Fuite de gaz « Totale » en mer du Nord

Une gigantesque fuite de Gaz menace de s’enflammer à tout moment en mer du Nord. Le risque d’un accident majeur (une formidable explosion aux conséquences multiples et incertaines) semble se rapprocher de jour en jour. Pas de risque nucléaire pour l’instant, mais lorsque l’on sait la vulnérabilité des installations nucléaires, il y a de quoi commencer des maintenant à se poser les bonnes questions.

Rappelons donc au passage que les centrales nucléaires d’Hartlepool (une centrale du type réacteur avancé au gaz, AGR) et de Torness, sont les plus proches et pourraient être affectées par l’accident.

«Le gaz est inflammable, mais l’alimentation électrique a été coupée sur la plateforme pour minimiser le risque d’étincelle. Mais il est évident qu’il y a un risque. Nous avons exclu une série de risques mais il y a toujours une possibilité. Elle est faible, mais on ne dit pas « jamais »» Selon Libération et la BBC..

Finance verte : plutôt que de changer le flacon, changeons l’étiquette !

Il faut que tout devienne vert, car les gens « veulent du vert », ils en ont marre que l’on se moque d’eux, qu’on les pollue sans cesse…

Mais devenir « propre » est compliqué et coûte cher, surtout en terme de performance : « Pas question de plomber le rendement de la sicav au motif de sauver la planète ».

Alors, plutôt que de changer le contenu du flacon, changeons l’étiquette !

La technique est simple, et ça marche !

Si la pseudo pub verte est la partie visible, agressive, de ce phénomène ; la finance cache mieux son jeu…

Il est en effet stupéfiant d’apprendre que derrière certaines SICAV appelées « Croissance Durable » (Macif Gestion) ou « Valeurs Durables » (AGF, AGI France) se cachent de petits monstres de l’environnement comme Total.

Liens :

La finance verte pas si vertueuse
http://www.liberation.fr

Boycottons joyeusement !!
http://www.gandhivert.fr

Croissance : Le fait de croître, de grandir ?

L’organisation humaine actuelle, que l’on peut aussi appeler le “système capitaliste”, ou “l’idéologie dominante” – peu importe – est un écueil. Et cette parole n’est plus uniquement professée par des idéologues communistes ou des étudiants rebelles. C’est devenu une pensée ordinaire, presque banale, mais que l’on ne prononce pas ou sans vraiment articuler.

Car il ne s’agit plus d’être idéologue ou prophète pour observer les conséquences actuelles du développement de nos ancêtres. Elles sont présentes, évidentes, tous les jours ; il y a le réchauffement climatique évidemment, les terres irrémédiablement contaminées, une érosion de plus en plus dramatique de la biodiversité, etc. passons.
Plus personne ne nie les conséquences de l’action humaine (pour son environnement et donc pour elle-même). Pourtant la valse continue. La notion de croissance est toujours employée à tort et à travers, comme référence suprême (mais jusqu’où allons nous croître ?).

Pour le produit intérieur brut, pollution plus réparation est toujours égale à un double progrès.
Je prends un exemple : Total nous pond une marrée noire, la réparation de cette pollution va générer de l’emploi et donc de la croissance, donc finalement, ce n’est pas plus mal.

Et pendant ce temps, pendant que l’on se dit que ce n’est pas plus mal, que de toute façon l’on ne peut pas faire autrement, la destruction s’accélère, la situation empire.
L’être humain est devenu une sorte de toxicomane qui se répète inlassablement que tant qu’il a trois sous dans la poche, il peut s’acheter un peu de crack, et que finalement, c’est tout ce qui compte.

La théorie du “libéralisme”, de la “main invisible” qui guiderai naturellement l’évolution économique vers le progrès de tous, nous n’y croyons plus aujourd’hui, pourtant nous agissons précisément comme si nous y croyons encore.

Alors, la question : quand est-ce que le peuple va-t-il cesser de travailler, maintenant qu’il sait que le fruit de son travail coûte cher à l’espèce humaine? Que son action sur cette terre n’a d’autre sens de saborder l’environnement ?
Jusqu’à quand allons-nous nous faire croire que le salarié d’Areva produit des richesses ? Que celui de Total est utile ? Que l‘agriculteur qui sème des OGM n’est pas un nuisible ? Tout ces gens commettent des “petits” crimes contre l’humanité, différés dans le temps, dilués dans la masse. Cette masse que l’on appelle “croissance”.