EDF : La fin du rêve américain

Mr EDF qui plutôt que de garder son argent pour le futur démantèlement (hors de prix) des centrales Françaises préférait jouer son vatout : l’EPR sur les terres Americaines… Seulment voila, on apprend pas au vieux singe à faire la grimace… et fini le rêve de 5 EPR aux USA, pshhitttt… Il reste les yeux pour pleurer, et les Français pour payer.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire cet article du Monde : Nucléaire : les ambitions d’EDF aux Etats-Unis ébranlées

Le nucléaire c’est cher !

Le nucléaire c’est cher… et il va falloir passer à la caisse comme en témoigne cet article du Figaro : « Le président d’EDF a fait ses calculs devant les députés : à raison d’un investissement proche de 600 millions d’euros par réacteur sur les vingt années qui viennent, cela représente une somme atteignant presque 35 milliards d’euros. Pour y faire face, l’entreprise serait en droit de réclamer 45 euros par mégawattheure, a fait valoir Henri Proglio ».

« Au prix de 42 euros par MWh, les hausses de tarifs seraient de 11,4% en 2011, puis de 3,5% par an entre 2011 et 2025, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Des chiffres contestés par EDF. »

Lire la suite sur le Figaro

L’EPR risque l’accident nucléaire (EDF)

L’EPR risque l’accident nucléaire selon… EDF!!

Le Réseau « Sortir du nucléaire » révèle des documents confidentiels, divulgués par une source anonyme interne à EDF. Ces documents démontrent que la conception de l’EPR implique un sérieux risque d’accident majeur – risque pris en conscience par EDF pour des raisons de calcul économique. Potentiellement sujet à un emballement dont les conséquences seraient incontrôlables, l’EPR s’avère donc extrêmement dangereux.

Source :
http://www.sortirdunucleaire.org

Le nucléaire Français à la ramasse

Un signe supplémentaire du fiasco du nucléaire pour la production électrique en France…

Pour la première fois depuis l’hiver 1982-1983, la France, traditionnellement exportatrice, a importé 458 gigawattheures (GWh) d’électricité auprès de ses voisins européens.

Lors d’une récente interview au Figaro, Dominique Maillard, président du directoire de RTE, l’entreprise qui gère les lignes à haute et très haute tensions en France, n’avait pas caché son inquiétude sur le fait que la France pouvait être menacée d’une grande panne d’électricité.

Traditionnellement exportatrice d’électricité, du fait de la taille de son parc nucléaire, la France a du modifier sa stratégie. Elle a en effet importé au mois d’octobre 458 gigawattheures (GWh) d’électricité auprès de ses voisins européens. C’est la première fois depuis l’hiver 1982-83 que le pays a été importateur net d’électricité durant un mois complet.

Cette situation s’explique par les nombreux arrêts de réacteurs nucléaires en octobre, pour accidents et opérations de maintenance. Les 58 réacteurs nucléaires français (qui fournissent 75% de l’électricité du pays) ont ainsi produit en octobre 8,9% d’électricité de moins qu’un an auparavant. La production des centrales hydrauliques a elle chuté de 19,7% en raison d’une plus faible pluviométrie.

Le 19 octobre, la France a dû importer 123 GWh d’électricité, un record historique.

EDF a annoncé la semaine dernière que la production nucléaire française allait chuter en 2009 à son plus bas niveau depuis 10 ans. Une partie de ce manque de production est imputable aux grèves qui ont désorganisé le planning de maintenance et de rechargement en uranium des réacteurs d’EDF au printemps.

Le parc nucléaire a aussi été victime de plusieurs accidents, notamment sur des générateurs de vapeur et des alternateurs.Début novembre, 18 des 58 réacteurs français étaient à l’arrêt, soit près d’un sur trois.

Source :
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/11/17/04016-20091117ARTFIG00532-la-france-obligee-d-importer-de-l-electricite-en-octobre-.php

Le nucléaire c’est efficace ?

Selon L’AFP, 1/3 des réacteurs nucléaires Français sont actuellement à l’arrêt… Vive la pseudo autonomie énergétique !

Dix-huit des 58 réacteurs nucléaires français étaient à l’arrêt aujourd’hui, pour des opérations de maintenance, des accidents divers ou afin de les recharger en combustible nucléaire, selon les informations recueillies aujourd’hui auprès des centrales d’EDF.

