Il faut le savoir, l’avion n’est pas seulement mauvais pour l’environnement (rejet de C02 et pollution de l’air). Lors de chaque voyage, le corps humain est soumis aux rayonnements cosmiques, ionisants.
Ce rayonnement provient du soleil, comme l’avion vole à une hauteur de 10 000 à 12 000 mètres, le rayonnement est 100 à 300 fois plus élevé qu’au sol.
Tout rayonnement augmente le risque de cancer, cependant, nous ne sommes pas tous égaux ; les enfants dont le renouvellement cellulaire est plus rapide que les adultes sont plus affectés. En effet, ce sont les cellules en division qui sont les plus touchées par les rayonnements ionisants.
Il est donc particulièrement déconseillé aux femmes enceintes de prendre l’avion, le risque étant des malformations, retards mantaux ou cancers ultérieurs pour l’enfant.
Il est intéressant de savoir comment les rayonnement agissent sur l’organisme :
« A très forte dose, les dégâts sur l’ADN sont tels que les cellules meurent. La gravité des effets dépend donc directement de la dose et va de troubles transitoires à des syndromes graves ou mortels.
En revanche, pour les doses plus faibles qui nous intéressent ici, les cellules peuvent réparer l’ADN et restaurer l’intégralité du message génétique. Mais il peut arriver qu’elles commettent des erreurs, mutent et deviennent cancéreuses (toutes les mutations ne mènent pas au cancer, bien entendu). Ce sont des effets aléatoires : plus il y a de cellules touchées, plus grande est la probabilité que l’une d’entre elles soit à l’origine d’un cancer plusieurs années après. C’est donc la probabilité d’apparition des effets qui augmente avec la dose. Cependant si un cancer survient, sa gravité est indépendante de la dose.
Les effets strictement médicaux n’ont rien de spécifique : les cancers radio-induits ne sont pas différents des autres. Simplement, l’ADN étant plus vulnérable pendant sa réplication, les tissus ou organes dont les cellules se divisent activement sont les plus sensibles. On observe donc des leucémies (dues aux atteintes de la moelle osseuse), et des cancers du poumon, du côlon ou de l’estomac. Le sein, chez la femme, et la thyroïde, chez les enfants, sont également très sensibles.
Si un gamète touché subit une mutation et s’il participe à une fécondation, l’anomalie génétique sera transmise à l’embryon. »
Laurence Lebaron (médecin à l’IRSN)
Le site sievert-system.com propose un outil pour évaluer la dose reçue lors d’un ou plusieurs vols :
http://www.sievert-system.com
