Dernières nouvelles de Fukushima

Les ouvriers de Fukushima ont réussi à colmater la brèche qui laissait s’échapper des tonnes d’eau radioactives dans la Pacifique (7 tonnes par heure). Cependant, les rejets volontaires d’eau « faiblement » contaminée dans l’océan sont actuellement en cours (11.500 tonnes), afin de laisser de la place pour stocker les 60.000 tonnes d’eau hautement radioactive du site.  Cette eau est la conséquence de l’arrosage permanent destiné à maintenir à température les réacteurs et les piscines de combustible usés.

Les risques de contamination importante de la chaîne alimentaire marine est donc loin d’être écarté.

De plus, une opération « d’inertage » devrait commencer très prochainement : il s’agira d’injecter de l’azote dans le réacteur n°1 (dans lequel s’accumule de l’hydrogène) afin d’éviter une nouvelle explosion.

Pour éviter un cataclysme nucléaire, les ouvriers ont encore beaucoup à faire : rétablir l’électricité dans la centrale et le fonctionnement des circuits de refroidissement afin d’empêcher les barres de combustibles d’entrer en fusion.

Eau contaminée à Fukushima

Les bâtiments qui protègent 4 réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima baigne dans une eau contaminée montant jusqu’à 1m50 de haut.
En plus, une fissure vient d’être découverte sur le réacteur numéro 2. Les ouvriers vont tenter de la combler en injectant du béton. Et de l’eau radioactive s’écoule toujours dans l’océan.

Eau en plastique ?

Faut-il bannir les bouteilles d’eau en plastique ?

Le plastique des bouteilles libère des perturbateurs endocriniens dans l’eau minérale. Ils pourraient avoir des effets sur la santé, y compris à faibles doses.

L’eau minérale des bouteilles en plastique contient deux fois plus d’hormones (féminines ou masculines) que celle stockée dans des bouteilles en verre ou l’eau du robinet. Autrement dit, le plastique libère dans l’eau ce que l’on appelle des perturbateurs endocriniens. Leurs effets à très faible dose sont encore très mal connus, mais ils sont soupçonnés de modifier chez l’homme le développement et les fonctions sexuelles et reproduc trices. L’étude conduite par deux chercheurs allemands est publiée dans la revue Environmental Science and Pollution Research.

Lire la suite sur le site du Figaro :
http://www.lefigaro.fr/

Sport d’hiver et environnement

Les stations de sport d’hiver font partie des industries les plus touchées par le réchauffement climatique. Ces dernières préfèrent cependant la fuite en avant à la réflexion sur le long terme.

« Les canons à neige » ou « Enneigeurs » (La Neige… quand y en a plus y en a encore ! )

La neige fond qu’à cela ne tienne, sortons les canon à neige, seulement voilà, cette neige ne peut pas être « écologique ».

Le problème le plus grave vient de la perturbation de l’évolution naturelle de l’eau.
Car les canons à neige consomment une quantité impressionnante d’eau (L’Agence de bassin Rhône-Méditerranée-Corse a fait le calcul : 10 millions de mètres cubes d’eau sont consommés par an pour alimenter les canons à neige, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’une ville de plus de 170 000 habitants).
De l’eau douce prélevée au « robinet » (entendez de l’eau destinée à l’alimentation humaine) et de l’eau de source prélevée sur place.
Comme nous le savons tous l’eau est un élément fondamental à tout éco système. Or pour alimenter des canons à neige de plus en plus nombreux, (j’ai été surpris de découvrir qu’ils peuvent désormais être placés de façon fixe comme des lampadaires tout le long d’une piste) il convient d’emprisonner l’eau dans les bassins de rétention d’eau de plusieurs centaines de milliers de mètres cubes. Qui perturbent grandement l’écoulement naturel de cet élément vital. L’eau est arrachée à la montagne et à sa riche biodiversité.

D’autre part l’eau est l’élément du vivant par excellence. Lorsqu’elle est maltraitée, par le cycle bassin de rétention (cuve de canons à neige, traitement et enfin projection) l’eau n’est plus du tout dans le même état au début qu’à la fin : elle peut être traitée, polluée, par le dangereux additif Snomax par exemple ou simplement avoir développé des bactéries nuisibles. Alors que justement la montagne purifiait habituellement l’eau.

Ce type de pollution est d’ailleurs de plus en plus souvent à l’origine de conflits entre communes, (les unes accusant les autres de la responsabilité de cette pollution de l’eau).

Il faut savoir qu’en France, il n’existe pas de législation relative à l’utilisation d’additif pour la fabrication de la neige.

Second problème de taille, l’énergie.

Les canons à neige sont de véritables gouffres énergétiques (25 000 kWh utilisés chaque année par hectare de piste) cf – http://france.mountainwilderness.org
Et voilà comment on se retrouve à skier sur de la neige produite à partir d’énergie nucléaire…

Troisième problème, la destruction de la montagne.