La direction d’EDF refuse de communiquer sur le nombre de réacteurs nucléaires en fonctionnement, jugeant ce chiffre commercialement sensible.
Mais cette information est accessible en contactant chacune des 19 centrales d’EDF (qui regroupent au total 58 réacteurs). Selon les informations recueillies par l’AFP, 18 réacteurs étaient à l’arrêt lundi et 1 réacteur fonctionnait à seulement 60% de sa puissance.

Le parc nucléaire français assure plus de 76% de la production d’électricité du pays.
Du fait de ces nombreux arrêts de production, la France va devoir importer massivement de l’électricité à partir de mi-novembre, et ce pendant plus de deux mois, avait prévenu vendredi le Réseau de Transport d’Electricité (RTE).

Un mouvement de grève intervenu au printemps chez EDF a notamment retardé de plusieurs mois les opérations de maintenance et de rechargement en uranium des centrales nucléaires.

Source : AFP

Libération : Nos déchets nucléaires sont cachés en Sibérie

« Diffusé demain soir sur Arte, le documentaire d’Eric Guéret et de notre journaliste Laure Noualhat montre que certains rebuts radioactifs français, loin d’être recyclés, sont abandonnés en Russie.

Depuis des années, l’industrie nucléaire se présente comme une industrie recyclable où, nous affirme-t-on, 96% des matières radioactives sont réutilisables. Un chiffre à faire pâlir d’envie les industries les plus polluantes. La filière nucléaire fait ainsi figure d’industrie propre, recyclable, fonctionnant en circuit quasi fermé et qui, de surcroît, assure l’indépendance énergétique de la France. La réalité est un poil différente. Et le beau circuit du nucléaire connaît en fait de grosses fuites. Aujourd’hui, c’est près de 13 % des matières radioactives produites par notre parc nucléaire qui dorment quelque part au fin fond de la Sibérie. Précisément dans le complexe atomique de Tomsk-7, une ville secrète de 30 000 habitants, interdite aux journalistes. Là-bas, chaque année, depuis le milieu des années 1990, 108 tonnes d’uranium appauvri issues des centrales françaises viennent, dans des containers, se ranger sur un grand parking à ciel ouvert.

Comment et pourquoi en est-on arrivé là ? Pour le comprendre, il faut remonter la filière du retraitement nucléaire français. Au cours de la réaction en chaîne, le combustible, constitué principalement de barres d’uranium, produit un peu de plutonium, mais aussi des «déchets ultimes». L’exploitant EDF paie donc l’industriel Areva pour retraiter le combustible usé de ses centrales à l’usine de La Hague, dans la Manche (lire page 4). Là-bas, on isole les déchets ultimes dont on ne peut rien faire (4 % des volumes), puis le plutonium (1%) et l’uranium de retraitement (les 95% restants). L’industriel Areva assure que le plutonium et l’uranium de retraitement sont réutilisables, ce qui représente le fameux taux de recyclage à 96%. Dans les faits, c’est plus compliqué.

En bateau, en train. Le plutonium est effectivement réinjecté dans le cycle du combustible, mais à des taux très faibles. En l’associant à de l’uranium appauvri, on obtient un nouveau combustible, le MOX (abréviation de «mélange d’oxydes»), qui alimente, en partie, 22 des 58 réacteurs français. Quant à l’uranium de retraitement, on ne peut le réutiliser qu’à hauteur de 10 %. Pour le réintroduire dans un cœur de réacteur, il faut l’enrichir plus que d’ordinaire. C’est un processus qui s’opère aujourd’hui en Russie, car la France ne dispose pas de la technologie. «Le site Eurodif, dans la Drôme, qui est l’usine d’enrichissement d’Areva, ne dispose pas d’une ligne de production spécifique pour permettre ce travail» explique Mycle Schneider, consultant international en matière d’énergie. Ainsi, Areva expédie une partie de l’uranium de retraitement à 8 000 kilomètres de la France, en Sibérie.

Les containers embarquent sur un bateau au Havre, jusqu’à Saint-Pétersbourg, puis sont chargés à bord d’un train pour être traités dans le complexe atomique de Tomsk-7. Une fois là-bas, l’uranium de retraitement est réenrichi, ce qui produit 10 % de matières réutilisables par EDF, et 90 % d’uranium très appauvri – que l’on appelle les queues d’uranium – qui deviennent la propriété de l’entreprise russe Tenex. C’est cet uranium qui est stocké sur de grands parkings à ciel ouvert. En l’état, il n’est guère dangereux… sauf si un avion venait à se crasher dessus. Cela disperserait les matières radioactives dans l’environnement.

