Une fuite radioactive de plus, Japon

Le 14 Juin 2008

« Une petite quantité d’eau radioactive s’est échappée d’un centre de stockage d’un site nucléaire après un violent séisme dans le nord du Japon, mais sans présenter de danger pour la population, a assuré l’entreprise gérant la centrale.

La compagnie d’électricité japonaise Tokyo Electric Power (Tepco) a déclaré que 14,8 litres d’eau avait fui d’un réservoir dans lequel du matériel radioactif était entreposé, à proximité du réacteur deux de la centrale nucléaire de Fukushima, dans la préfecture du même nom (nord). »

(…)

Source: AFP

Une catastrophe nucléaire en Chine conséquence du séisme ?

feltenchine nucléaire

Le séisme chinois semble annoncer une catastrophe écologique. Deux usines chimiques dans la ville de Shifang ont notamment été intégralement détruites déversant au passage 80 de tonnes d’ammoniaque dans la nature.

Mais le plus inquiétant est la présence d’usines nucléaires importantes dans la région de Sichuan.

A quelques centaines de kilomètres seulement de l’épicentre du séisme (Yingxiu) se trouve plusieurs sites nucléaires à haut risque dont le “Yibin Nuclear Fuel Element Plant” (centrale nucléaire en partenariat avec Areva), qui fournit la totalité des recharges de combustibles aux Réacteurs en Eau Pressurisée chinois de Daya Bay Quinshan et Ling Ao. L’usine produit également des armes nucléaires (production de plutonium).

Selon un document d’areva :
“L’usine de fabrication de combustible pour Réacteurs à Eau Pressurisée (REP) située à Yibin, dans la province du Sichuan, fournit à Qinshan-1 près de 11 tonnes d’assemblages combustibles par an. Une 2nde chaîne de production a été établie sur le même site. Elle fournit 26 tonnes d’assemblages combustibles par an aux réacteurs de Daya Bay. L’usine de Yibin est appelée à se développer dans les prochaines années.”

cf- http://www.areva-np.com

La région comporte en outre selon un document d’Areva de nombreux réacteurs de recherche.

Ces centrales ont forcément été touchées compte tenu de l’ampleur du séisme, il s’agit donc de savoir quelles sont les conséquences réelles du séisme sur ces installations à haut risque.

En cas de désastre, la responsabilité française serait accablante, compte tenu du fait que le transfère de technologie est directement imputable à la France. Ne regardez donc pas trop la presse française pour connaître la vérité sur ce problème, même si le figaro annonce quand même aujourd’hui que : “Pour se prémunir de tout éventuel incident écologique, notamment dans les centrales nucléaires, la Chine a envoyé 21 experts dans les zones sinistrées. Ils doivent s’assurer de la sécurité des installations nucléaires, chimiques, les cimenteries et autres installations «sensibles» dans les zones touchées, indique un communiqué sur le site du ministère chinois de la Protection de l’environnement.”

Rappelons enfin que l’année dernière la centrale de Kashiwazaki-Kariwa au japon avait été également touchée par un séisme : elle est toujours fermée depuis.

 

EDIT : (AFP, 13/05/2008 19:19)

Nucléaire chinois: un institut français n’exclut pas des dommages

PARIS, 13 mai 2008 (AFP) – Les experts français de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire n’ont pas exclu mardi que le tremblement de terre dans l’Ouest de la Chine ait pu endommager des installations chinoises nucléaires de recherche ou de fabrication de combustible.

« Les quatre sites produisant de l’électricité en Chine (Lingao, Daya Bay, Qinshan, Tianwan) sont situés sur la côte orientale, à plus de 1000 km de l’épicentre », ont indiqué ces experts dans une note d’information. « Il est probable que ces réacteurs n’ont pas subi de dommages notables, ce qui devra être confirmé à l’issue des inspections demandées par les autorités chinoises », ajoute l’IRSN. Toutefois, « plusieurs installations nucléaires autres que celles produisant de l’électricité (usines de fabrication du combustible, réacteurs de recherche) sont répertoriées dans la région du Sichuan, dont certaines à des distances inférieures à 100 km de l’épicentre du séisme », relèvent les experts du bureau d’évaluation des risques sismiques de l’Institut. « Compte tenu de la forte accélération observée à 70 km de l’épicentre (250 cm/s2) il n’est pas possible à ce stade d’exclure que ces installations aient pu subir des dommages« , ajoutent-ils.

Sources :

http://www.lefigaro.fr

http://www.industrie.gouv.fr

http://www.dauphine.fr

http://www.areva-np.com

http://www.irsn.org/