L’utilisation de canons à neige permet même de produire de nouvelles pistes !
Chaque été la montagne se transforme en véritable chantier, avec engin et tractopelle afin de construire des pistes nouvelles, ou de les rendre plus larges et plus régulières. Au détriment du paysage d’une part (destruction des forêts de pins) et bien sûr de la biodiversité.

Enfin, les stations se sont tellement enrichies, qu’elles dament systématiquement toutes les pistes à l’aide d’engins énergivores et polluants. Les déplacements de personnel ne se font plus en ski à l’ancienne, mais en scooter des neiges…

Voilà pourquoi je ne veux plus payer un forfait 25 euros, et donner de l’ argent à des individus qui ne respectent rien, d’indignes représentants d’un patrimoine inestimable.

Cette situation m’est douloureuse car j’ai pu voir ces nuisances se développer lentement mais surement depuis une vingtaine d’années, sans que personne ne proteste ni ne remette en cause la direction prise.
La seule solution pour l’instant, faire circuler l’information, et boycotter massivement les stations de ski.
Pour ma part, j’ai lâché mon snow au bénéfice d’une paire de raquettes, et croyez moi je ne le regrette pas une seconde 😉

En savoir plus :

http://www.fne.asso.fr/PA/montagne/dos/neige-culture.pdf

http://france.mountainwilderness.org/download/document/TAPCanons.pdf

Pour en savoir plus sur le Snomax
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1497.php

Récupération de l’eau de pluie

La récupération de l’eau de pluie permet de réaliser d’importantes économies sur sa consommation d’eau de ville, et donc de ménager les nappes phréatiques.
Par ailleurs, il existe un crédit d’impôt de 25% des dépenses investies pour l’installation du système (son prix est d’environ 5 000 euros).

En savoir plus :
Le Figaro

La politique de l’autruche, la terre gronde en silence

autruche-climat
500 Hectares de foret partis en fumée dans le sud Est de La France mardi, mercredi voila ce que l’on peut lire sur le Figaro.fr dans un article titré : L’Europe frappée par une météo extrême:

« L’Angleterre est noyée sous des pluies diluviennes, le sud-est de l’Europe souffre de la canicule. Hier soir, la chaleur avait déjà fait 46 morts, selon un bilan provisoire. »

Je continue car cet article est superbe, il pourrait être issu d’une BD de Enki Bilal, ou d’une nouvelle de science fiction :

« Ces inondations sont les pires qu’ait connues l’Angleterre depuis de nombreuses années, créant une situation chaotique. En certaines parties du pays, il a plu en quelques heures ce qui tombe habituellement en un mois.
Mais à l’autre bout de l’Europe, la situation est pire par la faute, cette fois-ci, d’un soleil de plomb. La Grèce, l’Albanie, la Croatie, la Turquie, la Bosnie et la Roumanie connaissent une terrible canicule. On dénombre déjà 46 morts dont 29 pour la seule Roumanie »

(…)
L’eau… et le feu:

« Le sud de l’Italie, également touché par des températures records, est quant à lui ravagé par des incendies, notamment en Sicile. Les interventions sont rendues particulièrement difficiles en raison des forts vents de sirocco qui rendent le travail des Canadair moins efficace et permettent aux incendies de se propager. »

Le fait est que les gens savent, ils ont vécu la canicule de 2003, les vieux nous bassinent depuis des années avec le traditionnel: « Il n’y a plus de saison » ou le magique « C’est tout foutu mes pauvres enfants ! ».
Et pourtant rien ne change, rien ne bouge, tout continue comme si de rien n’était.
Pourtant la raison (et le bon sens) voudrait que lorsque l’on prend conscience de quelque chose, on change son comportement, sa ligne de route personnelle.
Et des solutions il y en a, autant qu’il y a d’humains, autant qu’il y a d’idées ou de bonnes volontés.

C’est bien connu tous les français étaient des résistants dès 1939 en France, grâce au Général De Gaulle.
La guerre n’est finalement qu’une destruction de l’homme par l’homme. La guerre a pris un autre masque, les collaborateurs ont changé de couleur.

Savez vous que le Zyklon B, ce gaz qui a servi à exterminer des millions d’hommes était fabriqué en France par des entrepreneurs trop contents de trouver de nouveaux marchés, et des ouvriers fiers de servir leur pays, le Maréchal Pétain et sa « Révolution Nationale »?

« Celui qui voit un problème et qui ne fait rien fait partie du problème ». Gandhi

 

Quelques questions ouvertes à tout type de réponses:

A qui profite cet immobilisme sur les questions environnementales ?

Pourquoi les « seniors » ont il voté pour quelqu’un qui prône le changement, mais ne compte rien changer sur notre modèle de développement ?

Le vieillissement de la population entraîne t-il fatalement une augmentation de l’égoïsme?

Le droit de résistance à l’oppression n’est il qu’un vieux rêve?

Bande son du moment:
La terre gronde en silence
de Ludo Pin