Les industriels français du secteur, Areva et EDF, se défendent de laisser des déchets radioactifs aux Russes. Pour eux, cette matière appauvrie peut se réutiliser, elle est «valorisable». Et chez Borloo, à la direction de l’énergie et du climat, on décline les multiples usages qu’on pourrait en faire. «On peut l’associer à du plutonium et faire du MOX. Et quand les réacteurs de quatrième génération seront au point, en 2040 si tout se passe bien, on pourra la réutiliser», affirme-t-on. EDF considère en effet que cette dernière option «représente le potentiel de réutilisation le plus important, dans la mesure où les queues d’uranium constituent le combustible naturel de cette technologie». Rendez-vous donc en 2040.

Une vraie galère. Pour nombre d’experts et d’écologistes, l’utilisation de l’uranium appauvri stocké en Russie est improbable car cette matière s’apparente à une orange pressée deux fois : elle ne fournit plus guère de jus. «Théoriquement, on peut utiliser les queues pour fabriquer du combustible nucléaire, mais en pratique, les Russes ne le font pas, affirme Vladimir Tchouprov, chargé de campagne énergie de Greenpeace en Russie. Ce produit est polluant et il contient très peu d’uranium 235. C’est une vraie galère à utiliser. Pour nous, c’est un déchet ultime.» Pour les écologistes russes, Areva envoie en Russie des déchets qui n’ont aucune valeur marchande pour l’instant, et qui sont nocifs. «Les Français envoient des matières dont une partie faible, 10% environ, est effectivement réutilisée. Est-ce que ça vaut le coup ? De fait, ils abandonnent 90 % de leur matière chez nous» déplore l’écologiste russe.

«Le terme abandonner n’est pas approprié, rétorque Jacques-Emmanuel Saulnier, porte-parole d’Areva. La pratique internationale établie est la suivante : la matière enrichie revient au client [en l’occurrence EDF] et la matière appauvrie revient à l’enrichisseur. Mais il est vrai que la technologie peut s’améliorer. Pour l’heure, nous sommes technologiquement obligés de séparer les matières. Bientôt, nous pourrons nous en passer.»

Ce transfert de matières radioactives pose différentes questions : la sécurité de leur transport sur 8 000 km, la sécurité de leur stockage et l’efficacité du retraitement. En attendant d’hypothétiques sauts technologiques à venir, le cycle fermé du nucléaire français fuit donc en Russie. En toute opacité. »

Source : Liberation, Laure Noualhat
http://www.liberation.fr/economie/0101596550-nos-dechets-nucleaires-sont-caches-en-siberie

Greenpeace espionné par EDF

Quand « nucléaire » rime avec « espionnage »… En « une » de Libé.

« Deux hauts responsables de la sécurité du groupe EDF ont été récemment mis en examen dans une affaire présumée d’espionnage informatique où l’organisation écologiste et antinucléaire Greenpeace France aurait été visée.

Mis en examen respectivement les 24 et 30 mars à Nanterre, Pierre François, ingénieur en protection de site, et Pierre Durieux, responsable de la mission sécurité à la direction production-ingénierie d’EDF, sont soupçonnés de « complicité d’intrusion informatique », au préjudice notamment de Greenpeace.

L’affaire, révélée par le site internet Mediapart, met en cause trois autres personnes, dont un informaticien mis en examen pour « intrusion informatique », et deux « intermédiaires » également mis en examen, dont le patron d’une société privée de renseignement (Kargus Consultants), Thierry Lorho. »

Lire la suite sur liberation

A lire aussi : 

Espionnage de Greenpeace : ce que le patron de Kargus a raconté au juge sur EDF

L’EPR en Italie

Après le référendum italien de 1988 qui avait exprimé le rejet total du nucléaire par le peuple italien (à plus de 80%). Le diable radioactif et antidémocratique est de retour, merci Silvio Berlusconi et merci Nicolas Sarkozy pour cette bonne nouvelle.

« La France et l’Italie signeront demain un protocole d’accord intergouvernemental qui jettera les bases d’une large coopération dans tous les secteurs de la filière nucléaire (recherche, production, stockage des déchets…).

