnementale, ce sera donc à l’agriculteur esseulé de rembourser et comme il ne le pourra pas, les fonds publics seront mis à contribution. Les semenciers auront ainsi réussi à privatiser les avantages des OGM et à faire reposer leurs risques sur la collectivité ! Comme libéral, je ne peux accepter cela ! Enfin le texte ne garantit plus la liberté de cultiver ou de manger sans OGM puisq’il n’offre plus de protection contre les contamination de parcelles bio ou traditionnelles.

Comment expliquer ce revirement alors que le gouvernment s’était clairement engagé avec notamment les déclarations de Sarkozy à la fin du Grenelle évoquant les « doutes sur l’intérêt des OGM pesticides » ou le « contrôle de la dissémination » ?

Le gouvernement a été totalement battu en brèche au Sénat ! D’ailleurs le sénateur Legrand, qui présidait la Haute autorité provisoire sur les OGM, et était le plus proche des positions de Jean-Louis Borloo et de Nathalie Kosciusko-Morizet, a fini par baisser les bras et démissionner.
Au Sénat, c’est le lobby OGM qui a fait la loi et aujourd’hui à l’Assemblée, Patrick Ollier prend le relais. Le texte échappe complètement au gouvernement.

Vous êtes de droite, député UMP. Qu’est-ce qui vous a poussé à prendre ainsi position?

J’ai commencé à m’intéresser avec plutôt un a-priori favorable à ces biotechnologies, à la recherche en général.
Géographiquement, en Moselle, je suis proche du botaniste messin Jean-Marie Pelt, avec qui j’ai beaucoup discuté. Je n’ai absolument rien qui me rapproche de altermondialistes mais j’ai essayé, en honnête homme, de faire mon travail, de m’informer et de comprendre.
Et puis vous savez, j’ai été confronté, dans ma circonscription, au problème de l’amiante. J’ai des administrés qui en sont morts ou qui en souffrent. Je me suis beaucoup intéressé aux missions d’enquêtes parlementaires sur ce dossier. Et j’ai été effaré de voir que l’on connaissait les risques depuis des décennies. Je suis affolé de voir que de telles catastrophes sanitaires ne servent pas de leçon, que les lobbies peuvent encore mettre en oeuvre les mêmes techniques. C’est scandaleux et ça se répéte.

Source :

http://iphone.liberation.fr

le 01/04/2008

Le nucléaire un crime contre l’humanité

Crions-le haut et fort, la solution à nos problèmes énergétiques (prix du pétrole et effet de serre) réside dans l’utilisation d’énergies renouvelables (éolien, solaire, géothermie, etc.). Le nucléaire n’est pas et ne sera jamais une énergie propre ou verte, il est incroyable d’entendre autant de contre-vérités, et pour le savoir il suffit de s’informer.

Le nucléaire est une énergie dangereuse, qui condamne les générations futures. Les centrales produisent de très grandes quantités de déchets radioactifs hautement toxiques et d’une durée de vie qui se compte en milliers d’années et aucune solution acceptable pour le stockage des déchets n’a été trouvée (en 50 ans de recherche). Ne parlons pas du recyclage pourtant prôné par le lobby nucléaire fut un temps, qui est finalement impossible.
Selon l’IRSN (pro nucléaire) les déchets correspondent en France à 1Kg par personne et par an soit une production de 65 000 000 kg de déchets par an!

Il s’agit clairement d’un crime contre l’humanité envers les générations futures. Aujourd’hui déjà l’espérance de vie diminue en Ukraine, et les enfants naissent gravement malades à la cause de la radioactivité. Il y a fort à parier pour qu’à l’avenir la vie humaine devienne impossible dans cette région du monde. Que va-t-il se passer à terme avec nos déchets, quel en sera le coût à l’avenir ?
De quel droit peut-on infliger cela aux humains de demain ?

Enfin, n’oublions pas que nous avons par nos impôts largement contribué au financement du nucléaire. Cf- sortir du nucléaire : (…) des sommes immenses (estimées à 450 milliards d’euros) sont investies dans le nucléaire depuis 50 ans, majoritairement sur fonds publics. Ce scandale a été reconnu par le ministre de l’Industrie Patrick Devedjian : “Pendant des années, les Français ont beaucoup contribué, par leurs impôts, au développement du parc nucléaire.” (JDD, 2 janvier 2005).

Il est temps de donner la même chance aux énergies renouvelables, et de cesser de croire que leur coût est plus élevé que le nucléaire, car c’est un non-sens.
Le soleil et le vent génèrent de l’ énergie… gratuite.

Sources:

Le nucléaire se fait courant alternatif, Liberation

http://www.sortirdunucleaire.org/

Les Pro Nucléaires :
http://www.irsn.fr/

http://www.asn.fr