OGM : Péril en la demeure élyséenne

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Je laisse la parole à Loïc, rédacteur invité sur Le Gandhi Vert :

Ce jour (lundi 19 Mai 2008), petit rassemblement à Paris, à la sortie du Métro Champs Elysées-Clémenceau. 

Objectif : soutenir la délégation (comprenant entre autres José Bové, Arnaud Apoteker) demandant une audience au Président Sarkozy en vu du nouveau passage devant les parlementaires du projet de loi OGM, ainsi que la remise d’une lettre (extraits disponibles sur http://www.stop-ogm.org/).

Accueil : « manifestants » encerclés par des CRS et des « civils » en cravate/talkie-walkie (proportion : environ 1,5 CRS pour 1 « manifestant »).

Règle imposée par les CRS : Interdiction formelle pour les « manifestants » de sortir du cercle avant le retour de la délégation (environ 20mn plus tard) et interdiction de communiquer avec les passants. 

J’ai été choqué par ce déploiement disproportionné de CRS, cette infantilisation des « manifestants » et cette atteinte à notre liberté. J’ai ressenti notre isolement comme une sorte de mépris. Nous étions devenus des bêtes curieuses, des marginaux.

Est-ce normal, dans le pays des Droits de l’Homme, de traiter ainsi des personnes pacifiques, de les cloisonner et les éloigner du reste de la société (car symboliquement c’est bien de cela qu’il s’agit) créant ainsi un clivage, alors qu’en réalité 80% des Français refusent les OGM ? 

Cette attitude témoigne bien de la démarche actuelle du gouvernement qui, une fois de plus, bafoue la démocratie sur le dossier brûlant des OGM.



Voir aussi :

Mamère « l’Assemblée nationale transformée en forteresse assiégée »

La marche contre les cultures OGM

Marche ogm paris

marche contre cultures ogm josebove

En ce 13 octobre 2007, place de l’Hôtel de Ville à Paris, des citoyens se sont regroupés pour revendiquer le droit de produire et consommer sans OGM.

Ce rassemblement est l’aboutissement de la grande marche nationale entamée à Chartres le 9 octobre.
José Bové, Arnaud Apoteker, Noël Mamère et bien d’autres encore ont pris la parole, demandant l’instauration d’un moratoire sur les OGM. L’accent a été mis sur l’impossibilité de contrôler les semences OGM qui se disséminent dans la nature.

Arnaud Apoteker (Greenpeace) a expliqué que les “22 000 ha OGM, (moins de 1% de la surface française), provoquent déjà des dégâts dans les campagnes”. Il évoque notamment la contamination du miel et du pollen, mais aussi des cultures biologiques.

Noël Mamère quant à lui encourage à “désobéir, pour ne pas se laisser imposer une agriculture totalitaire”.
Au final, c’est l’aspect superficiel du Grenelle de l’environnement qui a été dénoncé, pour lequel José Bové regrette l’absence d’une vraie logique de négociation.

Des producteurs biologiques étaient également au rendez-vous pour nous faire déguster leurs fromages, pâtés, miel, cidre etc…