Cette entente sera au cœur du sommet franco-italien qui se déroulera à Rome. Selon nos informations, le document qui sera soumis à la signature de Nicolas Sarkozy et de Silvio Berlusconi définira des lignes directrices pour le développement futur en Italie d’une technologie EPR – le réacteur de nouvelle génération – calquée sur le modèle français. Il sera fait explicitement référence à une coopération étendue entre industriels des deux pays, EDF pour la France, Enel, Edison, Finmeccanica, Ansaldo (ingénierie) et Sogin (retraitement) pour l’Italie. »

Source : Le Figaro

Deuxième EPR un choix économique catastrophique

Pour Corinne Lepage, la relance du nucléaire constitue un choix économique catastrophique :

Si le risque financier est immense, les avantages sont maigres. Le coût de revient du nucléaire est beaucoup plus élevé que le coût généralement avancé. Le Bureau de suivi du budget du Congrès américain a indiqué en 2008 que les coûts réels de construction de 75 des centrales du parc actuel avaient dépassé de plus de 300 pour cent les estimations qui avaient été faites par l’industrie nucléaire, soit une progression de 0,938 à 2,959 dollars par kW installé. Le coût d’une nouvelle centrale nucléaire est actuellement évalué par Moody’s à un montant de 5.000 et 6.000 dollars par kW installé, à 8.000 dollars par la société Florida Power & Light pour la construction de deux nouvelles unités nucléaires à Turkey Point dans le sud de la Floride. Et ces estimations n’incluent pas les frais de traitement et de stockage des déchets nucléaires. En août 2008, le Département de l’Energie a fourni une nouvelle estimation du coût d’aménagement et de gestion de Yucca Montain, le site centralisé de stockage actuellement en construction au Nevada. Les estimations ont bondi de 57,5 milliards en 2001 à 96,2 milliards aujourd’hui, ce dernier chiffre couvrant simplement les coûts jusqu’en 2013.

Même en France, après la réévaluation du coût de l’EPR de Flamanville estimé à 4 Mds d’euros (20% de plus que prévu mais c’est un minimum compte tenu du précédent finlandais et de l’estimation américaine ci-dessus qui conduirait à un coût de 6 à 8 Mds d’euros) EDF estime à 55 euros le prix du mégawatt heure soit un prix qui ne cesse de monter alors que celui de l’éolien et du solaire ne cesse de baisser. Et ce prix n’inclut pas le démantèlement (les Anglais évaluent à 103 Mds d’euros le coût alors que EDF n’aurait mis de côté que 30 Mds pour 3 fois plus de centrales et dans un fonds non dédié…)

Ainsi ce choix n’est pas le moins coûteux, mais en plus il va peser sur l’industrie française qui a vu les tarifs dérégulés augmenter de 48% entre 2006 et 2007… et qui sera mise dans l’obligation de faire l’impasse sur le développement de l’économie verte incompatible avec le nucléaire. La bronca contre l’éolien ou le débat sur l’efficacité énergétique dans les bâtiments chauffés électriquement n’est qu’un avant-goût de ce que nous allons vivre. Nous allons simplement, pour des considérations idéologiques et non économiques, nous priver de prendre le virage des industries du XXIe siècle. Les dégâts sur l’économie et la finance française seront à moyen terme les mêmes qu’au cours des années 80 : aggravation des déficits commerciaux, perte de savoir faire dans les secteurs porteurs de l’industrie de grande diffusion, retard de la modernisation du substrat économique. Mais ils seront aggravés par les difficultés financières et le changement de modèle économique auquel nous ne participerons pas. Et n’oublions jamais que le risque zéro n’existe pas et qu’il faut espérer que nous ne connaîtrons jamais d’incidents importants a fortiori d’accidents ce qui mettrait en péril des secteurs d’activités stratégiques pour notre pays comme l’industrie agroalimentaire ou l’industrie qui représentent les premiers pôles de notre économie et de notre balance commerciale.

 

Ainsi, sans même aborder la question de l’impact sur l’emploi (2.000 emplois espérés à Penly pendant le chantier, 300 après) contre plusieurs dizaines de milliers qui pourraient être créés avec les 4 milliards d’euros voués à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables ou encore la question sanitaire et écologique bien réelle, la relance du nucléaire constitue un choix économique catastrophique.

Corinne LEPAGE

Source :
http://www.actu-environnement.com/