Exposition sur Tchernobyl Zona S’exposer à l’inconnu Échantillons de Tchernobyl

Pascal Rueff a organisé au printemps dernier – pendant deux mois – une résidence artistique dans la zone de Tchernobyl, pour essayer de comprendre, et de donner une représentation du processus en action là-bas.
L’exposition “Zona / S’exposer à l’inconnu – Échantillons de Tchernobyl”, est un des retours artistiques de l’expérience. Il s’agit d’une exposition des planches « sténopés » artisanales, d’un carnet de bord et d’autres objets :

« Elle témoigne des conséquences de la pollution nucléaire sur un territoire rendu à la sauvagerie, c’est-à-dire à ce point nettoyé de l’humain qu’il faut compter sur des dispositifs techniques sensibles pour relayer nos propres expositions, nos propres impressions d’intrus passagers.
Elle n’est pas le fait d’un photographe déclaré, mais la mise en scène d’une collecte d’échantillons actifs.
Elle sous-entend que la vie se débrouillera sans nous (le cas échéant). »

À ne pas louper donc ; des photos, des textes et des sons sont disponibles sur le site.

(29) Plougastel-Daoulas, du 10/11 au 6/12, Espace Avel Vor
(22) Penvenan, du 5 au 24 janvier 2009
(93) Le Bourget, du 30 janvier au 28 février, La Capsule

Source et lien http://www.tchernobyl.fr

Radio Tchernobyl

Depuis quelques jours, l’artiste Pascal Rueff, (auteur et acteur du spectacle mort de rien) est en Ukraine dans la banlieue de Tchernobyl, accompagné de plusieurs reporters, artistes (Emmanuel Lepage, Gildas Chasseboeuf, Azéline Legendre, Chritophe Ruetsch). Il communique régulièrement sur son voyage par le biais de son site http://www.tchernobyl.fr.

La démarche est courageuse et passionnante.

Vous pouvez suivre le flux, à cette adresse http://www.tchernobyl.fr

Compte rendus du spectacle « Mort de rien »

Voici deux compte rendus du spectacle « Mort de rien » :

La représentation se passe dans une petite pièce avec de grandes banquettes. On pourrait se croire dans un salon, entre amis. Mais au milieu de cette pièce, il n’y a pas de table à manger, mais une scène, avec deux hommes et une femme qui nous attendent, assis, le visage grave, impassible. Ils nous regardent nous installer tandis qu’une radio émet des avis de recherche douteux. La lumière s’éteint. La radio s’arrête. C’est alors parti pour un voyage en direct de Tchernobyl entre un certain mois d’avril 1986 et aujourd’hui. En moins d’une heure, nous faisons des aller-retours incessants entre l’Ukraine et la France, le civilisé et l’oublié, aux rythmes d’un poème chanté, accompagné d’un accordéon et d’une harpe. Le spectacle est saisissant. Les amis sur les banquettes ne bougent pas. Chacun retient son souffle, nos coeurs s’emballent à l’écoute de ces carnets de voyage, plein de vérité et d’esthétisme. Ces trois artistes nous emmènent au coeur d’ un enfer où l’homme semble être tombé et peine à se relever. Et lorsque les lumières se rallument, nous ne sommes pas tristes. Non, après avoir vu ce spectacle aussi beau et surprenant, nous ne pouvons qu’être soulagés et exaltés.

Fermez les yeux, imaginez un Bertrand Cantat à la voix / slam / poétique, (L’Europe, Nous n’avons fait que fuir), un John Cale à l’accordéon et une Nico période “The Drama of Exile” au chant. Pour le rythme, aucun batteur ne fera mieux l’affaire qu’un flash lumineux périodique et entêtant. Vous obtenez ainsi l’arène hantée du spectacle “Mort de rien” 42×42 secondes autour de Tchernobyl. Une plongée dans l’indicible ; 45 minutes dans un espace où le temps n’existe plus. Des centaines d’images lucides ; récit de voyage / poétique / esthétique /exaltant. En France, la chape de plomb qui recouvre les esprits est aussi lourde que le béton de Bouygues / TF1 / EDF. Il a donc fallu attendre vingt ans pour enfin pouvoir représenter musicalement ce grand tournant de l’humanité, ce trou noir sur Terre. Mais vingt ans c’est une paille pour la terre morte de Tchernobyl, et pour les hommes qui vivent et vivront dans la zone contaminée. N’échappez pas à cette réalité ; si vous avez encore le temps, courrez remplir les sièges de ce petit théâtre…

Liens :

Radio-Tchernobyl :
http://www.tchernobyl.fr/

Le communiqué de presse du spectacle :
http://www.gandhivert.fr

Spectacle « Mort de rien » (Tchernobyl)

Spectacle « Mort de rien »
42×42 secondes autour de Tchernobyl

Du 1er au 12 avril 2008 à Paris (relâches les 6 et 7 avril)
21h au Lucernaire, 53 rue Notre Dame des Champs, Paris 6e.

Avec Pascal Rueff (texte, voix), Philippe Ollivier (musique et bandonéon) et Morgan (chant et harpe préparée).

Un poète, une chanteuse, un musicien et toutes les 42 secondes un projecteur puissant jette un éclair, inonde la salle. Cette cadence de tir est la signature du plutonium. Dans chaque intervalle,
Pascal Rueff nous dit quelque chose d’intense, d’affreux, de vrai. Une grâce. Mort de rien est une oeuvre puissante et tranquille, un souffle poétique et lucide au cœur de l’explosion du réacteur
n° 4 de la centrale de Tchernobyl, le 26 avril 1986. Pascal Rueff ramène d’un mois de voyage en Ukraine ce témoignage essentiel, entre récit et slam. Une prose dense, touchante, accompagnée d’un
chant profond et d’un bandonéon qui propulse ou distend la parole. 45 minutes qui laissent sans voix, pour mieux porter celle de ceux qui vivent aujourd’hui dans la banlieue de Tchernobyl.

Information relayée par le Réseau Sortir du nucléaire, Fédération de 800 associations

Source :
http://www.sortirdunucleaire.org